-
Images dénudées créées par Grok : une députée britannique assigne xAI en justice
-
Disparition de Lyhanna : les recherches se poursuivent, les failles du suivi du suspect interrogent
-
Perpétuité requise à l'encontre du criminel allemand accusé du meurtre en 2004 de Jonathan
-
Une pièce de théâtre avec Patrick Bruel annulée mercredi soir après une action féministe
-
Le guide suprême dit que l'Iran a infligé un "revers cuisant" à ses ennemis
-
Le BRGM et l'Ifpen vont davantage collaborer sur le captage du CO2, la géothermie profonde ou l'hydrogène
-
Quand Obama s'offre, à son tour, un monument à sa gloire
-
Pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné: fin de la garde à vue du commandant
-
Népal: un grimpeur népalais porté disparu dans l'Everest retrouvé vivant six jours après
-
L'Inde reçoit la présidente vénézuélienne par intérim pour parler pétrole
-
Les Afghans redécouvrent les bienfaits des arbres
-
Entretien automobile: 40% des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des "manquements" en 2024
-
Orania, l'enclave afrikaner passéiste séduit une certaine jeunesse
-
Indonésie: la roupie au plus bas, le Parlement va superviser la banque centrale
-
Jocelyn Dubost, un cultivateur de l'Isère pour présider les Jeunes Agriculteurs
-
Cancer: les Français les plus modestes davantage exposés aux formes les plus graves
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
-
Le financement participatif de plus en plus prisé des start-up technologiques
-
Au Nigeria, le Musée National de Lagos devient "instagrammable"
-
"L'or de sang" des mines vénézuéliennes sous la coupe des groupes criminels
-
Crise politique en Somalie : longues heures d'intenses combats à Mogadiscio
-
Face à l'IA, l'inventeur du Web appelle à "préserver les valeurs" des débuts d'internet
-
En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident
-
Les compagnies aériennes en congrès à Rio, inquiètes pour leur avenir immédiat
-
Des vignerons séduits par l'agrivoltaïsme face aux aléas du climat
-
Une frappe ukrainienne tue quatre personnes en Crimée annexée
-
Avocat, profession sous tension
-
Les librairies doivent-elles servir des cafés pour survivre?
-
Finale NBA: Karl-Anthony Towns, poil à gratter de Wembanyama
-
Vast veut ouvrir l'ère post-ISS des vols habités affranchis de la Russie
-
A la peine, le secteur du luxe en quête de solutions
-
Au Danemark, huit adoptés de Corée poursuivent l'État pour adoptions illégales
-
Bolivie: face aux pénuries et aux barrages, Paz veut renforcer le rôle de l'armée
-
Roland-Garros: Kostyuk-Andreeva, une demie sur fond d'invasion russe en Ukraine
-
Foot: contre la Côte d'Ivoire, une première revue d'effectif pour les Bleus
-
Finale NBA: les Spurs de Wembanyama débutent mal la série face aux Knicks
-
Pékin interdit de territoire quatre députés néo-zélandais après une visite à Taïwan
-
Corée du Sud: les élections locales, test réussi pour le président Lee malgré un échec à Séoul
-
L'heure du verdict pour le criminel allemand accusé du meurtre de Jonathan en 2004
-
Israël et le Liban conditionnent un cessez-le-feu à l'arrêt des tirs du Hezbollah
-
Une frappe ukrainienne tue trois personnes en Crimée annexée
-
Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu
-
En bleu et orange, la fièvre des Knicks s'est emparée de New York
-
Venezuela: la famille d'un prisonnier politique décédé dénonce un manque de respect "notoire" des autorités
-
Javier Bardem terrifie Amy Adams dans l'adaptation télé de "Les Nerfs à vif"
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour sa fracassante entrée en Bourse, un record
-
Les autorités alertent contre les arnaques autour de la Coupe du monde
-
La Nasa annonce avoir perdu l'une de ses sondes martiennes
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour son entrée en Bourse, un record
-
Wall Street termine en baisse, met un terme à sa série de records
Argentine: huit ans après, procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible"
Une tragédie "prévisible" ? Plus de huit ans après le drame, le procès du naufrage en 2017 du sous-marin argentin San Juan, avec la perte de ses 44 membres d'équipage, s'est ouvert mardi à Rio Gallegos, dans l'extrême sud du pays, au large duquel gît toujours le submersible.
