-
Wall Street transportée par l'espoir d'un accord sur le Moyen-Orient
-
Inquiets face à la "coercition économique", les pays du G7 Commerce vont "muscler" leur réponse
-
A Venise, les Femen et Pussy Riot manifestent contre la présence russe à la Biennale d'art
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction visant Agathe Habyarimana
-
Maladies transmises par les moustiques: appels à la vigilance, après une année 2025 record
-
L'Indonésie veut interdire l'e-commerce aux enfants pour ne pas "les laisser seuls" face aux géants, selon une ministre
-
Le biogaz, une énergie bon marché pour réduire la déforestation dans l'est de la RDC
-
Moyen-Orient: vent d'euphorie en Bourse avec l'espoir d'un accord
-
Des manifestations contre la présence russe ouvrent la Biennale de Venise
-
Les néobanques rendent la rémunération des dépôts plus agile (blog de la BCE)
-
En Italie, le tennis boosté par Jannik Sinner fait la leçon au foot
-
Hantavirus: trois cas suspects évacués du navire, un autre malade traité à Zürich
-
Liban: un chanteur devenu islamiste acquitté pour tentative de meurtre
-
La plateforme de TV5 Monde se dote de sous-titres en swahili et lingala
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accèlèrent le pas avec l'espoir d'un accord
-
Moyen-Orient: forte baisse du pétrole après les "grands progrès" annoncés par Trump
-
Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions
-
Burkina: RSF demande la "libération immédiate" d'un journaliste séquestré à Ouagadougou
-
L'Ukraine accuse la Russie d'avoir ignoré le cessez-le-feu unilatéral de Kiev
-
Climat: en Nouvelle-Zélande, un combat judiciaire contre la "pensée magique"
-
La Bourse de Paris veut voir la vie en rose
-
En Lozère, un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations
-
Marchés mondiaux: détente au Moyen-Orient, retour à l'optimisme de la tech
-
CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture portées par les espoirs de détente
-
Iran: Washington attend des "mesures concrètes" de l'Irak
-
Les marchés européens prêts à bondir à leur tour, poussés par des espoirs de paix
-
En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire
-
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
-
Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale
-
Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre
-
NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland
-
L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans
-
Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales
-
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
-
Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise
-
Bouteilles, fruits et légumes emballés... le plastique toujours "omniprésent" en grandes surfaces
-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
Président de la FNSEA depuis trois ans, Arnaud Rousseau a annoncé mercredi à ses troupes qu'il briguait un nouveau mandat à la tête du premier syndicat agricole français, qui tiendra son congrès du 31 mars au 2 avril à Caen.
Le suspense, mince, a pris fin lors d'une réunion du bureau du syndicat, suivi d'une annonce aux cadres et aux adhérents. "L'élection se tiendra en avril lors du conseil d'administration qui suivra le congrès qui élira les nouveaux membres du CA de la FNSEA", a indiqué le syndicat à l'AFP.
Le céréalier de 52 ans, président du géant des huiles Avril, a adressé "un courrier à l'ensemble du réseau" pour l'informer de "son intention de se représenter à la présidence du syndicat".
Ces dernières années, la FNSEA a vu sa domination du monde agricole contestée, notamment au profit de la Coordination rurale (CR), mais s'impose toujours comme le premier interlocuteur de l'Etat.
Peu après son élection à la tête de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, en avril 2023, Arnaud Rousseau a été confronté à ce qu'il a lui-même désigné comme "la pire crise agricole en 30 ans": un premier hiver de colère dans les campagnes, où les agriculteurs exigeaient du revenu, de la considération et un avenir.
Sa silhouette haute au maintien martial est alors inconnue du grand public. Son profil de grand patron concentre sur lui les critiques des syndicats concurrents: au fil des actions coups de poing, il devient la cible préférée des bonnets jaunes de la CR, qui conspue l'"agrobusinessman" et un libre-échange "agricide".
- "Compétitivité" -
Lui défend sans complexe la liberté d'entreprendre en agriculture dans un univers mondialisé où la France a des cartes à jouer: produire, transformer, exporter. "Pas d'interdiction sans solution", ou encore "la compétitivité n'est pas un gros mot", répète-t-il, réclamant des "moyens de production" pour la Ferme France.
Diplômé d'une école de commerce parisienne, Arnaud Rousseau a notamment travaillé dans le courtage agricole avant de reprendre l'exploitation familiale de Trocy-en-Multien, village de Seine-et-Marne dont il est maire depuis 2014.
Il est devenu agriculteur en 2002, peu avant ses 30 ans. Avec son épouse (ils ont trois enfants), aussi cheffe d'exploitation, il gère désormais près de 700 hectares - bien au-delà de la moyenne des exploitations de grandes cultures en France (87 hectares).
Pendant trois ans, il a multiplié les déplacements sur le terrain, veillant à l'équilibre entre céréaliers, viticulteurs et éleveurs, alors que les crises se multipliaient: récolte catastrophique de blé en 2024, crise de la viticulture, multiplication des maladies animales.
Sous son mandat, la FNSEA a reculé aux élections professionnelles: avec son allié des Jeunes agriculteurs, le syndicat conserve l'essentiel des chambres d'agriculture mais a perdu sa majorité absolue (46,7% des voix) face à la CR (en forte hausse à près de 30%) et à la Confédération paysanne (stable à 20%).
Le syndicat a musclé son discours sur les "moyens de production", réclamant notamment la réintroduction de pesticides interdits, un stockage accru de l'eau et des facilités pour agrandir les élevages.
- "Cogestion" -
Arnaud Rousseau demande depuis trois ans une "vision" pour l'agriculture, faisant du chef de l'Etat son interlocuteur privilégié, d'autant que les questions internationales enflent: Mercosur, PAC, taxe carbone sur les engrais...
Ces demandes ont été appuyées par une démonstration de force mi-janvier, avec l'entrée dans Paris de plus de 350 tracteurs, jusque devant l'Assemblée nationale.
La candidature d'Arnaud Rousseau à un second mandat faisait ces derniers jours l'objet de spéculations, sans toutefois qu'aucun autre nom n'émerge. Traditionnellement, le syndicat se rassemble autour d'une candidature unique.
Le président de la FNSEA est historiquement l'interlocuteur privilégié du gouvernement. Au point que, longtemps seul syndicat agricole en France avant l'émergence de concurrents à la fin des années 1980, la FNSEA est accusée de "cogestion" avec l'Etat dont elle est, de fait, le premier interlocuteur.
En témoigne la récente annonce par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'une loi d'urgence agricole reprenant point par point ses demandes. Ou encore la crise de la dermatose nodulaire contagieuse: le gouvernement a vu sa politique sanitaire, très contestée par les autres syndicats, soutenue par la FNSEA.
M.Schneider--VB