-
Robert Mueller, le procureur de l'enquête russe, est mort, Trump s'en félicite
-
Top 14: Montpellier et le Stade français comme des grands
-
Biathlon: Jeanmonnot et Perrot valident leur 3e petit globe chacun
-
Les présidents kényan et ougandais relancent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Pour sortir de l'impasse budgétaire, Trump menace d'envoyer la police de l'immigration aux aéroports
-
Cyclisme: un Pogacar épique remporte son premier Milan-Sanremo malgré une chute
-
Des Sud-Africains par milliers dans la rue contre les pressions de Trump et son ambassadeur "dérangé"
-
Les Etats-Unis affirment avoir détruit une importante installation iranienne dans le détroit d'Ormuz
-
Les présidents kényan et ougandais inaugurent l'extension d'une ligne ferroviaire
-
Les rois de la K-pop BTS enflamment Séoul avec un gigantesque concert pour leur retour
-
Climat: Extinction Rebellion occupe une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales
-
Elon Musk visé par un signalement de la justice française aux autorités américaines
-
Les rois de la K-pop BTS enflamment Séoul avec un gigantesque concert de retour
-
L'acteur de "Buffy contre les vampires" Nicholas Brendon meurt à 54 ans
-
En Finlande, des plongeurs s'entrainent à explorer les eaux polaires
-
De Gaza au Liban, le médecin qui répare les enfants fauchés par la guerre
-
Malgré de nouvelles frappes, les Iraniens nombreux pour la prière de l'Aïd
-
Nouvelles révélations sur la bataille d'Hastings, défaite d'Harold face à Guillaume le Conquérant
-
Quels sont les cargos qui traversent le détroit d'Ormuz ?
-
La gare de Marseille-Saint-Charles, laboratoire de la concurrence ferroviaire en France
-
Présidentielle au Pérou: serpents, primes pour tuer et surenchère sécuritaire
-
Le Mondial-2026, point de bascule espéré pour le "soccer" aux Etats-Unis
-
Les fans de BTS envahissent le centre de Séoul pour le concert de retour
-
Rugby: "quand tout devient urgent, on explose", juge Laurent Labit
-
Ligue 1: au PSG, Safonov plus que jamais le N.1
-
Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés
-
Indéboulonnable figure des films d'arts martiaux, l'acteur Chuck Norris est mort
-
Ligue 1: Lens écrase Angers et reprend la tête
-
Athlétisme: sans complexe, le jeune Américain Anthony décroche l'or mondial sur 60 m
-
Allemagne: Leipzig corrige Hoffenheim (5-0) et revient dans la course à la C1
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
La police tchèque enquête sur un "lien terroriste" avec l'incendie d'une entreprise d'armement
-
En Ouganda, les "mamies du cricket" prennent la batte contre la solitude et la sédentarité
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Symbole de la fonte des glaciers, la dernière piste du genre fermée au sommet de l'Allemagne
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
Suppression du service radio de CBS, après presque 100 ans d'existence
-
Municipales à Paris: dernier jour de campagne sous tension avant un match incertain
-
Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : aucun signe de dispersion des hydrocarbures
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Moyen-Orient: les Bourses reculent encore avec la poursuite de la hausse des prix du pétrole
-
Abandon du procès contre Gerry Adams intenté par trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Laits infantiles contaminés: la mission flash de l'Assemblée nationale démarre mardi
-
Biathlon: Eric Perrot, l'homme pressé
-
Rugby: après "la décompensation" de Mignoni, la santé mentale des entraîneurs en lumière
-
Isabelle Mergault, voix singulière et familière du cinéma français, est morte
-
Décès du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
En Guinée, un cirque offre un tremplin international à des jeunes défavorisés
Dans la chaleur humide d'un hangar de Conakry, cinq jeunes hommes virevoltent, se contorsionnent et jonglent au rythme des percussions de musiciens, comme un défi lancé aux lois de la gravité et de l'anatomie humaine.
Chaque jour pendant plusieurs heures, ces Guinéens s'entraînent au centre d'art acrobatique Fodéba Keïta, une des écoles de cirque les plus réputées d'Afrique de l'Ouest, qui a formé des centaines de jeunes défavorisés et fait rayonner la Guinée à travers le monde.
