-
Lactalis lance un vaste rappel international de lait infantile
-
A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la "bonne foi" du Front national
-
Record de voyageurs dans les TGV en 2025
-
Le prince Harry témoigne contre des tabloïds devant la Haute Cour de Londres
-
Avec Spectrum, l'allemand Isar veut mettre sur orbite la souveraineté spatiale européenne
-
L'Espagne face aux questions après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures
-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU et totalement à sa main
-
La Bourse de Paris sous pression, le Groenland sous les projecteurs
-
Bourse de Paris: Danone chute après un rappel de lait infantile à Singapour
-
Une série documentaire sur YouTube relate une prise d'otages visant des influenceurs
-
Ligue des champions: le PSG menacé de perdre le fil de sa saison
-
Manifestations en Iran: "plus de retour en arrière" possible, selon la veuve de l'ex-chah
-
Au Pakistan, la résistance citoyenne s'organise pour défendre son "droit à respirer de l'air pur"
-
Les derniers voeux de Brigitte Bardot, "âme fatiguée" confiante dans l'avenir de sa fondation
-
Grok va de nouveau être disponible aux Philippines, une semaine après sa suspension
-
Iran: après la contestation, "plus de retour en arrière" possible, dit la veuve de l'ex-chah à l'AFP
-
Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol
-
A Nanterre, l'infernale promiscuité et l'insalubrité d'une prison française
-
Enorme coup de filet dans le trafic de drogues de synthèse en Europe
-
Shein et le BHV auditionnés par les sénateurs
-
Athlétisme: Marcell Jacobs de retour en Italie avec l'entraîneur de ses titres olympiques
-
Japon: la plus grande centrale nucléaire du monde doit redémarrer mercredi
-
Open d'Australie: Alcaraz et Sabalenka déroulent pour passer au troisième tour
-
Loi martiale en Corée du Sud: l'ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison
-
NBA: San Antonio se saborde à Houston, Wembanyama maladroit
-
Pyongyang produit chaque année de quoi fabriquer jusqu'à 20 armes nucléaires, selon Séoul
-
Visite du ministre de l'Intérieur russe à Cuba en pleines tensions avec Washington
-
Japon: verdict attendu pour l'assassin présumé de l'ex-Premier ministre Shinzo Abe
-
PMA, IA et autres questions sensibles: lancement des Etats généraux de la bioéthique
-
Premier vote sur le Mercosur au Parlement européen, traversé par des lignes de fractures nationales
-
Groenland: Trump attendu à Davos pour un face-à-face avec les Européens
-
Chili: le président élu Kast confie la Défense et les Droits humains à d'ex-avocats de Pinochet
-
Espagne: un mort et quatre blessés graves dans une nouvelle catastrophe ferroviaire
-
Venezuela: Trump veut impliquer Machado, la présidente par intérim accélère les réformes
-
Ligue des champions: "un résultat très très très injuste" pour le PSG, peste Luis Enrique
-
Incendies au Chili : des sinistrés désemparés implorent de l'aide au milieu des décombres
-
F1: Audi présente la première monoplace de son histoire
-
Ligue des champions: Monaco humilié et déclassé par le Real Madrid, continue de s'enforcer
-
Ligue des champions: Mbappé punit Monaco et achète la paix sociale à Madrid
-
Ligue des champions: le PSG piégé par le Sporting et pas rassuré pour son top 8
-
Ligue des champions: Arsenal file en 8e, City et le Paris SG chutent
-
Ligue des champions: Arsenal au septième ciel grâce à Jesus
-
Ligue des champions: Manchester City tombe de haut à Bodo (3-1)
-
Deux chasseurs condamnés après avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson
-
Accusé de diffamation par Jean-Michel Aulas, Rue89Lyon relaxé
-
En Syrie, le pouvoir accorde un nouveau sursis aux Kurdes
-
CAN-2025: fin de la parade survoltée des Lions, fêtés par des dizaines de milliers de Sénégalais
-
En Tunisie, des pluies "exceptionnelles" font quatre morts
-
Redressement fiscal en vue pour Castel, sur fond de dissensions
-
"Autour de 20 milliards d'euros" d'exportations d'armements français en 2025 (ministre)
Au Pakistan, la résistance citoyenne s'organise pour défendre son "droit à respirer de l'air pur"
Au Pakistan, où la pollution de l'air atteint depuis plusieurs années des niveaux record, des citoyens excédés prennent les choses en main.
Faute d'actions jugées suffisantes de la part des autorités, ils installent des capteurs à bas coût pour mesurer la qualité de l'air, alerter l'opinion publique et appuyer des recours en justice.
