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Conseil constitutionnel : Laurence Vichnievsky et Philippe Bas, la juge et le sénateur
En plus de Richard Ferrand, proposé par Emmanuel Macron pour présider le Conseil constitutionnel, les présidents de l'Assemblée et du Sénat ont eux aussi choisi deux futurs Sages, respectivement l'ex-députée Laurence Vichnievsky et le sénateur Philippe Bas.
Laurence Vichnievsky, magistrate en politique
Candidate de Yaël Braun-Pivet, la députée MoDem porte à 70 ans l'étiquette d'une femme "pragmatique".
La native de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), fille d'un père russe professeur d'université et nièce d'oncles préfets et magistrats, fait notamment ses classes à la prestigieuse Ecole Alsacienne.
D'abord juge en banlieue parisienne, elle a été juge d'instruction au pôle financier du tribunal judiciaire de Paris, et présidente du tribunal de grande instance de Chartres.
Son nom est associé à des affaires médiatisées, elle qui avait hérité du dossier concernant la mort en 1979 de l'ex-ministre RPR du Travail Robert Boulin, et qui a notamment instruit l'affaire Elf, avec les juges Renaud Van Ruymbeke et Eva Joly.
Comme cette dernière, elle quitte le monde judiciaire pour entrer dans l'arène politique en 2009 au sein d'EELV.
Porte-parole puis conseillère régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle prendra ensuite ses distances avec le parti écologiste, avant de se rapprocher du MoDem et d'être élue conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes fin 2015 sur la liste de Laurent Wauquiez (LR).
Dans un entretien sur le site du MoDem en 2016, elle estime que le système politique "hypertrophie les pouvoirs du président de la République", prône la "défense de l'environnement", mais critique "les dérives gauchisantes des représentants officiels de l'écologie".
Elue députée en 2017, cette "pessimiste active" est membre de la Cour de justice de la République, et passe son temps en commission des Lois.
Elle y côtoie Yaël Braun-Pivet qui vante aujourd'hui une Laurence Vichnievsky "à la fois politique et magistrate" et très "indépendante".
Elle a toutefois échoué à se faire réélire députée après la dissolution.
Son passé de juge "n'est pas celui qui nous rassure (...), on verra à l'audition", souligne un cadre RN, qui l'estime "dure". "Elle a l'image d'une juge offensive", mais est "estimable" et "pragmatique", note un influent député à l'extrême droite.
Suscitera-t-elle des réticences à droite ? Un proche de Laurent Wauquiez, désormais chef des députés LR, se souvient juste qu'elle ne paraissait pas poser problème sur ces bancs au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est "plus à droite qu'on ne le croit", juge un cadre MoDem.
Philippe Bas, serviteur de l'Etat de droit
Haut-fonctionnaire au CV long comme le bras, fin politique au discours minutieux et ardent défenseur de la Ve République, le sénateur Les Républicains Philippe Bas incarne comme peu de parlementaires le service de l'Etat.
Âgé de 66 ans - comme la Constitution du 4 octobre 1958 -, le sénateur de la Manche fut secrétaire général de l'Elysée sous Jacques Chirac (2002-2005), ex-ministre de la Santé de Dominique de Villepin, soutien-clé dans la campagne de François Fillon à la présidentielle de 2017.
Au fil d'une carrière débutée au... Conseil d'Etat, dès 1984, le natif de Paris ne s'est jamais tenu très loin des institutions de la Ve République.
Parachuté dans la Manche aux législatives de 2007, il a fini par s'y enraciner.
Pour Gérard Larcher, Philippe Bas "est le choix de la légitimité", glisse-t-on dans l'entourage du président du Sénat, qui souligne la "richesse et la diversité de sa carrière". "Nul doute qu'il apporterait au Conseil constitutionnel la sagesse et l'expertise juridique nécessaires à l'accomplissement de sa mission constitutionnelle", explique-t-on encore.
Au Sénat, Philippe Bas détonne par son discours millimétré et ses formules teintées parfois d'un humour un peu pince-sans-rire ou d'autodérision.
Avec ses fines lunettes et son style "Vieille France", l'énarque est surtout systématiquement consulté lorsqu'il s'agit de toucher à la Constitution.
Quitte à s'attirer les foudres dans son camp, c'est lui qui réussit à débloquer le dossier sensible de l'inscription de l'avortement dans la Constitution, lorsqu'il propose un compromis autour du terme de "liberté garantie" d'avoir recours à une IVG. Le gouvernement finira par se ranger derrière cette position.
Favorable à l'union de la droite avec le centre pour contrer le Rassemblement national bien avant la dissolution, cet ancien collaborateur de Simone Veil n'en reste pas moins un élu très critique d'Emmanuel Macron, sur son choix de dissoudre l'Assemblée nationale par exemple. Il a aussi piloté au Sénat une commission d'enquête retentissante sur l'affaire Benalla.
O.Schlaepfer--VB