-
Minneapolis: Trump maintient la pression, deux policiers suspendus
-
Minneapolis: Trump durcit le ton, deux policiers suspendus
-
Le bénéfice net de Samsung bondit d'un tiers en 2025, tiré par l'IA
-
Venezuela: la présidente par intérim invite Machado, sans la nommer, à "rester à Washington"
-
Ligue des champions: "Il y a de la honte", reconnaît De Zerbi
-
Ligue des champions: le PSG rate le Top 8, Monaco en barrages, énorme désillusion pour l'OM
-
Ligue des champions: battu par Benfica, le Real contraint aux barrages
-
La plainte des journalistes Legrand et Cohen contre L'Incorrect classée sans suite
-
Ligue des champions: L'OM, inqualifiable
-
Ligue des champions: Manchester City dans le Top 8 après quelques frissons
-
Ligue des champions: Monaco tient tête à la Juve et se qualifie pour les barrages
-
Ligue des champions: le PSG accroché par Newcastle et sorti du top-8
-
Irak: Maliki, candidat au poste de Premier ministre, dénonce l'ingérence de Trump
-
Ski: Kristoffersen puissance 5 à Schladming, Noël sur le podium avant les Jeux
-
Le vol pour l'ISS avec l'astronaute française Sophie Adenot aura lieu au plus tôt le 11 février, annonce la Nasa
-
Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech
-
"Comic strip", cheval et vichy rose: une messe à Paris en hommage à Brigitte Bardot
-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
Climat : jugement "historique" aux Pays-Bas, sommés de mieux protéger l'île antillaise de Bonaire
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
"Ça y est je suis chevalier!": Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris
-
Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim
-
L'Iran "prêt" à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire
-
Euro de hand: La claque et la porte pour les Bleus
-
Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"
-
Amazon supprime 16.000 postes de plus dans le monde
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
La BBC, dans la tourmente, nomme un directeur général par intérim
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza
-
Nicki Minaj se décrit comme la "première fan" de Trump
-
La grippe circule encore activement, mais l'épidémie semble fléchir
-
Rappels de lait infantile: le recours d'une association contre l'Etat rejeté
-
Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions
-
Au Venezuela, l'espoir d'un renouveau de l'industrie pétrolière sous l'impulsion des Etats-Unis
-
Fin de vie: le Sénat rejette la loi sur l'aide à mourir, bientôt de retour à l'Assemblée
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Le gouvernement va s'opposer à la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer
-
Cancer du sein: les "nombreuses lacunes" de prise en charge sous la loupe de la Cour des comptes
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Face aux tensions autour du Groenland, France et Danemark appellent au réveil de la puissance européenne
-
Danemark: colère d'anciens combattants après le retrait de drapeaux danois par l'ambassade américaine
-
Hand: Ivry écarte Didier Dinart de son poste d'entraîneur
-
Poutine reçoit le président syrien au moment où Moscou cherche à préserver ses bases militaires
-
Jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une de leurs îles
-
Trump dit que le "temps est compté" pour l'Iran, qui exclut de négocier "sous la menace"
En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l'automatisation
Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu'aux PME du géant manufacturier.
La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d'euros dans la robotique et l'intelligence artificielle (IA) afin de renforcer cette tendance.
De premières usines quasiment sans présence humaine sont déjà en fonctionnement.
Cette automatisation soulève des défis en termes de pertes d'emplois potentielles. Mais aussi de coût de la transition pour les entreprises de taille modeste.
Pour beaucoup, la solution réside dans un modèle hybride, une automatisation partielle, expliquent à l'AFP experts et responsables d'usines.
Dans l'usine de voitures de Yancheng, à 300 kilomètres au nord de Shanghai, le directeur Liu Jingyao souligne que la présence humaine reste indispensable, y compris dans les chaînes de production les plus avancées.
"Pour beaucoup de décisions" et pour "certains gestes techniques", il "faut encore des humains", affirme M. Liu, dont l'entreprise, Neolix, fabrique de petits véhicules utilitaires autonomes pour le transport de colis en ville.
Juste à côté, des véhicules sans conducteur filent sur une piste d'essai truffée d'obstacles, comme des flaques d'eau ou de petits ponts.
Dans une salle adjacente, des ouvriers assemblent les caméras et puces électroniques, véritables cerveaux des voitures.
L'automatisation vise "surtout à assister l'humain, à alléger sa charge de travail, pas à le remplacer", souligne Liu Jingyao.
- "Fossé numérique" -
Mais l'utilisation croissante de l'IA en Chine dans l'industrie, encouragée par les autorités, rend l'automatisation totale déjà possible dans de nombreux secteurs, affirme Ni Jun, expert en ingénierie mécanique à l'université Jiaotong de Shanghai.
Le géant technologique Xiaomi, qui fabrique des produits électroniques, exploite ainsi une usine où bras robotisés et capteurs peuvent fabriquer des smartphones sans intervention humaine.
Un "fossé numérique" se creuse naturellement entre les grands groupes, capables d'investir massivement dans la modernisation, et des PME qui peinent à suivre, note Ni Jun.
Les petites usines, comme celle de Zhu Yefeng, Far East Precision Printing, ne peuvent s'offrir une automatisation complète.
Située près de Shanghai, cette imprimerie emploie quelques dizaines de personnes. Les ouvriers y introduisent manuellement des modes d'emploi dans des plieuses et manipulent des machines qui impriment des étiquettes.
Il y a deux ans encore, l'entreprise effectuait le suivi des tâches à accomplir au stylo et sur papier. Cela obligeait les responsables à traverser l'usine pour transmettre les informations relatives aux commandes.
"C'était le chaos complet", résume Zhu Yefeng.
Depuis, la société utilise un logiciel permettant aux employés de scanner des codes QR pour alimenter un système de suivi interne.
Sur un écran, Zhu Yefeng peut consulter des tableaux détaillant l'avancement de chaque commande et la productivité de chaque salarié.
- Et l'emploi? -
"C'est déjà une première étape", explique-t-il. "On va avancer vers des technologies d'automatisation encore plus avancées. Ce n'est que comme ça qu'on pourra attirer des commandes plus importantes de gros clients".
Mais l'argent manque.
"On est une petite entreprise. Certaines dépenses, on ne peut pas se les permettre", note M. Zhu.
Selon Jacob Gunter, analyste à l'institut Mercator d'études sur la Chine, basé à Berlin, l'automatisation à grande échelle risque d'entraîner des pertes d'emploi.
"Les entreprises seront ravies de réduire leurs effectifs (...) Mais le gouvernement n'appréciera pas. Il sera sous forte pression pour résoudre cette situation", affirme-t-il.
La volonté de Pékin de développer massivement la robotique industrielle "va se heurter à l'impératif de maintenir un haut niveau d'emploi, sur un marché déjà très tendu", note-t-il.
Les industriels devront trouver un équilibre "entre faisabilité technique, responsabilité sociale et nécessité économique", résume Ni Jun, de l'université Jiaotong.
Pour Zhou Yuxiang, patron de Black Lake Technologies, la start-up qui produit le logiciel utilisé dans l'usine de M. Zhu, les sites de production resteront probablement "hybrides".
"Demandez à n'importe quel patron" si une usine sans êtres humains "est un objectif en soi, la réponse sera non", souligne-t-il.
"Le vrai objectif, ça reste d'optimiser la production, de livrer ce que veulent les clients, et de gagner de l'argent".
S.Gantenbein--VB