-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
A l'ONU, Trump défend son nationalisme, sourd aux appels à la coopération internationale
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Carburants: l'aide aux grands rouleurs prolongée et élargie, alors que les Français paient des prix records
-
Trump veut renommer l'IA "super intelligence" et résiste aux appels à une supervision internationale
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Trump scelle le destin du Groenland dans le giron américain
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
-
Mondiaux de cyclisme: "c'est frustrant": la France encore en argent sur le relais mixte
-
Du sel, du vent et 118 marins engagés, la 13e Route du Rhum promet
-
Chili : floraison exceptionnelle dans le désert d'Atacama après les pluies d'El Niño
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros (Papin)
-
L'UE épargne deux oligarques russes, mais sauve in extremis ses sanctions contre Moscou
-
Onlyfans, MYM taxés de proxénétisme : chez des créatrices de contenus pornos, la peur de "travailler dans la rue"
-
Carburants: le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs pour contenir l'inquiétude des Français
-
Un écrivain phare de la rentrée littéraire accusé sur X d'avoir utilisé l'IA
-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
-
France: presque pas de pluie en septembre, la sécheresse des sols à un niveau historique
-
Le nombre d'IVG a continué de progresser en 2025
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené de nouvelles frappes meurtrières au Yémen
-
Manifestation de la CGT devant le siège de Sodexo contre les suppressions de postes
-
Euro de volley: des Bleus au carré
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie" (ministre)
-
À Mayotte, l'économie dépend de travailleurs étrangers piégés par les retards de titres de séjour
-
Paul Cézanne et ses admirateurs exposés à Paris
-
Wall Street aborde avec un optimisme prudent le sommet annuel des Nations unies
-
Un sénateur républicain demande une enquête sur le mariage de Donald Trump Jr
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : l'échéance se rapproche
-
Islande: le dernier baleinier menace de porter plainte si la chasse est interdite
-
Sri Lanka: 14 personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats meurtriers de Pâques 2019
-
Ukraine: les "disparitions forcées" d'enfants vers la Russie devant la CEDH
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Tirs devant une école en Turquie: au moins 11 blessés, un adolescent interpellé
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
Au Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l'exil
-
La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole
-
Incendies en Indonésie: plus de 170.000 personnes victimes de problèmes respiratoires depuis août, selon le gouvernement
-
Face à la Chine et aux Etats-Unis, l'UE pousse ses pions en Asie-Pacifique
Les rizières du "triangle d'or" italien décimées par la sécheresse
Le vrombissement de la moto de Dario Vicini déchire le silence. Propriétaire de la ferme Stella, il traverse sa rizière pour constater l'ampleur des dégâts provoqués par la sécheresse. Ses champs ne sont que désolation, sur le sol sablonneux, les pousses de riz sont en train de mourir.
"En temps normal, je n'aurais jamais pu passer sur le champ à moto. À cette époque de l'année, les plants devraient m'arriver jusqu'au genou et la rizière serait inondée. Là, ils sont minuscules, car l'eau nécessaire pour les irriguer n'est jamais arrivée", explique-t-il.
La ferme "Stella", située dans la bourgade de Zeme nichée dans la plaine du Pô à 70 km au sud-ouest de Milan, fait partie du "triangle d'or" des rizières italiennes, qui s'étend de Pavie en Lombardie à Vercelli et Novare au Piémont, la première région productrice de riz en Europe.
"La dernière pluie digne de ce nom remonte à décembre et on n'a vu que peu de neige sur les montagnes. C'est la faute au changement climatique", raconte ce riziculteur de 58 ans, qui estime que son revenu s'est écroulé de "80 à 90%".
"S'il n'y a plus d'eau, la perte de mon chiffre d'affaires peut arriver jusqu'à 100%", fulmine l'un des riziculteurs des fermes voisines, Enrico Sedino.
La terre desséchée craquelle, les pousses de riz, couvertes d'une fine couche de poussière, sont rachitiques. Les petits canaux d'irrigation qui longent les champs sont à sec, ou presque. Les eaux du Pô, à un niveau historiquement bas, n'arrivent qu'au compte-gouttes.
– Paysage lunaire –
"Non seulement la récolte a pris un coup, mais tout l'écosystème est en train de dépérir", déplore Massimo Saronni, maire de Zeme et riziculteur depuis 30 ans.
Avant, les rizières retentissaient du chant des grillons, du coassement des grenouilles et des nuages de libellules enveloppaient les champs. Des hérons cendrés et des ibis blancs s'y nourrissaient d'insectes.
Désormais, "se retrouver dans une campagne avec un silence si lourd, c'est déprimant, on a l'impression d'être sur la lune !", témoigne-t-il.
Si les 50 hectares de Dario Vicini sont irrigués à travers le Canal Cavour acheminant les eaux du Pô, d'autres rizières dans la province de Pavie sont alimentées par le Lac Majeur ou le Lac de Côme.
Mais la région Lombardie a prévenu que les réserves des lacs pourraient s'épuiser d'ici fin juillet, scellant "la fin de l'eau pour l'agriculture".
Confronté à la pire sécheresse depuis 70 ans, Rome a décrété début juillet l'état d'urgence dans cinq régions (Émilie-Romagne, Frioul-Vénétie Julienne, Lombardie, Vénétie et Piémont), dont quatre sont arrosées par le Pô.
"Malheureusement, l'agriculteur est obligé d'abandonner certains champs au détriment d'autres, exactement comme le médecin qui choisissait ceux ayant des chances d'être sauvés pendant la pandémie de Covid-19", constate, amer, Massimo Saronni.
– "Situation apocalyptique" –
À une soixantaine de kilomètres à l'est de Zeme, au confluent entre le fleuve Tessin et le Pô, des bateaux blancs et bleus sont échoués sur un banc de sable, au milieu de mares d'eau stagnante. Las de la chaleur étouffante, quelques baigneurs s'aventurent dans les eaux saumâtres du fleuve qui sont descendues de 3,3 mètres en-dessous de leur niveau habituel à cet endroit.
L'Italie compte 220.000 hectares de rizières, répartis en plus de 4.000 exploitations. Quelque 1,5 million de tonnes de riz sont produites par an, dont 60% sont exportées. Parmi les plus de 200 variétés figurent le célèbre Carnaroli, l'Arborio, le Roma ou le Baldo, indispensables pour la préparation des plats typiques de risotto.
Au pays de la "pasta", la consommation de riz a augmenté pendant les confinements dus à la pandémie. Mais désormais, "on risque une pénurie de riz en Italie", met en garde Stefano Greppi, président du syndicat agricole Coldiretti de Pavie.
"La situation est désespérée, pour ne pas dire apocalyptique, car il y a un manque total d'eau nécessaire à l'irrigation des rizières", regrette ce riziculteur.
"Les dommages économiques sont incalculables, ce sont des millions de millions d'euros", dit-il. "S'il n'y a pas de récolte cette année, il y a le risque que de nombreuses entreprises mettent la clef sous la porte ou fassent faillite".
O.Lorenz--BTB