-
Pour Laurent Vinatier, ex-prisonnier en Russie, "le traumatisme" et le "miracle"
-
Musk veut commercialiser ses robots Optimus d'ici fin 2027
-
Incendie meurtrier d’un bar en Suisse : le propriétaire français libéré, les familles "sidérées"
-
Budget: l'écart entre les taux d'intérêt français et allemand au plus bas depuis juin 2024
-
La Bourse de Paris marque une pause, l'oeil sur le Groenland
-
Collision ferroviaire en Espagne : la rupture d'un rail avant l'accident, hypothèse privilégiée
-
F1: Alpine présente sa nouvelle voiture et affiche ses ambitions
-
La direction de l'AFP détaille son plan d'économies, rejeté par le personnel
-
Espagne : la plainte pour agressions sexuelles contre Julio Iglesias classée
-
Neige épaisse et froid intense, les Etats-Unis attendent une méga tempête d'hiver
-
En Irak, des femmes kurdes se tressent les cheveux en solidarité avec une combattante syrienne
-
Agressions sexuelles sur Adèle Haenel: trois ans de prison ferme requis en appel contre Christophe Ruggia
-
Lecornu se donne pour objectif la construction de "2 millions de logements d'ici à 2030", soit 400.000 par an
-
Dépression Ingrid: la Bretagne en vigilance, lente décrue attendue
-
Le pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France va être convoyé vers le port de Marseille-Fos
-
Onze ans après les fouilles, le trésor de Lavau se dévoile au public
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland
-
Début des pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi
-
Wall Street: l'enthousiasme autour du Groenland s'essouffle
-
"French response", la riposte "désinhibée" sur X de la diplomatie française
-
Législatives en Birmanie : le rapporteur spécial de l'ONU appelle au rejet des résultats
-
"Un kidnapping du corps": une prof de philo britannique raconte son "agression" par Grok
-
Lait infantile: lots "retirés", selon la ministre, Nestlé promet la "transparence"
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise effectue une visite au Groenland
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige
-
JO-2026: Le retour "surréaliste" de la fondeuse Bruna Moura après un grave accident
-
Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?
-
Ski: vainqueur du super-G, Marco Odermatt lance parfaitement son weekend à Kitzbühel
-
Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige hivernales
-
Minnesota: nouvelle vague de colère après l'arrestation d'un garçon de 5 ans
-
Pluie, vent et fortes vagues en Bretagne avec le passage de la dépression Ingrid
-
Lagarde remercie "ceux qui dénigrent" l'Europe
-
Stars et stylistes aux funérailles du couturier Valentino à Rome
-
Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU
-
Pakistan: arrestation d'une célèbre avocate en droits humains
-
En Israël, l'amertume d'une localité bédouine après une opération de police meurtrière
-
Budget: Lecornu défend le recours au 49.3, la censure repoussée
-
Compter les oiseaux pour mieux les protéger
-
Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass, avant une réunion à Abou Dhabi
-
To Lam reconduit pour cinq ans à la tête du Vietnam
-
Open d'Australie: Alcaraz, Gauff et Sabalenka au rendez-vous des 8es
-
Open d'Australie: Vacherot confirme son éclosion avant le test Shelton
-
Rappel de lait infantile: tous les lots concernés "ont été retirés", assure Mme Rist
-
RDC: un an après sa chute, Goma vit dans la peur
-
Minnesota: un enfant de 5 ans détenu, Vance veut "faire baisser la température".
-
NBA: San Antonio finit fort, le derby de LA pour les Clippers
-
Open d'Australie: Alcaraz et Sabalenka au rendez-vous des 8es
-
Iran: Trump affirme qu'une "armada" navigue vers le Golfe
-
Les légendes des Jeux d'hiver: du "Nurmi des glaces" au "Blitz de Kitz" (1er volet, des JO-1924 à 1956)
Bétharram: la congrégation admet sa "responsabilité", "soulagement" mitigé des victimes
La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l'établissement catholique des Pyrénées-Atlantiques au cœur d'un scandale de violences physiques et sexuelles, a reconnu mardi sa "responsabilité" en annonçant des mesures saluées avec nuance par les victimes.