Chaque hiver, ce pays de plus de 255 millions d'habitants étouffe et les grandes villes comme Lahore (près de la frontière indienne), Karachi sur la côte ou encore la capitale Islamabad disparaissent sous un épais brouillard.
En 2016, l'ingénieur Abid Omar est l'un des premiers à s'en préoccuper.
Faute de données officielles, il fonde son propre réseau de surveillance, Pakistan Air Quality Initiative (Paqi), qui compte depuis 150 capteurs à travers le pays.
"Ce soi-disant +brouillard+", présenté par les autorités comme un phénomène saisonnier, n'existait pas quand j'étais enfant", raconte à l'AFP cet entrepreneur pakistanais de 45 ans.
- Révéler l'invisible -
Les données publiques de Paqi, reprises par la société suisse IQAir, ont contribué à classer en 2024 le Pakistan comme le troisième pays le plus pollué au monde.
Les concentrations de particules fines PM2,5 y atteignent jusqu'à 14 fois la limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé.
Selon la Banque mondiale, cette exposition à la pollution atmosphérique a provoqué 230.000 décès prématurés au Pakistan en 2019, pour un coût équivalent à 9% du PIB.
Ce cocktail de brouillard et d'émissions toxiques - alimenté par le diesel de mauvaise qualité, les brûlis agricoles saisonniers et le refroidissement hivernal - sature les hôpitaux et prive des millions d'enfants d'école.
Pour faire reconnaître le smog comme une pollution atmosphérique dangereuse pour la santé auprès de la Haute Cour de Lahore, les capteurs de Paqi ont joué un rôle clé.
"A l'époque, le département de la protection de l'environnement du Pendjab niait le problème. Grâce à l'un de nos capteurs mobiles, nous avons démontré en temps réel que la qualité de l'air à l'intérieur même de la salle d'audience était dangereuse", relate Abid Omar.
Le tribunal avait enjoint le gouvernement provincial à déployer des stations de surveillance de la qualité de l'air, au nombre de 44 dans la province aujourd'hui, et à rendre publiques les données recueillies.
Mais "par le passé, lors de pics de pollution, les autorités ont paniqué et éteint plusieurs de leurs stations", accuse Abid Omar.
Les autorités exercent aussi un contrôle étroit sur les capteurs privés, accusés de manquer de fiabilité et de semer la panique. Les chercheurs jugent pourtant ces appareils indispensables pour compléter des données officielles parcellaires et qui manquent de transparence.
- Changer ses habitudes -
Ces dernières années, les autorités fédérales et provinciales ont multiplié les mesures anti-smog: régulation des briqueteries, amendes contre les véhicules les plus polluants, interdiction des brûlis agricoles.
Mais la qualité de l'air à Islamabad n'a cessé de se dégrader, déplore le Dr Taha Ali, qui juge ces mesures insuffisantes face aux émissions.
Avec son collègue Umair Shahid, cet universitaire a créé son propre réseau de surveillance à Islamabad, les Curious Friends of Clean Air (CFCA).
En trois ans, ils ont déployé une douzaine de capteurs, gros comme une prise électrique, fabriqués grâce à une imprimante 3D et coûtant une cinquantaine de dollars chacun.
Bien que non homologués, ces appareils ont mis en évidence des tendances alarmantes dans leur quartier et permis de sensibiliser les habitants.
"Un groupe de yoga qui pratiquait quotidiennement dans un parc, a décidé de changer ses horaires", se félicite Umair Shahid qui a lui-même modifié ses sorties familiales pour éviter les pics de pollution constatés le matin et en soirée.
Leurs données ont également convaincu certains voisins d'investir dans des purificateurs d'air - encore rares et coûteux au Pakistan - ou de porter un masque lors des épisodes les plus critiques. Car, selon leurs relevés, la qualité de l'air ne cesse de se dégrader et reste mauvaise toute l'année, même lorsque la pollution est invisible à l'œil nu.
Face à cette inertie, certains citoyens choisissent la voie judiciaire. A 22 ans, Hania Imran, militante pour le climat, a décidé en 2024 de poursuivre l'Etat pour faire valoir son "droit à respirer de l'air pur".
Son recours, qui vise notamment à rappeler aux autorités leur obligation de passer à des carburants plus propres, reste toutefois en suspens, et l'issue demeure incertaine.
"Il faut cesser de dire que le smog est la faute de l'Inde, que c'est à cause du brûlage des cultures, c'est une crise que nous devons résoudre nous-mêmes", affirme-t-elle. "Nous avons besoin de transports publics accessibles et d'un développement urbain durable."
G.Frei--VB