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Argentine: huit ans après, procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible"
Une tragédie "prévisible" ? Plus de huit ans après le drame, le procès du naufrage en 2017 du sous-marin argentin San Juan, avec la perte de ses 44 membres d'équipage, s'est ouvert mardi à Rio Gallegos, dans l'extrême sud du pays, au large duquel gît toujours le submersible.
L'accident qui avait vu imploser le sous-marin, "n'était pas dû à un fait fortuit, mais était un dénouement prévisible compte tenu de l'état de l'unité (du sous-marin, NDLR) qui a rendu possible le naufrage", pose l'accusation dans l'acte de renvoi lu à l'audience, et consulté par l'AFP.
Quatre ex haut-gradés de Marine sont jugés pour manquement au devoir de fonctionnaire et de leur charge, sinistre par négligence ayant causé la mort. Ils comparaissent libres, mais encourent de 1 à 5 ans de prison. Certains ont déjà été sanctionnés en cour martiale, l'un d'eux destitué.
Le San Juan, sous-marin d'attaque de type TR-1700, qui avait appareillé quelques jours plus tôt d'Ushuaia, pour regagner sa base de Mar del Plata (sud de Buenos Aires), avait envoyé le 15 novembre un message signalant une panne électrique et un début d'incendie. Ce fut son dernier.
Sa disparition, plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix, avait bouleversé le pays, et mobilisé les navires d'une dizaine de pavillons en une vaste opération de recherche de plusieurs semaines.
Un an plus tard, une firme américano-britannique d'exploration maritime, Ocean Infinity, l'avait finalement localisé, sur un fond accidenté de canyons, sa coque déformée, enfoncée. Il y est toujours, par plus de 900 mètres de fond.
Si l'origine exacte de l'avarie n'a à ce jour pas été élucidée, "quelle que soit la cause, le sous-marin a implosé", avait déclaré à le ministre de la Défense de l'époque, Oscar Aguad. Le San Juan de fabrication allemande, construit en 1983, n'était pas conçu pour descendre au-delà de 300 mètres.
- Procès contre l'oubli -
Une hypothèse est une défaillance de valve, qui aurait permis une entrée d'eau dans le compartiment des batteries, entraînant un incendie puis une explosion. Mais pour confirmer, il faudrait renflouer les débris, opération complexe qui n'a jamais été sérieusement envisagée.
"Nous allons prouver qu'il s'agissait de morts évitables, qu'on les a envoyés à la mort", a déclaré mardi à des journalistes dont l'AFP, avant l'audience, l'avocate Valeria Carreras, qui représente 34 familles.
Des rapports d'expertise, cités dans l'acte de renvoi, estiment que le délai recommandé pour réparations sur le San Juan avait été dépassé de 26 mois et que la détérioration a entraîné "une augmentation du risque au détriment de l'intégrité physique" de l'équipage.
Pour l'avocat Luis Tagliapietra, père d'un marin de 27 ans mort dans la tragédie, "il y a eu de nombreuses défaillances avant le naufrage, des commandements à terre n'ont pas pris de décisions adéquates, mais on ne sait toujours pas pourquoi il a coulé".
"C'est très difficile de condamner quelqu'un pour un délit quand on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé", ajoute-t-il, estimant que "le procès pourrait finir en acquittement".
Les grands absents du procès, qui pourrait durer jusqu'en juillet (à raison d'une semaine sur deux), sont les familles, vivant pour la plupart loin et sans moyens de se rendre à Rio Gallegos, à plus de 3 heures de vol de Buenos Aires.
- "En patrouille éternelle" -
"Ils ne peuvent même pas se payer des photocopies, alors imaginez un avion et l'hébergement ! Mais l'important, c'est d'être arrivés au procès", explique Valeria Carreras. "Cette visibilité est importante pour que l'oubli, le temps, ne soient pas complices de l'impunité".
En leur absence, des mains anonymes avaient accroché mardi à l'entrée du tribunal de Rio Gallegos un drapeau argentin, avec les visages et noms des victimes -43 hommes et une femme- et une inscription : "Honneur et gloire à nos héros en patrouille éternelle".
Dans les mois suivant le naufrage, les familles de l'équipage avaient mené une intense campagne de pression sur les autorités pour connaître le sort du sous-marin, sur fond de soupçons de dissimulations par la Marine, à la notoire "culture de silence", relève Me Carreras.
Certaines familles affirmèrent avoir fait l'objet de filatures, d'écoutes, d'intimidations. L'ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) fut même inculpé pour espionnage illégal, avant un non-lieu prononcé en 2022. Ni Macri, ni son ministre de la Défense d'alors ne figurent parmi quelque 90 témoins cités au procès de Rio Gallegos.
P.Vogel--VB