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Syrie: plus de 10 ans après sa disparition, l'espoir de retrouver le père Paolo renaît
Dans un ancien monastère perché sur une colline rocheuse au nord de Damas, des proches du père Paolo Dall'Oglio poursuivent son œuvre, espérant que la chute de Bachar al-Assad permette enfin de lever le voile sur le sort du prêtre jésuite italien.
Le père Paolo a vécu plusieurs années dans ce monastère fondé au VIe siècle et dont il a contribué à la restauration.
Opposant farouche au pouvoir sous Bachar al-Assad, il avait été expulsé en 2012 après avoir rencontré des membres de l'opposition. L'année suivante, il était revenu clandestinement dans les zones rebelles, avant de disparaître en juillet 2013 alors qu'il se rendait à Raqqa pour négocier la libération de militants enlevés par un groupe qui deviendrait plus tard l'organisation Etat islamique (EI).
"Nous voulons savoir si le père Paolo est vivant ou mort, qui l'a emprisonné et qu'en est-il de son sort", affirme le père Jihad Youssef, supérieur du monastère Deir Mar Moussa al-Habachi (Saint-Moïse l'Abyssin), situé à une centaine de kilomètres de la capitale syrienne.
Depuis sa disparition, des informations contradictoires ont circulé sur son sort: certaines affirmant qu'il a été capturé par les jihadistes, d'autres qu'il a été tué ou encore remis aux autorités syriennes.
La défaite territoriale de l'EI en 2019 n'a apporté aucune certitude, dans un pays où des dizaines de milliers de personnes ont disparu dans les geôles de Bachar al-Assad ou ont été portées disparues au cours de la guerre civile déclenchée en 2011.
La chute de Bachar al-Assad en décembre dernier a permis à ses amis du monastère d'exprimer ouvertement leurs soupçons selon lesquels le père Paolo aurait pu être "emprisonné par le régime", explique le père Youssef.
"Nous avons attendu un signe de lui… dans la prison de Saydnaya ou la branche Palestine", dit-il, en référence à des centres de détention tristement célèbres, d'où des détenus ont été libérés après la chute de Bachar al-Assad.
"On nous a dit beaucoup de choses, notamment qu'il aurait été aperçu à la prison d'Adra en 2019", à la périphérie de Damas, "mais rien de fiable", ajoute-t-il.
- "Coexistence possible" -
Né en 1954, Paolo Dall'Oglio prônait le dialogue interreligieux. A Deir Mar Moussa, chrétiens et musulmans se réunissaient pour prier côte à côte, faisant du monastère un symbole de coexistence.
Le monastère était un pont pour le dialogue entre Syriens, dans un pays que "l'ancien régime avait divisé en communautés, nourrissant une méfiance mutuelle", souligne le père Youssef.
Quelque 30.000 visiteurs s'y sont rendus en 2010, avant la guerre et la disparition de Paolo Dall'Oglio.
Le monastère a rouvert ses portes en 2022.
"Je ne connaissais pas le père Paolo", confie Chatha al-Barrah, 28 ans, venue en retraite spirituelle. "Mais je sais qu'il ressemble à ce monastère, qui ouvre son cœur à tous, quelles que soient leurs croyances", dit cette interprète en gravissant les 300 marches menant aux bâtiments en partie creusés dans la roche.
Pour Julian Zakka, 28 ans, c'est la figure du prêtre italien qui l'a poussé à entrer dans l'ordre des jésuites.
"Le père Paolo combattait l'amalgame entre islam et extrémisme', explique-t-il, "et insistait sur le fait que la coexistence était possible".
- "Profondes blessures" -
Depuis la chute de Bachar al-Assad, les nouvelles autorités s'efforcent de rassurer les minorités.
Bachar al-Assad s'était présenté comme un protecteur des minorités dans une Syrie multiethnique et multiconfessionnelle, tout en concentrant le pouvoir entre les mains de la minorité alaouite, dont il est issu.
"Le régime se présentait comme notre protecteur, mais en réalité, il nous utilisait comme bouclier", estime le père Youssef.
Il dit espérer qu'"enfin, le poids qui pesait sur nos poitrines s'est levé et que nous pouvons respirer", après des décennies de "mort politique".
Et veut transmettre le message du père Paolo.
"Nous allons reprendre les activités qu'il aimait tant", annonce-t-il, notamment une marche prévue dans la province de Homs, où cohabitent alaouites, sunnites et chiites.
"Le régime a creusé de profondes blessures entre les différentes communautés musulmanes" à Homs, souligne-t-il.
"Père Paolo voulait organiser une grande procession là-bas --prier sur les charniers, être un pont entre les gens-- pour qu'ils écoutent la douleur des autres, pleurent ensemble et se tiennent la main."
U.Maertens--VB