-
Tennis: Alexander Zverev bat la sensation britannique Arthur Féry et jouera sa première finale à Wimbledon
-
Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
-
Le gouvernement albanais assume subventionner un concert de Kanye West
-
L'IA pourrait marquer un tournant dans l'aide humanitaire
-
La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
-
Tour de France: capitaine de route, l'expérience au service des autres
-
Wall Street mesurée, dans l'attente des résultats d'entreprises et de SK hynix
-
L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
-
"C'est lunaire": près de la frontière franco-suisse en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
La huitième étape du Tour: nouvelle occasion pour les sprinteurs
-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
-
Dans l'Ouest, l'architecture de bâtiments publics récents à l'épreuve de la canicule
-
Les livreurs de repas obtiennent une hausse significative de leur rémunération
-
L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook
-
Puces IA: SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street
-
Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l'Espagne
-
Deux fonds américains à l'assaut d'EasyJet
-
Accueil nocturne en toute discrétion pour la tapisserie de Bayeux à Londres
-
Canicule: jusqu'à quel point la pratique sportive peut-elle s'adapter?
-
Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone
-
Dans la jungle birmane, les rebelles gardent espoir malgré les revers
-
Les chaleurs extrêmes vont gagner du terrain, des incendies toujours actifs
-
Quinze morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Gagan Gupta, l'homme qui voulait industrialiser l'Afrique
-
XV de France: Aaron Grandidier-Nkanang, "une immense fierté, au bout d'un chemin rempli de difficultés"
-
Reprise de la demande de pétrole "en cours", selon l'AIE qui améliore légèrement sa prévision pour 2026
-
UE: Lescure juge "intéressante" la proposition de l'Espagne sur des emprunts communs
-
Le don de lait maternel, "de l'or" pour sauver la vie de prématurés
-
Un feu de forêt fait au moins 11 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
Easyjet annonce un "accord de principe" avec un second acquéreur potentiel, le fonds Apollo
-
Mondial-2026: Courtois le Belgo-Madrilène face à son deuxième pays
-
Mondial-2026: l'infranchissable Espagne face à l'imprévisible Belgique
-
Cinq morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Pour les supporters du Maroc, le rêve brisé des Lions de l'Atlas n'efface pas la fierté
-
Canicule: la vigilance rouge dans l'Ouest vendredi s'étendra samedi
-
La Tapisserie de Bayeux voyage vers Londres
-
Un feu de forêt fait 12 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
En Floride, l'aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump
-
Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule "affiliée à l'EI"
-
Début du transfert historique de la tapisserie de Bayeux vers Londres
-
"Le Gourmet solitaire", ode japonaise aux petits restaurants qui dépasse les frontières
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demies
-
Le guide suprême Khamenei inhumé sur fond de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran
A Bangkok, des jeunes chefs étoilés mènent la révolution des palais
Jeunes, connectés et ambitieux: à Bangkok, une nouvelle génération de chefs collectionne les récompenses et séduit une clientèle aisée et internationale en révolutionnant la gastronomie thaïe.
"C'est l'âge d'or de la haute cuisine thaïlandaise", s'enthousiasme auprès de l'AFP Pichaya Soontornyanakij, 33 ans, connue sous le nom de "chef Pam", et récompensée l'an dernier par sa première étoile Michelin.
Sous l'impulsion de cuisiniers formés, comme elle, à l'étranger, Bangkok, paradis de la street food, a initié une montée en gamme, au risque d'abandonner les prix doux qui attirent des millions de touristes chaque année.
Bangkok compte une trentaine de tables étoilées, deux fois plus qu'en 2017, année de la première édition locale du guide Michelin.
- Le Du, élu meilleur restaurant d'Asie -
Cette année, le titre de meilleure table d'Asie, décerné par le guide britannique 50 Best a été attribué pour la première fois à un restaurant thaï de Bangkok, Le Du.
Cuisine ouverte sur la salle, carte des vins, menu dégustation: certains codes de la haute gastronomie sont repris mais dans l'assiette, crevettes géantes grillées au confit de poitrine de porc et riz bio, mangoustans ou pak choi de saison et plats familiaux revisités célèbrent la richesse culinaire du royaume.
"Nous avons des spécialités régionales très différentes. La cuisine thaïe est un mélange harmonieux d'amertume, d'acidité, de salé, de sucré et d'épicé, et c'est cette combinaison qui la rend unique", explique à l'AFP le chef de Le Du, Thitid Tassanakajohn, alias "chef Ton".
Le chef étoilé de 38 ans, aux commandes de huit restaurants, est très actif sur Instagram où il possède plusieurs dizaines de milliers d'abonnés. Il est aussi juré de l'émission Top Chef Thaïlande.
Avec cette diversification, il espère donner à d'autres l'envie d'embrasser cette carrière, réputée exigeante. Formé dans des grands restaurants new-yorkais, il y a appris la technique et la discipline de travail.
"Les chefs essayaient de soutenir les producteurs locaux, et c'est ce que je fais aussi ici... même s'ils sont plus chers. Sinon ils vont disparaître", dit-il en arpentant les allées d'un marché aux produits frais de la capitale, à la recherche d'inspiration.
Elle aussi star de la TV, chef Pam a ouvert son établissement de luxe en 2021, entre deux échoppes de chaussures bon marché, dans une ruelle du quartier chinois.
De l'ancienne pharmacie décrépie détenue par sa famille depuis plus d'un siècle, rénovée durant la pandémie, elle n'a conservé que le nom pour son restaurant, Potong.
Canard maturé aux cinq épices, huître de Surat Thani relevée aux perles de vinaigre, crabe à la confiture de poivre noir... Les mets attendent les clients, limités à 35 par soir, dans chacune des pièces du restaurant, dont la cuisine.
"Il y a dix ans, la plupart des parents ne voulaient pas que leur enfant travaille dans la restauration", explique-t-elle.
- Une génération sous les projecteurs -
"Les chefs sont désormais en première ligne", développe-t-elle, à l'inverse des générations précédentes, souvent cantonnées à la discrétion, au royaume du pad thaï et de la salade de papaye verte.
Cette émulation représente un enjeu économique majeur pour la Thaïlande, en quête d'idées pour relancer le tourisme, un secteur à 30 milliards d'euros laissé exsangue par la pandémie.
Le royaume cherche à attirer une clientèle plus aisée à même de compenser les pertes liées à la baisse du nombre de visiteurs étrangers après la pandémie.
Mais à Bangkok, certains grincent des dents à la vue de la facture, jugée très élevée pour un pays loin du développement économique du Japon, ou de Singapour, ses principaux concurrents sur la scène culinaire.
Dîner dans un gastro comme Potong, Le Du ("saison" en Thaï), Baan Tepa ou encore Sorn coûte au minimum autour de 150 euros, soit plus de la moitié du salaire minimum mensuel.
Selon Siriwatoo Ruksakiati, critique gastronomique basée à Bangkok, la Thaïlande est l'un des pays les plus chers pour la gastronomie, mais "certains éléments manquent, comme la qualité du service".
"Je veux prouver que la gastronomie thaïe n'est inférieure à aucune autre", réagit le chef Ton, dont le restaurant est plein pour les trois prochains mois.
K.Thomson--BTB