-
En pleine guerre, la révolte de deux femmes tchétchènes
-
A Kiev, la souffrance de personnes âgées privées de chauffage
-
Venezuela: la présidente par intérim affirme que les Etats-Unis débloquent des fonds visés par des sanctions
-
NBA: les Pistons résistent aux Nuggets, le Thunder écarte les Pelicans
-
Corée du Sud: l'ex-première dame Kim Keon Hee condamnée à 20 mois de prison pour corruption
-
Open d'Australie: Sinner-Shelton, la glace et le feu vont faire des étincelles
-
Euro de hand: France-Allemagne, l'acte II
-
Ligue des champions: une dernière journée folle et à suspense
-
Minneapolis: un conseiller de Trump suggère des manquements de la part des policiers fédéraux
-
Minneapolis: Trump joue l'apaisement, une élue démocrate prise pour cible
-
Taux d'intérêt de la Fed: une nouvelle phase glaciaire se profile aux Etats-Unis
-
Etats-Unis: TikTok conclut un accord avant un procès clé sur l'addiction aux réseaux sociaux
-
Kim annonce que la Corée du Nord dévoilera bientôt ses futurs plans de dissuasion nucléaire
-
Verdict dans le procès pour corruption de l'ex-première dame de Corée du Sud
-
Minneapolis: Trump promet une "petite désescalade" après l'arrivée d'un de ses conseillers
-
Israël va se concentrer sur les tâches de "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", dit Netanyahu
-
Un juge rouvre une procédure pour agression sexuelle contre Marilyn Manson
-
Wall Street termine contrastée, nouveau record de l'indice S&P 500
-
Ski: le Français Elezi Cannaferina, 3e à Schladming, fonce vers les JO
-
Combien de microplastiques avons-nous dans le corps ? Des chercheurs veulent cadrer le débat
-
Minneapolis: délicate reprise en main de l'opération anti-immigration par un conseiller de Trump
-
Mort d'un streamer en direct en France: mandats d'arrêt requis contre les gérants de Kick
-
"Bonjour!" Starmer s'amuse des lunettes de Macron, qui lui répond
-
L'Assemblée adopte le budget de l'Etat, qui va être transmis au Sénat
-
Mexique : indignation après la fusillade mortelle sur un terrain de foot
-
Des résultats 2025 en recul pour LVMH après une année "agitée"
-
Le poste-frontière de Rafah bientôt rouvert, "porte vers la vie" des Gazaouis
-
L'assurance vie fait le plein en 2025 avec plus de 50 milliards d'euros de surplus
-
JO-2026: polémique en Italie sur la venue d'une division de l'ICE américaine
-
Mort d'un streamer en direct en France: ouverture d'une information judiciaire visant la plateforme Kick
-
La France est en droit d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, assure Bruxelles
-
Municipales: en six ans, le vélo s'est trouvé des ailes
-
Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse, avant la Fed et les résultats d'entreprises
-
Minneapolis: sous la pression, Trump lâche du lest
-
Protection des mineurs: Youporn et Pornhub vont bloquer l'accès aux nouveaux utilisateurs britanniques
-
Début attendu du procès de l'addiction aux réseaux sociaux à Los Angeles
-
mpox à La Réunion: Rist veut rassurer et souligne les mesures pour éviter une épidémie
-
Le PDG de la SNCF Jean Castex "sidéré" par la polémique "no kids"
-
Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset "pour Marine Le Pen"
-
La Fed entame sa première réunion de l'année, chahutée par la tempête Trump
-
Minuit plus proche que jamais pour l'horloge de l'apocalypse
-
Wall Street sans direction claire, accueille une volée de résultats d'entreprises
-
Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d'actifs
-
Ligue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle
-
Boeing publie son premier bénéfice net annuel depuis 2018, grâce à une cession d'actifs
-
Brèves échauffourées à Toulouse entre agriculteurs et policiers, six interpellations
-
Foules en délire et Afrique en marche : la folle tournée de l'influenceur IShowSpeed
-
Foules en délire en Afrique : la folle tournée de l'influenceur IShowSpeed
-
La condamnation de Morandini pour harcèlement sexuel également définitive
La Libye commémore la révolte contre Kadhafi en pleine crise politique
Les Libyens célèbrent jeudi le onzième anniversaire du début de la révolution qui a renversé Mouammar Kadhafi en 2011, au moment où la transition vers la démocratie connaît de nouveaux écueils qui font craindre une reprise des hostilités.
