-
Des vents contraires soufflent sur Trump et les républicains à un mois des élections
-
Les principaux thèmes des élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Les élections américaines de mi-mandat en chiffres
-
Face aux prix du gazole, la tentation de l'huile de friture dans le moteur
-
Les lycéens se préparent à manifester pour un "acte III" sous très haute surveillance
-
Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Climat : quinze jeunes Canadiens défient l'État devant la justice
-
Patrick Sabatier, le retour d'une star de la télé des années 80
-
Train, bus, covoiturage: les solutions face à la hantise de la pompe à essence
-
OpenAI s'excuse devant le Parlement australien pour l'infiltration de sites gouvernementaux
-
La mode de l'ube, un défi pour les agriculteurs philippins
-
Foot : Lionel Messi, dernier tango avec l’Argentine
-
Ligue des nations: Kane-Bellingham, le présent et le futur de l'Angleterre
-
Le Québec "mérite" d'être "un pays", dit son nouveau dirigeant indépendantiste
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir frappé l'aéroport de Ryad
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, un défi pour Carney
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, défi à venir pour Carney
-
Pour le lauréat américain du Nobel de médecine, l'espoir d'une nouvelle psychiatrie
-
Canada : les indépendantistes remportent les élections au Québec, selon de premières estimations
-
Mobilisation lycéenne : un "acte III" sous très haute surveillance
-
Physique des particules, "cape d'invisibilité" et astrophysique cités pour le Nobel de physique
-
L'extrême droite allemande en passe de présider son premier Parlement régional
-
Bruxelles présente ses propositions pour faire passer la "pilule" de l'élargissement
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir touché l'aéroport de Ryad
-
Marchés mondiaux: les incertitudes politiques en ligne de mire, Sao Paulo jubile
-
Canada: test pour Carney au Québec, les indépendantistes favoris des élections
-
Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
-
Ligue des nations : l'Italie, trop forte pour la Turquie, retrouve des couleurs
-
Cas supposé de peste: la Russie se veut rassurante, Trump offre son aide
-
Wall Street clôture en hausse, record du Nasdaq
-
Election au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force, Trump salue "une grande victoire"
-
Mobilisations lycéennes : un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
Conflit avec les Houthis: la Turquie et le Pakistan vont envoyer des forces militaires en Arabie saoudite
-
Des dirigeants à Tuvalu pour constater les dégâts du changement climatique
-
Sénat : la sénatrice LR Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget
-
Ebola en RDC : MSF alerte à son tour sur une "flambée inquiétante" au Nord-Kivu
-
Canicules: l'été a coûté 16 milliards d'euros, selon une mission parlementaire
-
Air Liquide veut davantage rémunérer ses actionnaires d'ici 2030
-
Lycées : plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre
-
La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens
-
À Kiev, le quotidien bouleversé par l'évolution des attaques russes
-
Mobilisations lycéennes: un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte 3" mardi
-
Covid: la circulation actuelle ne nécessite pas d'avancer la vaccination, selon le ministère de la Santé
-
Le secteur ne sait pas comment empêcher l'IA de se fixer ses propres objectifs, avertit un lanceur d'alerte
-
NHL : l'attaquant russe Ovechkin annonce qu'il dispute sa dernière saison
-
Données personnelles: la ministre du Numérique saisit la justice contre BrixHub
-
L'ancienne porte-parole de Trump devient commentatrice sur Fox News
-
Au Danemark, la Garde nationale s'entraîne face à une menace plus réelle
-
Ukraine : des frappes russes de bombes guidées font au moins cinq morts à Kharkiv
-
Les marchés financiers évoluent au gré des turbulences politiques, Sao Paulo jubile
Un nouveau traitement redonne espoir dans la lutte contre la tuberculose en Asie
Un traitement plus rapide et beaucoup plus efficace contre la tuberculose pharmacorésistante est déployé en Asie-Pacifique, laissant espérer une "nouvelle ère" dans la lutte contre l'une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), c'est dans cette région que l'on a recensé la plus grande proportion des 10,6 millions de nouveaux cas de tuberculose dans le monde en 2022, et plus de la moitié des 1,3 million de décès.
