-
Patrick Martin (Medef) craint la reconduite au moins partielle de la surtaxe d'IS en 2027
-
Canicule: Enedis accélère l'adaptation du réseau électrique à Paris
-
Foot: Messi seul meilleur buteur en Coupe du monde avec un 17e but
-
Plus de la moitié des Français en vigilance rouge, record de température pour juin
-
La Bourse de Paris en léger recul plombée par le luxe
-
Au Qatar, 13 morts dans l'explosion d'un immense complexe gazier
-
Bolivie : les pénuries s'atténuent malgré neuf barrages routiers encore actifs
-
Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone
-
Tennis: titrée à Wimbledon en 2023, Vondrousova suspendue quatre ans pour refus de test antidopage
-
Partenariat sur l'IA entre A24 et Google, qui prend une participation dans le studio
-
Dangereux pour la santé, le "stress thermique" augmente fortement à l'échelle mondiale, selon une étude
-
Fibre Excellence: la direction retire son offre pour laisser la place au nouvel investisseur
-
En ouverture du congrès de la CFDT, Marylise Léon fustige l'extrême droite
-
Le fondateur de Wikipédia s'oppose à l'utilisation de l'IA pour éditer les articles
-
Les Bourses européennes clôturent sans direction claire
-
Plan de départs volontaires au sein du groupe de presse EBRA: jusqu'à 400 postes visés
-
Thom Browne propose des shorts et des jupes aux hommes de la canicule
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" en marche pour Downing Street
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16e, au lendemain du réveil espagnol
-
Le groupe de presse régionale EBRA annonce un plan de départs volontaires visant jusqu'à 400 postes
-
Washington annonce suspendre ses sanctions sur le pétrole iranien
-
Sous une chaleur étouffante, plus de la moitié des Français en vigilance rouge
-
La grande distribution se rebiffe et se pose en défenseur du pouvoir d'achat
-
Wall Street ouvre en petite hausse, surveille les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Andy Burnham aux portes de Downing Street après la démission de Keir Starmer
-
L'ancien patron emblématique de la Fed Alan Greenspan est mort
-
Paris Basketball: Thomas dans les pas de Tuomas
-
Sous une chaleur étouffante, la moitié des Français en vigilance rouge
-
L'Europe fait face à une canicule qui s'accentue
-
Mondial-2026: la presse belge étrille ses Diables rouges et un De Bruyne "has been"
-
Alan Greenspan, le Maestro incontesté, ébranlé par la crise des subprimes
-
Pourparlers avec l'Iran: JD Vance salue des "bases très solides" en vue d'un accord
-
Chars: accord franco-allemand sur KNDS ouvrant la voie à la cotation
-
Canicule: le congé climatique, "mauvaise réponse à une vraie question", selon le président du Medef
-
Espagne: 24 ans de prison pour corruption pour l'ex-bras droit de Pedro Sánchez
-
Lyhanna: le rapport d'inspection pointe "une perte de temps" et "une absence de suivi"
-
Faim: le pape dénonce la bureaucratie qui entrave l'aide mondiale
-
Keir Starmer annonce sa démission, Andy Burnham aux portes de Downing Street
-
Ormuz: le trafic continue, malgré l'annonce iranienne d'une refermeture du détroit
-
Espagne : l'ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption
-
Keir Starmer, l'avocat discipliné incapable d'impulser le "renouveau" au Royaume-Uni
-
Keir Starmer, anatomie d'une chute en cinq dossiers clés
-
Mondial-2026: la France et l'Argentine visent les 16es, au lendemain du réveil espagnol
-
"Résistance !": des milliers de Colombiens manifestent contre le nouveau président pro-Trump
-
Grèce: à Santorin, les bus touristiques en grève, des croisiéristes annulent leur escale
-
La délégation iranienne rentre à Téhéran après d'"intenses discussions" en Suisse
-
Le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission
-
La "technoférence": un parent sur deux distrait par son téléphone face à son jeune enfant
-
Le natto: l'aliment japonais qui dégoûte autant qu'il séduit le monde
-
Philippines: trois adolescents tués lors d'une fusillade dans un lycée
"Votes illégaux": les migrants au coeur d'une campagne de désinformation aux Etats-Unis
A l'approche de la présidentielle aux Etats-Unis, l'une des fausses informations particulièrement relayée par les républicains, à commencer par leur candidat Donald Trump, vise les migrants: les démocrates chercheraient à les faire voter...alors qu'ils n'en ont pas le droit.