L'accident qui avait vu imploser le sous-marin, "n'était pas dû à un fait fortuit, mais était un dénouement prévisible compte tenu de l'état de l'unité (du sous-marin, NDLR) qui a rendu possible le naufrage", pose l'accusation dans l'acte de renvoi lu à l'audience, et consulté par l'AFP.
Quatre ex haut-gradés de Marine sont jugés pour manquement au devoir de fonctionnaire et de leur charge, sinistre par négligence ayant causé la mort. Ils comparaissent libres, mais encourent de 1 à 5 ans de prison. Certains ont déjà été sanctionnés en cour martiale, l'un d'eux destitué.
Le San Juan, sous-marin d'attaque de type TR-1700, qui avait appareillé quelques jours plus tôt d'Ushuaia, pour regagner sa base de Mar del Plata (sud de Buenos Aires), avait envoyé le 15 novembre un message signalant une panne électrique et un début d'incendie. Ce fut son dernier.
Sa disparition, plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix, avait bouleversé le pays, et mobilisé les navires d'une dizaine de pavillons en une vaste opération de recherche de plusieurs semaines.
Un an plus tard, une firme américano-britannique d'exploration maritime, Ocean Infinity, l'avait finalement localisé, sur un fond accidenté de canyons, sa coque déformée, enfoncée. Il y est toujours, par plus de 900 mètres de fond.
Si l'origine exacte de l'avarie n'a à ce jour pas été élucidée, "quelle que soit la cause, le sous-marin a implosé", avait déclaré à le ministre de la Défense de l'époque, Oscar Aguad. Le San Juan de fabrication allemande, construit en 1983, n'était pas conçu pour descendre au-delà de 300 mètres.
- Procès contre l'oubli -
Une hypothèse est une défaillance de valve, qui aurait permis une entrée d'eau dans le compartiment des batteries, entraînant un incendie puis une explosion. Mais pour confirmer, il faudrait renflouer les débris, opération complexe qui n'a jamais été sérieusement envisagée.
"Nous allons prouver qu'il s'agissait de morts évitables, qu'on les a envoyés à la mort", a déclaré mardi à des journalistes dont l'AFP, avant l'audience, l'avocate Valeria Carreras, qui représente 34 familles.
Des rapports d'expertise, cités dans l'acte de renvoi, estiment que le délai recommandé pour réparations sur le San Juan avait été dépassé de 26 mois et que la détérioration a entraîné "une augmentation du risque au détriment de l'intégrité physique" de l'équipage.
Pour l'avocat Luis Tagliapietra, père d'un marin de 27 ans mort dans la tragédie, "il y a eu de nombreuses défaillances avant le naufrage, des commandements à terre n'ont pas pris de décisions adéquates, mais on ne sait toujours pas pourquoi il a coulé".
"C'est très difficile de condamner quelqu'un pour un délit quand on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé", ajoute-t-il, estimant que "le procès pourrait finir en acquittement".
Les grands absents du procès, qui pourrait durer jusqu'en juillet (à raison d'une semaine sur deux), sont les familles, vivant pour la plupart loin et sans moyens de se rendre à Rio Gallegos, à plus de 3 heures de vol de Buenos Aires.
- "En patrouille éternelle" -
"Ils ne peuvent même pas se payer des photocopies, alors imaginez un avion et l'hébergement ! Mais l'important, c'est d'être arrivés au procès", explique Valeria Carreras. "Cette visibilité est importante pour que l'oubli, le temps, ne soient pas complices de l'impunité".
En leur absence, des mains anonymes avaient accroché mardi à l'entrée du tribunal de Rio Gallegos un drapeau argentin, avec les visages et noms des victimes -43 hommes et une femme- et une inscription : "Honneur et gloire à nos héros en patrouille éternelle".
Dans les mois suivant le naufrage, les familles de l'équipage avaient mené une intense campagne de pression sur les autorités pour connaître le sort du sous-marin, sur fond de soupçons de dissimulations par la Marine, à la notoire "culture de silence", relève Me Carreras.
Certaines familles affirmèrent avoir fait l'objet de filatures, d'écoutes, d'intimidations. L'ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) fut même inculpé pour espionnage illégal, avant un non-lieu prononcé en 2022. Ni Macri, ni son ministre de la Défense d'alors ne figurent parmi quelque 90 témoins cités au procès de Rio Gallegos.
P.Vogel--VB