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Sport, cuisine et dépression: Dennis Ombachi, le rugbyman kényan devenu influenceur culinaire
"Done" ("c'est fait"): le gimmick ponctuant ses recettes est aussi célèbre que le balcon de son appartement où il se filme. Ancien international de rugby à VII, Dennis Ombachi est devenu en quelques années une figure des réseaux sociaux au Kenya.
Ce solide gaillard (1,88 m, 96 kg) était connu dans son pays comme le héros de la qualification historique de l'équipe nationale de rugby à VII pour les Jeux de Rio 2016, traversant le terrain pour marquer l'essai décisif à l'ultime seconde.
Son succès est aujourd'hui mondial, avec des millions de followers sur les réseaux sociaux (2,3 millions sur TikTok, 1,4 million sur Instagram) où il est "The Roaming Chef" ("le chef itinérant").
Ses vidéos au montage dynamique, commentaire monocorde rythmé du célèbre "Done", avec en fond la "skyline" de Nairobi lui ont valu d'être désigné par TikTok comme le meilleur créateur de contenus africain en 2022, consécration de sa nouvelle vie au terme d'un parcours tourmenté.
"La page du rugby est tournée", lâche celui qui a sillonné pendant dix ans le circuit mondial à VII, participé aux JO-2016 et à deux Coupes de monde (2013, 2018).
Une fracture jambe-cheville en 2017 a été un déclic: "Ça a eu un impact physique et mental. (...) Après cette blessure, j'avais décidé que je ne voulais pas faire ça toute ma vie".
- Démons -
C'est à cette période qu'il se retrouve confronté à ses démons.
"La dépression a toujours été là (...). Mais elle s'est davantage manifestée durant les dernières années de ma carrière", raconte-t-il, énumérant ses symptômes: "retrait social", "boire beaucoup", "automutilation" (dont il porte les stigmates à l'avant-bras) et "deux tentatives de suicide".
Hospitalisé, il est diagnostiqué bipolaire en 2018.
"Une bénédiction", estime rétrospectivement ce père de deux enfants, âgé de 33 ans: "Ca a permis de répondre à beaucoup de questions sur ma vie, ma personnalité, mes comportements..."
Il lui faudra "quelques mois, un an" pour accepter sa condition, son traitement et sa thérapie.
La cuisine a été un précieux compagnon, comme lorsqu'il écumait les hôtels de Hong Kong, Dubaï ou Las Vegas pour le rugby.
"J'étais bon en sport, j'avais du succès. Mais une fois les lumières du stade éteintes, je me disais +Ma vie est un peu vide+", raconte-t-il: "La cuisine m'a d'une certaine manière maintenu sain d'esprit, ça m'a permis de traverser mes périodes dépressives".
Inspiré par les gastronomies des pays qu'il découvrait et les vidéos du chef Gordon Ramsay qu'il visionnait jour et nuit, il s'essayait à diverses recettes, tenait un blog culinaire, offrait ses services pour des soirées - l'origine de son surnom "le chef itinérant".
- Gordon Ramsay "mentor" -
Après le Covid-19, avec une carrière sportive déclinante et la naissance de son premier enfant, le chef autodidacte se consacre aux vidéos culinaires.
Le succès, sur Tiktok notamment, viendra en quelques mois en 2021.
Ses vidéos atteignent aujourd'hui jusqu'à 54,6 millions de vues. Son balcon, où il a installé sa cuisine après la naissance de son fils, est devenu un lieu emblématique, accueillant le recordman d'Afrique du 100 m Ferdinand Omanyala et la star de l'afrobeat Davido.
Son secret: des séquences "courtes, informatives et divertissantes". "Pas de +Ma grand-mère m'a appris ça+, +Quand j'ai voyagé là-bas+... Les gens veulent voir la nourriture".
En 1'30, Dennis Ombachi s'attache à montrer chaque étape d'une recette (kényane ou étrangère) en appliquant les principes de son "mentor" Gordon Ramsay: "Utiliser ses yeux, son nez, son goût, comprendre les différentes saveurs, comment elles se combinent..."
Même son "done" vient d'une formule utilisée par le chef britannique dans ses vidéos, qu'il dit avoir "inconsciemment" intégrée.
- "Comme le diabète" -
En 2021, l'ancien sportif rend publics ses troubles bipolaires sur Twitter pour "briser la stigmatisation" sur un sujet tabou au Kenya, sixième pays africain le plus touché par les troubles dépressifs (1,95 million de personnes), selon l'OMS en 2017.
"J'avais parcouru du chemin", raconte-t-il: "Je me suis dit +Il est temps de raconter mon histoire. Peut-être que je peux aider une ou deux personnes+".
"C'est comme le diabète. Comme un diabétique doit prendre son insuline de temps en temps, vous devez prendre vos médicaments de temps en temps", dédramatise-t-il, assurant n'avoir "jamais été aussi heureux et productif".
Aujourd'hui, il vit de son activité d'influenceur et anime des événements culinaires avec des partenaires (marques alimentaires, supermarchés, ambassades...).
Son rêve est de recevoir sur son balcon Gordon Ramsay, le chef Wolfgang Puck ou Barack Obama.
Il veut aussi laisser un restaurant "en héritage" à ses enfants. "Pas dans l'immédiat, mais c'est l'objectif final".
P.Keller--VB