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"Bloquons tout": des dizaines de milliers de manifestants, des tensions mais pas de paralysie
Contre l'austérité, les "inégalités" et le "déni" démocratique: la France a connu un 10 septembre sous tensions, avec des centaines d'actions et d'interpellations lors d'une mobilisation atypique, née sur les réseaux sociaux, dont l'ampleur a dépassé celle du 1er mai.
En fin d'après-midi, le ministère de l'Intérieur recensait 175.000 participants sur 812 actions - 550 rassemblements et 262 blocages - lors de cette journée "Bloquons tout" relayée depuis plusieurs semaines par des citoyens sur les réseaux et soutenue par la gauche, la CGT et Solidaires.
De Toulouse à Lille, en passant par Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Rennes, Paris : de nombreuses villes et métropoles ont vu défiler dès la matinée des cortèges fournis de manifestants, encadrés par des forces de l'ordre en nombre, avec une participation qui a dépassé par exemple celle recensée par les autorités lors du 1er mai 2025 (157.000 manifestants).
De nombreux manifestants bravaient encore la pluie dans la capitale en début de soirée, dans une ambiance festive place des Fêtes mais beaucoup plus tendue place de la République, où la police est intervenue vers 19h30, selon des journalistes de l'AFP.
"On veut des services publics qui fonctionnent, plus d'impôts sur les riches moins d'impôts sur les pauvres, une plus juste répartition des richesses", a clamé à Paris Jean-Baptiste, 30 ans et salarié dans le social.
"Je voudrais qu’il y ait une meilleure répartition de l’argent et aussi que les politiques donnent une meilleure image, surtout sur leurs dépenses qui semblent parfois indécentes", a expliqué à La Rochelle Christian, 59 ans, travailleur dans le service enfance-jeunesse d'une collectivité locale.
Outre le volet social, les manifestants pointaient également un "déni" démocratique: "Les politiques n'écoutent pas les urnes", selon Bastien, étudiant de 23 ans, qui a défilé à Rennes au milieu de 10.400 personnes, selon la préfecture.
- Immeuble en flammes -
Cette mobilisation venue des réseaux, dont certains aspects ont résonné avec le mouvement des Gilets jaunes il y a sept ans, survient au lendemain de la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon.
"Je n'en attends rien: c'est le même bord politique, la succession", a déploré à Nantes Mahault, une éducatrice spécialisée de 52 ans en grève.
Dans le cortège toulousain, qui a rassemblée "Gilets jaunes", syndicalistes, étudiants, salariés d'Airbus ou militants propalestiniens, soit 13.000 personnes selon la préfecture et 30.000 selon les organisateurs, les pancartes se voulaient plus explicites : "Bayrou c'est fait. Au suivant !", "Bye Bayrou", entre autres.
"La nomination de Sébastien Lecornu est un mauvais signal qui risque de reproduire les mêmes causes produisant les mêmes effets (et) conduire à une nouvelle dissolution", a redouté en manifestation la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian.
M. Lecornu a lui promis "des ruptures sur le fond" et "pas que sur la forme".
- Rendez-vous le 18 -
Plusieurs rassemblements ont été émaillés d'incidents, de gaz lacrymogènes et d'arrestations. En fin d'après-midi, 473 personnes avaient été interpellées dont 203 à Paris, et 339 placées en garde à vue dont 106 à Paris, selon les derniers chiffres de Beauvau.
Dans le centre de la capitale, un incendie a endommagé la façade d'un immeuble, peut-être provoqué involontairement par une intervention policière, selon le parquet. A Rennes, un bus a été saccagé et incendié par des manifestants sur la roccade, a rapporté Star, le réseau de transports en commun de la ville. A Toulouse, une confrontation a éclaté entre de jeunes manifestants, parfois équipés de masques à gaz, lunettes de ski ou de natation, et les forces de l'ordre.
Dans un communiqué, le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, a regretté "d'apparents actes de brutalité commis des forces de l'ordre contre les journalistes qui couvrent les mouvements sociaux" et invité les journalistes "violentés" à se faire connaître.
Côté transport ferroviaire, la station Châtelet-Les Halles à Paris, noeud majeur du transit de la région Ile-de-France, a été fermée à la demande des forces de l'ordre. Idem pour son centre commercial - le plus fréquenté d'Europe selon la direction du site - qui a fermé ses portes.
Après cette journée, soutenue seulement par la CGT et Solidaires du côté des syndicats, l'intersyndicale appelle à son tour les salariés à la grève le 18 septembre.
"Cette mobilisation est un succès", a salué la CGT dans un communiqué, tandis que sa leader, Sophie Binet, a souhaité sur RTL que celle "du 18 le soit encore plus avec encore plus de manifestations et de grèves".
L.Stucki--VB