-
Australie: un enfant de 12 ans meurt des suites d'une attaque de requin
-
Sécurité intérieure plutôt que soutien aux alliés: le Pentagone dévoile sa nouvelle stratégie de défense
-
Nouvelle-Zélande: fin des recherches de survivants après un glissement de terrain
-
Mode masculine: à Paris, les adieux de Véronique Nichanian chez Hermès
-
A Tours, la gauche unitaire en route pour la primaire, le PS en observateur
-
Ukrainiens, Russes et Américains reprennent leurs discussions inédites à Abou Dhabi
-
Venezuela: le pouvoir annonce plus de libérations de prisonniers politiques, les familles s'impatientent
-
Starmer dénonce des propos "insultants" de Trump sur le rôle des alliés de l'Otan en Afghanistan
-
Niger: le correspondant de la radio allemande Deutsche Welle écroué à Niamey
-
Le Pakistan combat des légions de faux médecins
-
Minnesota: importantes manifestations à Minneapolis, les autorités américaines sur la défensive
-
Lait infantile: Danone élargit son rappel, notamment à la France
-
JoeyStarr au tribunal face à son ex-manager: une histoire d'argent et d'amitié brisée
-
Ligue 1: le PSG s'en sort difficilement à Auxerre
-
Pollution "extrême" à Sarajevo, l'état d'alerte déclaré
-
TikTok aux Etats-Unis passe sous contrôle américain : les enjeux du montage
-
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dénonce la répression "sans précédent" en Iran
-
Incendies au Chili: la justice prolonge la détention du principal suspect
-
Le trafic aérien européen au niveau de 2019, les low-cost en profitent
-
Lait infantile: Danone élargit son rappel, situation sous contrôle en France, selon le gouvernement
-
Biathlon: à Nove Mesto, deux doublés pour la France juste avant les Jeux d'hiver
-
Le rappeur Doums en garde à vue à Paris pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Indignation au Royaume-Uni après des propos de Trump sur le rôle des alliés de l'Otan en Afghanistan
-
Pour Laurent Vinatier, ex-prisonnier en Russie, "le traumatisme" et le "miracle"
-
Musk veut commercialiser ses robots Optimus d'ici fin 2027
-
Incendie meurtrier d’un bar en Suisse : le propriétaire français libéré, les familles "sidérées"
-
Budget: l'écart entre les taux d'intérêt français et allemand au plus bas depuis juin 2024
-
La Bourse de Paris marque une pause, l'oeil sur le Groenland
-
Collision ferroviaire en Espagne : la rupture d'un rail avant l'accident, hypothèse privilégiée
-
F1: Alpine présente sa nouvelle voiture et affiche ses ambitions
-
La direction de l'AFP détaille son plan d'économies, rejeté par le personnel
-
Espagne : la plainte pour agressions sexuelles contre Julio Iglesias classée
-
Neige épaisse et froid intense, les Etats-Unis attendent une méga tempête d'hiver
-
En Irak, des femmes kurdes se tressent les cheveux en solidarité avec une combattante syrienne
-
Agressions sexuelles sur Adèle Haenel: trois ans de prison ferme requis en appel contre Christophe Ruggia
-
Lecornu se donne pour objectif la construction de "2 millions de logements d'ici à 2030", soit 400.000 par an
-
Dépression Ingrid: la Bretagne en vigilance, lente décrue attendue
-
Le pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France va être convoyé vers le port de Marseille-Fos
-
Onze ans après les fouilles, le trésor de Lavau se dévoile au public
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland
-
Début des pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi
-
Wall Street: l'enthousiasme autour du Groenland s'essouffle
-
"French response", la riposte "désinhibée" sur X de la diplomatie française
-
Législatives en Birmanie : le rapporteur spécial de l'ONU appelle au rejet des résultats
-
"Un kidnapping du corps": une prof de philo britannique raconte son "agression" par Grok
-
Lait infantile: lots "retirés", selon la ministre, Nestlé promet la "transparence"
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise effectue une visite au Groenland
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige
-
JO-2026: Le retour "surréaliste" de la fondeuse Bruna Moura après un grave accident
-
Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?
Ouverture du procès de l'auteur de l'attentat de la basilique de Nice
Le procès du Tunisien Brahim Aouissaoui, 25 ans, l'auteur présumé de l'attentat de la basilique de Nice qui a fait trois morts le 29 octobre 2020, s'ouvre lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris.