Cet anniversaire tombe en effet alors que le pays, déjà miné par les divisions entre institutions concurrentes à l'Est et à l'Ouest, se retrouve depuis le 10 février avec deux Premiers ministres rivaux à Tripoli, après avoir manqué l'échéance électorale cruciale de décembre.
Le Parlement siégeant à l'Est a désigné l'influent ex-ministre de l'Intérieur Fathi Bachagha pour remplacer Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement intérimaire, mais ce dernier assure qu'il ne cèdera le pouvoir qu'à un gouvernement élu. Un imbroglio politico-institutionnel qui n'est pas nouveau dans ce pays.
A l'occasion de l'anniversaire de la révolte déclenchée en plein Printemps arabe, les principales avenues de Tripoli ont été pavoisées de rouge, noir et vert, couleurs de l'emblème national adopté après la chute de l'ancien régime.
Concerts, chants révolutionnaires, feux d'artifice... des célébrations sont prévues vendredi place des Martyrs au coeur de Tripoli, où l'ancien "Guide" aimait prononcer ses discours, avant d'être emporté par la révolte déclenchée le 17 février 2011.
Jeudi, M. Dbeibah a assisté à une cérémonie de remise de brevets à des cadets de l'armée, dans une base militaire en périphérie de Tripoli.
Le Premier ministre en exercice a ensuite "renouvelé", dans un message sur Twitter, son "engagement à bâtir un avenir prometteur", qui assure "la liberté et la justice" pour lesquelles "nos révolutionnaires se sont sacrifiés".
- "La situation a empiré"-
A Benghazi (est), deuxième ville libyenne et "berceau de la révolution", quelques dizaines de personnes arborant le drapeau national se sont rassemblées à l'endroit où avaient commencé les premières manifestations anti-Kadhafi en 2011, selon un photographe de l'AFP.
La Libye est engluée dans une interminable transition politique, minée par des rivalités, les ingérences et une insécurité chronique, au détriment d'une population de sept millions d'habitants auxquels les abondantes réserves pétrolières sont pourtant censées garantir un niveau de vie confortable.
"La situation a même empiré", pointe Ihad Doghman, 26 ans, qui cumule deux emplois à Tripoli, comme beaucoup de ses compatriotes: fonctionnaire le jour, il gère une épicerie après son service, "seul moyen de s'en sortir" selon lui.
La Libye a connu depuis la chute de Kadhafi pas moins de neuf gouvernements et deux guerres civiles et n'est jamais parvenue à organiser une élection présidentielle.
L'espoir d'une pacification était pourtant bien réel. Fin 2020, peu après l'échec du maréchal Khalifa Haftar --homme fort de l'Est-- à conquérir Tripoli, un accord de cessez-le-feu a été signé, suivi du lancement d'un processus de paix parrainé par l'ONU.
- Arrangement -
C'est dans ce cadre que M. Dbeibah a été désigné, il y a an, à la tête d'un gouvernement de transition, avec pour mission d'unifier les institutions et de conduire le pays à des élections présidentielle et législatives en décembre.
Mais des querelles persistantes ont entraîné le report, sine die, de ces élections, sur lesquelles la communauté internationale fondait de grands espoirs pour stabiliser un pays devenu à la faveur du chaos une plaque tournante de l'émigration clandestine vers l'Europe.
En dépit de cet échec politique, il reste "une myriade de sujets sur lesquels la Libye progresse", nuance cependant Jalel Harchaoui, chercheur spécialiste de la Libye.
"La Libye n'a connu aucun échange de feu majeur depuis juin 2020. Parmi les élites, de nombreux ennemis mortels d'il y a deux ans se parlent, voire s'allient dans certains cas. Ceci constitue le début d'une réconciliation", note-il.
En décembre, alors qu'un report de l'élection se profilait, M. Bachagha, une figure de l'Ouest et candidat à la présidentielle avortée, s'est ainsi rapproché du camp rival en se rendant à Benghazi (Est), où il a rencontré, au nom de la réconciliation nationale, le maréchal Haftar.
Il ne s'agit désormais plus d'un conflit Est-Ouest, mais d'un arrangement entre acteurs clefs des deux régions.
Fort du soutien du Parlement siégeant dans l'Est, de la deuxième chambre basée à Tripoli et de l'armée de Haftar, Fathi Bachagha a jusqu'au 24 février pour former son gouvernement et le soumettre au Parlement.
C.Kovalenko--BTB