"Je prends la parole au nom de la congrégation pour dire que nous sommes toujours très affectés par ce qui s'est passé (...), par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués" mais auxquels "le contraire" est arrivé: "ils ont été anéantis", a déclaré le prêtre Laurent Bacho, 75 ans et ancien vicaire régional des bétharramites, dans un entretien avec l'AFP.
"Pour aboutir à une position commune irrévocable, il nous a fallu du temps", a concédé le religieux face aux critiques sur son "mutisme".
"C'est un immense soulagement", a réagi Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes, regrettant toutefois un positionnement "contraint" et tardif d'une "congrégation acculée" qui "aurait dû reconnaître" ses responsabilités "depuis des décennies" selon lui.
Mardi, l'avocat d'une des premières victimes déclarées a annoncé le dépot d'ici vendredi d'une plainte pour "recel de crime" et "complicité de crime par dissimulation" à l'encontre de la congrégation des pères de Bétharram.
Laurent Bacho, responsable de la cellule d'écoute au sein de la congrégation, a rencontré huit victimes. "Je n'ai pas douté" de leur parole, assure-t-il. Mais il murmure aussi sa "douloureuse" prise de conscience: les personnes accusées sont "des frères (qu'il a) appréciés". "Ce n'est pas moi en tant que tel mais je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable."
En mai dernier, après l'ouverture d'une enquête judiciaire, la congrégation s'est tournée vers l'Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD), qui doit "les accompagner" pour satisfaire "le plus possible les droits des victimes" et prévenir de nouvelles violences, explique à l'AFP sa directrice, Magalie Besse.
- "Toutes les victimes" -
De premières mesures ont été décidées.
Jusqu'à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de "700.000 euros", soit 60% de ses finances, les 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l'Église depuis 2021.
Elle ne prenait pas en compte cependant les victimes de laïcs, que les pères de Bétharram veulent indemniser désormais, grâce à "la vente des quelques biens immobiliers" qu'ils possèdent à Lestelle-Bétharram.
Le montant des réparations dépendra notamment des fonds récoltés lors de ces ventes, et de la teneur des dénonciations.
"Nous allons nous dépouiller (...) et c'est d'autant plus douloureux que ces biens ont été acquis par notre fondateur Michel Garicoïts", a souligné Laurent Bacho.
"De quoi parle-t-on ? On parle de biens immobiliers qui sont complètement à l'abandon depuis des décennies", a rétorqué Alain Esquerre.
"C'est une évolution effectivement très importante que la congrégation reconnaisse ses responsabilités sur le volet sexuel du dossier" mais "ce n'est toujours pas suffisant", a-t-il ajouté, réclamant que soient aussi prises en compte les victimes de violences physiques.
Pour Magalie Besse, "il y a des questions techniques complexes" liées au nombre important des victimes mais "il va falloir proposer des solutions", également, pour ces faits "extrêmement graves".
- Commission d'enquête indépendante -
Une "réparation mémorielle" sera aussi proposée, souligne Laurent Bacho. Le 15 mars à Bayonne, l'IFJD organise un forum pour ouvrir "un dialogue" entre les victimes qui le souhaitent et la congrégation. L'idée d'installer une plaque ou d'édifier un monument devrait y être évoquée.
Ce rendez-vous sera aussi l'occasion d'expliciter le fonctionnement d'une nouvelle commission d'enquête indépendante, financée par la congrégation.
Composée de membres externes qui restent à définir, elle devra investiguer "pendant au moins six mois" sur "les causes" des "abus massifs", assure Laurent Bacho: examen des archives, audition des victimes, de membres de la congrégation, étude de son fonctionnement dans les "différents pays" où elle est présente...
"Pourquoi nous n'avons rien vu, rien su ?", répète le prêtre, circonscrivant les violences à "des personnalités déviantes" et rejetant l'idée d'un "système" ayant permis cinquante ans de violences.
Pour parachever ce "travail de réflexion", Magalie Besse suggère d'interroger aussi "les acteurs de l'Éducation nationale", les "politiques", "une partie des élites"... qui ont pu contribuer "au déni".
clw-cac-cas-kal-jed/ppy/swi
F.Stadler--VB