Malgré des moyens très limités, à la mesure de la pauvreté du pays, l'école constitue un véritable tremplin pour ces jeunes.
Les saynètes répétées se succèdent. Sans effort, les corps s'empilent dans des postures vertigineuses. Certains enchaînent les saltos quand d'autres se perchent sur des trapèzes.
Clou du spectacle, le corps désarticulé du contorsionniste Mohamed Fofana prend des positions invraisemblables à donner des haut-le-coeur.
L'école, qui accueille une centaine d'élèves, a été créée par un ancien du mythique Circus Baobab, Ibrahim Bamba, dit maître BBL à la scène.
Dans cette salle construite par l'ambassade de France en Guinée en 2000, le matériel défraîchi porte les traces des longues heures d'entraînements.
Sous l'immense plafond, un drap rouge et des trapèzes permettent de pratiquer la voltige.
Ce jour-là, de nombreux élèves sont partis en tournée en Turquie avec la troupe de l'école, le cirque Tinafan, qui veut dire "Demain est meilleur" en langue soussou.
- Tremplin international -
Cette année, le contorsionniste Papi Flex, ancien de l'école, a remporté un prix du Guinness des records. Le jeune homme s'est produit sur les plateaux télévisés et sur les scènes du monde entier.
De quoi faire rêver les étudiants en quête d'un avenir meilleur.
"Ceux que je vois en Europe, au Brésil, au Canada, en France, ça me pousse à travailler encore plus. Parce qu'un jour, moi aussi, je veux aller dans leurs compagnies", confie à l'AFP Mamadou Saliou Diallo, voltigeur, jongleur et équilibriste de 26 ans.
Dans ce pays dirigé par une junte militaire depuis un coup d’État en 2021, l'école offre des perspectives à ces jeunes qui pourraient, comme des milliers d'autres Guinéens depuis des années, être tentés de rejoindre l'Europe clandestinement par les voies périlleuses du désert ou de la mer.
"On souffre tellement ici... A cause de ça, beaucoup de jeunes partent pour tenter +l'aventure+" (terme courant chez les jeunes pour évoquer leur parcours migratoire), raconte Mamadou Saliou Diallo.
- "Réinsertion" -
Amadou Camara, administrateur général des lieux, met en avant les objectifs de "réinsertion socio-professionnelle" de l'école, qui recrute parmi des "jeunes en situation extrêmement difficile, qui sont dans la pauvreté".
"L'esprit de cette école, c'est permettre aux jeunes d'être dans un cadre de travail qui va leur éviter la délinquance, le banditisme", explique-t-il.
L'école propose également des ateliers de menuiserie, de couture ou encore de soudure pour apprendre un métier aux jeunes. Cela leur permet de créer eux-mêmes leurs costumes ou le matériel pour leurs spectacles.
Une petite baraque à l'extérieur de la salle de l'école fait office d'internat, pour accueillir les élèves les plus défavorisés.
Entré dans l'école à l'âge de 8 ans, Ibrahima Oularé est aujourd'hui un voltigeur chevronné. Né dans une famille pauvre, le jeune homme de 19 ans vit sur place et clame que l'école lui a "apporté beaucoup de choses".
"Quand je suis ici, il y a de l'espoir. J'aime ce travail", confie le voltigeur qui a été invité à se produire aux États-Unis à l'automne. Faute de passeport, sa carrière à l'international est en suspens.
L'école devrait bientôt connaître un second souffle. Elle sera déplacée pour être "intégrée à une nouvelle École nationale des arts du cirque de Guinée" (ENACIG), a indiqué à l'AFP le ministre guinéen de la Culture, Moussa Moïse Sylla.
Nouveau bâtiment moderne adapté, chapiteau à quatre mâts, ateliers pour les métiers connexes: le ministre promet un nouveau centre "très éloigné des moyens de fortune" actuels.
En attendant, les jeunes circassiens comme Mamadou Saliou Diallo croient en des lendemains meilleurs: "Si je continue de travailler, je vais gagner".
G.Schmid--VB