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Trois ans après son assassinat en Amazonie, sortie du livre du journaliste Dom Phillips
"Je pense à lui tous les jours". Alessandra Sampaio, veuve du journaliste britannique Dom Phillips, tué au Brésil il y a trois ans, exprime son émotion à l'occasion de la sortie du livre sur l'Amazonie que son mari avait commencé à écrire.
Six écrivains et journalistes ont achevé cet ouvrage, "How to save the Amazon" (Comment sauver l'Amazonie), sur lequel Phillips, journaliste indépendant qui collaborait avec les quotidiens The Guardian et Washington Post, travaillait quand il a été assassiné dans le nord-ouest du pays le 5 juin 2022.
Dom Phillips était parti en expédition pour ses recherches avec l'expert brésilien Bruno Pereira engagé en faveur de la préservation de l'environnement et des droits des peuples indigènes.
Ils ont été victimes d'une embuscade et tués par balles, des assassinats pour lesquels plusieurs membres d'une organisation criminelle soupçonnée d'activités de pêche illégale ont été inculpés et placés en détention.
"Il est mort en essayant de montrer au monde l'importance de l'Amazonie", déclare à l'AFP sa veuve, qui a assisté jeudi soir à un événement à Londres à l'occasion de la publication de ce livre.
- "Plus qu'un hommage" -
Selon les enquêteurs brésiliens, le double assassinat a été perpétré en raison des activités de Bruno Pereira contre la criminalité sévissant dans la plus grande forêt tropicale de la planète.
Phillips, 57 ans, et Pereira, 41 ans, sont morts dans la vallée du Javari, dans une réserve indigène du nord du Brésil, près des frontières avec la Colombie et le Pérou, où opèrent des trafiquants de drogue, des chercheurs d'or illégaux et des braconniers.
"C'était son avant-dernier voyage. Il lui en restait un autre à faire pour terminer le livre", dont il avait déjà écrit quatre chapitres, explique Alessandra Sampaio.
Il avait aussi choisi le titre de l'ouvrage, qui a été complété par six amis. Les Britanniques Jonathan Watts et Tom Phillips, les Américains Andrew Fishman, Stuart Grudgings et Jon Lee Anderson, ainsi que la Brésilienne Eliane Brum ont chacun écrit un chapitre.
"C'est plus qu'un hommage à Dom, c'est son livre. Nous étions tous déterminés à terminer son travail, parce que nous l'aimons, parce que ces questions sont vraiment importantes pour beaucoup de gens", explique à l'AFP celui qui a coordonné l'ouvrage, Jonathan Watts, journaliste chargé de l'environnement au Guardian.
Beto Marubo, dirigeant indigène de la vallée du Javari et auteur de l'épilogue du livre, a aussi assisté à la présentation de l'ouvrage à Londres.
"Nous espérons que Dom serait content de ce livre. Je suis très heureux que ce livre existe mais triste qu'il ne soit pas là pour le voir", commente Jonathan Watts.
Pour Alessandra Sampaio et les amis de Dom Phillips, la nécessité de terminer son livre s'est imposée comme une évidence.
"Après les funérailles, cela nous a semblé très clair à tous", raconte-t-elle.
- Amis "loyaux" -
Alessandra Sampaio est reconnaissante envers ces amis "loyaux". "Je suis heureuse que le livre soit achevé, mais ce sont les journalistes qui ont fait le travail le plus dur", souligne-t-elle.
La quinquagénaire, qui vit à Salvador de Bahía, s'est quant à elle chargée de rassembler tout le matériel laissé par son mari pour ce projet.
"Lors de son dernier voyage, il n'avait pas emporté l'ordinateur, qui est resté à la maison. Il avait deux ou trois cahiers de chacun de ses voyages, avec des dates, des lieux, qui expliquaient tout", dit-elle.
Les coauteurs du livre "ont voyagé et sont allés faire de nouvelles interviews pour essayer de suivre les idées de Dom", explique-t-elle.
"Dans le livre, je reconnais des choses provenant de discussions avec lui. J'ai mis trois mois à le lire. Je devais m'arrêter régulièrement à cause de l'émotion".
Pour Alessandra Sampaio, l'ouvrage est aussi un hommage à Bruno Pereira.
"On ne peut pas séparer Dom et Bruno. Ils sont liés. C'est un message pour que tout le monde comprenne l'importance de l'Amazonie et de ses peuples", insiste-t-elle.
La mort des deux hommes a ravivé les critiques à l'égard de la politique menée par l'ex-président brésilien de l'époque, Jair Bolsonaro, accusé d'avoir encouragé l'invasion des territoires indigènes avec son discours en faveur de l'exploitation de l'Amazonie.
F.Stadler--VB