L'audience doit débuter à 10H00 devant la cour composée uniquement de magistrats professionnels.
Le jeune Tunisien comparaît pour assassinats et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Le matin du 29 octobre, armé d'un couteau de cuisine, il avait quasiment décapité Nadine Vincent, une fidèle de 60 ans, blessé de 24 coups de couteau une mère de famille franco-brésilienne, Simone Barreto Silva, 44 ans, qui avait réussi à s'enfuir avant de succomber et égorgé le sacristain Vincent Loquès, 55 ans, père de deux filles.
Contrairement aux autres grands procès liés à des affaires de terrorisme, l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice notamment, le procès de Brahim Aouissaoui ne se tiendra pas dans la salle des "grands procès" du palais de justice, qui doit être démontée début mars, mais dans une autre salle de cour d'assises.
Grièvement blessé par des policiers après son attentat, Brahim Aouissaoui soutient qu'il ne se souvient de rien.
Son examen médical n'a cependant révélé aucune lésion cérébrale et l'expertise psychiatrique a conclu à l'absence d'altération ou d'abolition de son discernement au moment des faits.
Surtout, les écoutes de ses conversations téléphoniques en prison ont démontré, selon l'accusation, "que sa prétendue amnésie était pour le moins très exagérée".
Des avocats de parties civiles, une trentaine enregistrés à l'ouverture de l'audience, ont dénoncé une "amnésie fictive", voire "une supercherie" de l'accusé dont, selon Me Philippe Soussi, avocat notamment du mari d'une victime et de l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT), "la radicalisation est ancienne et profonde".
"Après plus de quatre ans de détention à l'isolement total, la question qui va se poser à l'ouverture de l'audience sera celle de son état de santé mentale actuel, de sa capacité à comprendre les charges qui pèsent contre lui, et donc de sa capacité à pouvoir se défendre comme tout accusé a le droit de le faire", a fait valoir son avocat Martin Méchin.
Pour le parquet antiterroriste, "de nombreux éléments laissent penser qu'au moment de quitter la Tunisie (...), il avait déjà l'intention de commettre un attentat en France", comme "sa radicalisation avérée et sa fréquentation d'individus impliqués dans des dossiers terroristes" en Tunisie.
- "Haine" contre la France -
Par ailleurs, "l'exploitation de son téléphone et de son compte Facebook établissent qu'il continuait à consulter des sites islamistes" ; qu'il s'était intéressé à la décapitation du professeur Samuel Paty le 16 octobre 2020 ; "qu'il avait connaissance des menaces proférées contre la France par des médias proches d'Al-Qaïda et qu'il éprouvait manifestement une haine" contre la France, qualifié de "pays des mécréants et des chiens", a développé le magistrat instructeur.
Sans expliciter "dans ses messages ses intentions exactes, il laissait entendre qu'il avait un projet et conseillait à certains de ses contacts d'effacer leurs discussions", a noté le magistrat, soulignant "sa volonté déterminée de se rendre en France".
La veille au soir de l'attentat, dans un message audio, Brahim Aouissaoui avait expliqué à un compatriote résidant en région parisienne qu'il ne pouvait pas se rendre à Paris, faute d'argent, mais disait-il : "J'ai un autre programme dans ma tête. Que Dieu le facilite".
L'interrogatoire de Brahim Aouissaoui sur les faits aura lieu le 24 février.
L'attentat de la basilique de Nice a été le troisième acte d'un automne particulièrement sanglant après la republication par Charlie Hebdo de caricatures du prophète Mahomet, le 2 septembre 2020, jour de l'ouverture du procès des attentats du 7 janvier 2015.
Avant l'attentat commis par Brahim Aouissaoui, le 25 septembre, un Pakistanais - condamné récemment à 30 ans de réclusion - avait blessé au hachoir deux personnes devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris. Le 16 octobre, un jeune Tchétchène avait décapité le professeur Samuel Paty dans les Yvelines.
Quatre jours avant que le jeune Tunisien passe à l'action, un média proche d'Al-Qaïda appelait les musulmans à "égorger" des Français, notamment dans "leurs églises".
Le procès est prévu jusqu'au 26 février.
K.Hofmann--VB