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Au Sri Lanka, l'artisanat du sucre de palme à l'honneur
Lorsqu'il a renoncé à la mécanique et qu'il est rentré au Sri Lanka pour se lancer dans la fabrication de sucre de palme, Sarath Ananda pensait pouvoir à peu près en vivre, mais certainement pas en tirer des éloges internationaux.
C'est pourtant ce qui lui est arrivé en décembre, lorsque l'Unesco a ajouté l'entaillage du palmier kithul à sa longue liste du patrimoine immatériel de l'humanité, et donné un coup de projecteur inattendu sur une technique ancestrale et une activité agricole en déclin.
"Je suis rentré au pays après avoir travaillé pendant dix ans au Koweït", raconte l'ex-mécanicien Sarath Ananda, "j'ai repris la tradition familiale".
Alors tous les jours au lever et au coucher du soleil, il se joue de ses 63 ans pour grimper le long du tronc de ses palmiers et en faire couler la sève.
Cette mélasse couleur caramel et parfumée peut être utilisée à ce stade pour renforcer le goût des desserts. Bouillie et fermement touillée, elle devient un sucre nettement moins riche en glucose que celui extrait de la canne.
Si la sève n'est pas aussitôt portée à ébullition après avoir été récoltée, elle fermente en une boisson alcoolisée, le "kithul toddy", ersatz bon marché de l'arak.
De ses cinq palmiers kithul - Caryota urens, pour les botanistes - qu'il entretient à Ambegoda, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale srilankaise Colombo, Sarath Ananda recueille jusqu'à 200 litres par jour.
Pas assez toutefois pour satisfaire la demande des amateurs, qui se l'arrachent. Alors l'agriculteur a patiemment bâti un réseau de 55 collègues srilankais, dont les productions sont exportées en Australie, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et au Moyen-Orient.
- "Satisfaire la demande" -
Dans l'entreprise familiale, son épouse Padma Nandani Thibbotuwa, 61 ans, est chargée de la transformation de la sève récoltée en sucre.
"Le gros souci, c'est qu'il y a de plus en plus de produits trafiqués sur le marché. Certains ajoutent du sucre parce que le kithul pur est très cher", déplore-t-elle, en soulignant qu'elle n'utilise, elle, aucun engrais.
"Notre autre problème", ajoute-t-elle, "c'est que nous n'arrivons pas à satisfaire la demande".
La technique d'entaillage s'est perdue au fil des générations et la relève de ceux qui la pratiquent s'annonce délicate. "Mon fils fait des études d'ingénieur", note Sarath Ananda, "je ne pense pas qu'il voudra grimper dans les arbres".
Le label décerné en décembre par l'Unesco a braqué les projecteurs sur le secteur.
La technique de l'entaillage du kithul "fait partie intégrante de la culture locale", a relevé l'agence onusienne, "elle permet de préserver l'identité culturelle tout en promouvant l'unité et en créant un lien fort entre les hommes et la nature".
Un hommage sur lequel espère rebondir le Bureau srilankais de développement du kithul (KDB), qui a financé notamment un programme de formation de 1.300 récolteurs pour tenter de préserver la tradition et l'activité.
"Le palmier kithul ne pousse pas seulement au Sri Lanka, on en trouve dans toute l'Asie du Sud-Est", précise sa présidente, M. U Gayani. "Mais la méthode qui a été reconnue par l'Unesco n'est utilisée que par nous seuls".
L'avenir économique du secteur reste toutefois peu engageant.
Les revenus tirés de l'exportation atteignent péniblement un million de dollars par an.
Mais le potentiel existe, veut croire Mme Gayani.
Moins de la moitié seulement des palmiers du Sri Lanka sont aujourd'hui exploités pour leur sève.
T.Suter--VB