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Guerres commerciales: l'aérien craint une aggravation des problèmes d'approvisionnement
Déjà ulcérées par la lenteur de la reprise des livraisons d'avions et de pièces détachées depuis la pandémie, les compagnies aériennes craignent de voir ce problème exacerbé par les guerres commerciales lancées par l'administration américaine.
L'Association internationale du transport aérien (Iata) a révisé en baisse lundi ses projections de trafic et de rentabilité pour 2025 en raison du ralentissement de l'activité et des incertitudes économiques, qu'elle a attribués en partie à l'offensive de droits de douane annoncée début avril par le président Donald Trump.
L'Iata, qui fédère 350 compagnies aériennes représentant 80% du trafic mondial, avait haussé le ton ces derniers mois contre les avionneurs, motoristes et autres industriels de l'aéronautique. Leur chaîne de production peine toujours à effacer les effets de la crise sanitaire, notamment en raison de sous-traitants qui ont licencié pendant la crise et ont des difficultés à recruter à nouveau.
"Le secteur industriel est en train d'échouer lamentablement, et tout le monde dans cette salle ressent la même colère", a affirmé lundi le directeur général de l'Iata, Willie Walsh, face à des centaines de délégués de son organisation réunis en assemblée générale à New Delhi.
- Perturbations jusqu'en 2029 ? -
"Le nombre de livraisons (d'appareils neufs) prévus pour 2025 est 26% inférieur à ce qui était promis il y a un an" par les avionneurs, s'est indigné M. Walsh: "il est simplement inacceptable que les industriels estiment qu'il leur faudrait jusqu'à la fin de la décennie pour résoudre cette situation".
"On estime qu'on ne reviendra pas à des niveaux de production équivalents à 2019 avant 2029, donc en gros il y a encore quatre ans de perturbations devant nous", confirme à l'AFP Jérôme Bouchard, partenaire chez Olivier Wyman.
En 2024, "on est revenu à l'échelle mondiale, à peu près entre 1.300 et 1.400 avions produits dans l'année, ce qui est quand même un gros tiers de moins que 2018, la dernière année de référence", détaille ce spécialiste de l'industrie aérospatiale.
Dans l'immédiat, les transporteurs trouvent des expédients pour satisfaire la demande: ils utilisent davantage leurs appareils - "2.500 heures par an" pour des monocouloirs contre 2.200 ou 2.300 avant le Covid, selon M. Bouchard - et gardent ces avions plus longtemps dans leurs flottes, parfois plus de 25 ans. L'Iata a noté qu'à l'échelle mondiale, les aéronefs seraient remplis à 84% cette année, un record.
A ce sujet est venu s'ajouter la menace d'un alourdissement des droits de douane. "Pour éviter d'aggraver encore la situation, nous exhortons à épargner le secteur aérospatial des guerres commerciales", a plaidé M. Walsh lundi.
Les grands avionneurs comme Boeing et Airbus exploitent une chaîne industrielle et logistique dans le monde entier, développée à la faveur de la libéralisation des échanges commerciaux. Leurs carnets de commande représentent une dizaine d'années de production aux rythmes actuels.
- Attentisme -
"La plupart des compagnies vous diront qu'elles ne peuvent pas absorber les coûts supplémentaires d'une hausse des droits de douane" et d'une hausse du prix des avions, assure Vik Krishnan, consultant chez McKinsey.
Mais il fait aussi valoir que "ce n'est pas la première fois" que les transporteurs doivent affronter les conséquences de conflits commerciaux, et qu'"il existe des façons créatives de les gérer", notamment prendre livraison d'un appareil neuf dans un pays tiers.
Si jamais des mesures réciproques sont imposées sur des avions ou des pièces détachées, "Air France ou KLM ne seront pas les seules (compagnies) concernées", déclare à l'AFP le directeur général du groupe Air France-KLM, Benjamin Smith: "je ne pense pas que cela nous mettra en situation de désavantage concurrentiel" même si "transmettre ces coûts à nos clients va être difficile".
Au-delà des droits de douane se pose la question de l'attitude de l'administration Trump, qui fait "des annonces tout le temps changeantes", note François Sfarti, partenaire associé dans la société de consultants Emerton.
Comment cela peut-il donner "confiance à un investisseur pour construire une usine aux Etats-Unis plutôt qu'en Asie sachant que, à tout moment, Trump peut finalement revenir sur les droits de douane et les annuler? Je pense que c'est un gros effet qui crée de l'attentisme dans les investissements, y compris le secteur aérien", affirme-t-il.
F.Stadler--VB