-
NBA: "Là pour rester", Wembanyama prolonge avec les Spurs
-
Boeing inaugure sa quatrième ligne d'assemblage du 737 MAX, symbole de sa résurrection
-
Nouvelle coupure d'électricité générale à Cuba, la deuxième en cinq jours
-
Canicule: la France suffoque, Paris et une vingtaine de départements voient rouge
-
Mondial-2026: la France, force tranquille avant l'immense choc contre l'Espagne
-
Mondial-2026: l'Espagne vient à bout de la Belgique et défiera la France en demie
-
Athlétisme: Alfred marque les esprits à Monaco, record du monde du 1000 m pour Wanyonyi
-
Wall Street clôture en hausse, introduction en Bourse réussie pour SK hynix
-
Wimbledon: Sinner corrige Djokovic et affrontera Zverev en finale
-
Tennis: Jannik Sinner bat Novak Djokovic et rejoint Alexander Zverev en finale de Wimbledon
-
La Bourse de Paris termine sur une note prudente une semaine agitée
-
Tour de France: Merlier fait parler sa magie à Bordeaux
-
"Les Belles années" du photographe Jean-Marie Périer s'exposent tout l'été à Paris
-
Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé" mais accepte de parler avec l'Iran
-
Mondial-2026: La France, la force tranquille
-
Le maire de Berlin renonce à se représenter sur fond de scandale
-
MMA à la Maison Blanche: huit hommes inculpés pour terrorisme et meurtre
-
Tennis: Alexander Zverev bat la sensation britannique Arthur Féry et jouera sa première finale à Wimbledon
-
Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
-
Le gouvernement albanais assume subventionner un concert de Kanye West
-
L'IA pourrait marquer un tournant dans l'aide humanitaire
-
La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
-
Tour de France: capitaine de route, l'expérience au service des autres
-
Wall Street mesurée, dans l'attente des résultats d'entreprises et de SK hynix
-
L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
-
"C'est lunaire": près de la frontière franco-suisse en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
La huitième étape du Tour: nouvelle occasion pour les sprinteurs
-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
-
Dans l'Ouest, l'architecture de bâtiments publics récents à l'épreuve de la canicule
-
Les livreurs de repas obtiennent une hausse significative de leur rémunération
-
L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook
-
Puces IA: SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street
-
Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l'Espagne
-
Deux fonds américains à l'assaut d'EasyJet
-
Accueil nocturne en toute discrétion pour la tapisserie de Bayeux à Londres
-
Canicule: jusqu'à quel point la pratique sportive peut-elle s'adapter?
-
Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone
-
Dans la jungle birmane, les rebelles gardent espoir malgré les revers
-
Les chaleurs extrêmes vont gagner du terrain, des incendies toujours actifs
-
Quinze morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Gagan Gupta, l'homme qui voulait industrialiser l'Afrique
-
XV de France: Aaron Grandidier-Nkanang, "une immense fierté, au bout d'un chemin rempli de difficultés"
-
Reprise de la demande de pétrole "en cours", selon l'AIE qui améliore légèrement sa prévision pour 2026
Zimbabwe: shopping nocturne pour échapper à la flambée des prix
A la nuit tombée, les trottoirs de Harare se chargent de pommes de terre, couches pour bébés ou vêtements, proposés sur des étals de fortune bien moins cher que dans les supérettes où l'hyperinflation fait exploser les prix.
"Tout est meilleur marché dehors", dit Blessing Steven, chauffeur de taxi de 23 ans, qui achète un jus de fruit en bord de route. Le vendeur, Shingirirai Goriondo, reconnaît servir plus de clients que le supermarché devant lequel il opère.
"Toutes les boissons que je vends ici sont facturées deux fois plus cher là-bas", confirme-t-il en désignant une enseigne Foodworld.
Le Zimbabwe est plongé dans une crise économique gravissime depuis une vingtaine d'années, marquée par des pénuries d'argent et de nourriture. Mais la situation empire encore.
Un dollar américain valait 1.000 dollars zimbabwéens sur le marché noir il y a encore une semaine. Il s'échange désormais contre 4.000 dollars zimbabwéens (contre un taux officiel à 1.888).
Chaque matin, dans les magasins, les employés galopent derrière l'inflation et changent les étiquettes de prix, ont constaté des journalistes de l'AFP. Mais seuls quelques clients flânent dans les rayons.
Beaucoup préfèrent désormais faire leurs courses dans la rue. Les vendeurs informels, qui n'ont pas à payer de loyers ou de charges, peuvent se permettre de proposer des prix plus intéressants.
L'inflation, officiellement à 280% en avril, se situerait en réalité autour de 700% selon plusieurs économistes, à quelques semaines d'élections législatives et présidentielle prévues en août.
Ce tourbillon vertigineux rappelle aux Zimbabwéens le cauchemar de 2008 quand au restaurant, le montant de l'addition augmentait entre la commande et la fin du repas.
- Moins de police la nuit -
À l'époque, la Banque centrale avait émis un billet de cent mille milliards de dollars, aujourd'hui objet de collection, avant que le gouvernement ne soit contraint d'abandonner la monnaie locale et d'adopter le dollar américain.
Le gouvernement a relancé le dollar zimbabwéen en 2019 mais la plupart des Zimbabwéens, méfiants, préfèrent être payés en dollars américains. Beaucoup de salariés en monnaie locale se précipitent, le jour de paie, vers des boutiques de change.
"C'est trop cher le supermarché avec notre monnaie", dit Tarisai Bera, 36 ans, qui achète des produits d'hygiène à un marchand ambulant. Il reçoit la moitié de son salaire en dollars américains.
Le commerce de rue s'intensifie en fin de journée car les vendeurs n'ont pas de permis et la nuit, les policiers se font plus rares. "Si nous arrivons plus tôt, nous risquons de voir nos marchandises confisquées et une amende", explique Julius Munyanyi, 46 ans.
Le gouvernement a bien tenté de stabiliser l'économie, sans succès pour l'instant. Le taux d'intérêt directeur est actuellement de 140%.
L'ex-ministre des Finances Tendai Biti, dans l'opposition, accuse l'actuel titulaire du poste Mthuli Ncube: "Le Trésor, gardien naturel de la porte, est devenu celui qui l'enfonce", a-t-il tweeté récemment, décrivant M. Ncube comme un "charlatan incompétent".
Ce dernier faisait le tour de supérettes le weekend dernier, s'indignant devant les caméras que certains gérants n'acceptent que des dollars américains et leur demandant de retirer les affichettes en ce sens.
Le président Emmerson Mnangagwa a pointé du doigt les entreprises friandes de dollars américains qui, selon lui, lâchent des produits sur le marché noir pour pouvoir les vendre, via un "réseau" d'intermédiaires, dans des monnaies autres que la monnaie locale.
D'autres, comme l'économiste Prosper Chitambara, pensent que les largesses pré-électorales de M. Mnangagwa pèsent lourd. Sa décision d'augmenter les fonctionnaires de 100% en mars "contribue évidemment à la liquidité du dollar zimbabwéen".
J.Bergmann--BTB