Bien que la tuberculose puisse être guérie par des antibiotiques, plus de 3% des nouveaux patients atteints de maladie infectieuse souffrent d'une forme résistante aux médicaments.
Jusqu'à récemment, les traitements impliquaient des injections quotidiennes ou d'importantes doses de comprimés pendant au moins 18 mois, avec parfois de forts effets secondaires : des nausées et, dans des cas extrêmes, la cécité. De nombreux patients abandonnaient leur traitement.
Un nouveau traitement plus léger et avec moins d'effets secondaires commence à être proposé dans la région, notamment aux Philippines, au Vietnam et en Indonésie. Des essais ont montré un taux de guérison de plus de 90% après six mois.
Le traitement BPaL, qui combine les antibiotiques bédaquiline, prétomanide et linézolide, a été approuvé dans plus de 60 pays, selon l'organisation à but non lucratif TB Alliance, qui l'a développé.
Pour le cuisinier philippin Efifanio Brillante, qui souffrait d'une forme de tuberculose pharmacorésistante, le changement a été salvateur. Avec son précédent traitement, il devait avaler 20 comprimés par jour mais se sentait tellement nauséeux qu'il ne pouvait ni travailler ni manger. Il a arrêté au bout de deux semaines, malgré les risques.
"C'est très difficile. Vous êtes toujours au lit". "Parfois, je n'arrivais même pas à respirer", a indiqué à l'AFP le Philippin de 57 ans.
Le mois suivant, il a participé à un essai de BPaL dans un hôpital de la province de Pampanga, au nord de Manille, la capitale des Philippines.
Avec trois à sept pilules par jour, il a guéri au bout de six mois. "Si je n'avais pas pris ce BPaL, je serais peut-être déjà au cimetière", reconnaît-il.
- Traitements arrêtés -
La tuberculose est causée par une bactérie qui s'attaque principalement aux poumons et se transmet par voie aérienne par les personnes infectées.
Présente dans tous les pays, elle touche principalement les plus pauvres qui vivent et travaillent dans des locaux surpeuplés.
En 2022, les deux tiers des nouveaux cas ont été détectés dans huit pays : l'Inde, l'Indonésie, la Chine, les Philippines, le Pakistan, le Nigeria, le Bangladesh et la République démocratique du Congo.
L'un des principaux défis est de pousser les patients, rebutés par les coûts, les déplacements ou les effets secondaires, à prendre leur traitement jusqu'au bout.
Au Vietnam, presque tous les patients de tuberculose résistante ont dû faire face à des dépenses "catastrophiques" pour leur traitement, indique à l'AFP Hoang Thi Thanh Thuy, du programme national vietnamien de lutte contre la tuberculose.
Identifier les malades et combattre la stigmatisation est une autre difficulté. En Indonésie, certains établissements de santé ne sont toujours pas en mesure de diagnostiquer correctement la maladie, relève Imran Pambudi, du ministère de la Santé.
- Besoin d'investissements -
Après des années de déclin, la tuberculose est repartie en hausse pendant la pandémie de Covid-19, qui a perturbé le diagnostic et le traitement de la maladie.
L'OMS a réclamé une hausse des financements. Mais "lorsque la tuberculose a cessé d'être un problème pour les pays à revenus élevés, la motivation pour investir dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments contre la tuberculose s'est tarie", note Sandeep Juneja, un responsable de la TB Alliance.
Afin d'accélérer le déploiement du BPaL, TB Alliance a ouvert un centre à Manille pour fournir formation et assistance aux pays de la région.
En Inde, qui compte le plus de cas au monde, on attend avec impatience l'arrivée du médicament.
"Le BPaL devrait être mis en place rapidement, il épargnera aux patients de nombreux problèmes (...) tout en réduisant le coût du traitement à long terme", selon Ravikant Singh, fondateur de l'ONG de santé publique Doctors For You.
Pour Sandeep Juneja, le nouveau traitement signifie qu'on ne s'interroge plus désormais sur les chances de survie d'un patient. "J'espère que ce n'est que le début d'une nouvelle ère de traitement de la tuberculose, avec des traitements encore plus simples et plus courts", dit-il.
burs-pam-lgo/chv/cr
L.Stucki--VB