Avec la perspective d'un scrutin serré, les réseaux sociaux sont inondés de rumeurs visant les personnes traversant illégalement la frontière avec les Etats-Unis, un thème central de la campagne des républicains face au démocrate Joe Biden.
Les personnes n'ayant pas la nationalité américaine n'ont pas le droit de voter aux élections fédérales, comme la présidentielle de novembre. Mais l'ancien président Donald Trump continue d'affirmer sans preuve sur son réseau Truth Social que le Parti démocrate incite les migrants à entrer illégalement afin de les faire voter pour Joe Biden.
Le patron de X Elon Musk a lui aussi répandu cette rumeur, tout comme l'élue très trumpiste Marjorie Taylor Greene, qui assène que les démocrates vont ainsi "voler l'élection avec des votes illégaux".
"Cela explique le large nombre d'inscriptions par numéro de sécurité sociale dans certains Etats clé, les migrants peuvent l'obtenir sans avoir la citoyenneté", a-t-elle avancé sur X. "C'est pour cela que Biden veut ouvrir la frontière".
Une étude de l'institut d'analyses politiques indépendant Brennan Center estime que des votes soupçonnés, sans preuve, de provenir de non-citoyens représentaient 0,0001% des voix comptabilisées lors de l'élection présidentielle de 2016.
Les Etats-Unis comptent quelque 161 millions d'électeurs sur une population d'environ 336 millions d'habitants. Les autorités estiment à 11,4 millions le nombre d'immigrants illégaux et à 12,9 millions les résidents étrangers permanents légaux dans le pays.
- "Capitaliser sur la peur" -
Donald Trump et le Parti républicain insistent: ils veulent une loi supplémentaire visant à s'assurer encore davantage de l'impossibilité pour les non-citoyens de déposer un bulletin dans l'urne.
"Nous ne pouvons pas nous contenter d'attendre qu'une fraude massive se produise", a clamé Mike Johnson, le chef républicain de la Chambre des représentants.
La recrudescence de fausses informations concernant le droit de vote aux Etats-Unis coïncide avec les passages illégaux record à la frontière avec le Mexique ces dernières années.
"Le changement le plus notable, c'est l'intensité de la crise à la frontière et la manière dont elle est exploitée pour alimenter ces rumeurs", explique Mert Bayar, spécialiste des théories du complot à l'Université de Washington.
Et nombreux politiques "capitalisent sur l'angoisse et la peur" d'une partie de l'électorat, abonde Ethan Porter, professeur de médias et affaires publiques à l'Université de George Washington.
"Mobiliser les électeurs n'est pas facile. Ces peurs leur facilitent la tâche", fait-il remarquer.
Ces mêmes théories infondées existaient déjà lors de l'élection présidentielle de 2016, remportée sur le fil par Donald Trump face à Hillary Clinton. L'ex-président avait pourtant accusé sa rivale d'alors d'avoir bénéficié de votes de migrants illégaux.
Mais aujourd'hui, le dispositif de désinformation est encore plus "sophistiqué" qu'auparavant, selon Emerson Brooking, expert en désinformation au centre de réflexion Atlantic Council.
- "Qu'un début" -
Selon plusieurs analystes, ces rumeurs autour de l'immigration illégale servent d'amorce aux futures accusations de fraude qui ne devraient pas manquer de revenir durant l'élection, Donald Trump n'ayant jamais reconnu sa défaite de 2020 face à Joe Biden.
Selon le professeur Ethan Porter, cette stratégie répond à une équation qui se veut à tous les coups gagnante pour les républicains: "soit +mon camp gagne l'élection malgré les votes illégaux+, soit +mon camp perd à cause de ces mêmes votes illégaux+".
Un pari risqué, estime Mert Bayar. "Ces théories conspirationnistes et rumeurs de fraude pourraient bien avoir l'effet de démobiliser les gens qui y croient parce qu'ils pourraient ne pas vouloir participer à un système dans lequel ils n'ont plus confiance", explique le spécialiste à l'AFP.
Pour Emerson Brooking, ces théories sont purement "opportunistes" et ceux qui veulent y croire les oublieront "du jour au lendemain" si Donald Trump l'emporte face à Joe Biden.
A six mois de la présidentielle, "nous ne sommes qu'au tout début de la vague de désinformation politique", prévient l'expert, qui s'attend à "un raz-de-marée" de fausses informations d'ici novembre.
F.Stadler--VB