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Les chiens d'avalanche à l'entraînement avant la déferlante des vacanciers
La truffe pleine de neige, Choco sort avec frénésie une personne ensevelie sous la poudreuse: "Il ne lâche rien !" dit avec fierté Frédéric Dany en soulignant la pugnacité de son border collie lors d'un entraînement pour chiens d'avalanche à La Rosière, en Savoie.
Le quadragénaire, pisteur et maître-chien, fait "équipe" depuis près de huit ans avec ce sauveteur à quatre pattes plein d'énergie, qui sautille autour de lui en attente de compliments.
Autour d'eux, d'autres binômes sont en action dans cette station de la vallée de la Tarentaise. Il s'agit de rafraîchir leurs réflexes avant le début des vacances scolaires samedi, et sa déferlante de skieurs.
En Savoie, il y a 450.000 habitants à l'année et 1,2 million de personnes en février, souligne la préfecture du département qui abrite plusieurs stations d'altitude (La Plagne, Val Thorens, Tignes, Les Arcs...).
Or, le manteau neigeux est plutôt instable actuellement dans les Alpes du Nord, où sept personnes, dont quatre Norvégiens, ont péri la semaine dernière dans des avalanches.
Pour éviter que ces drames ne se répètent, l'entraînement des chiens d'avalanche, premier maillon de la chaîne de secours, est crucial puisqu'ils ont la responsabilité de localiser les victimes ensevelies.
"Au bout de 30 minutes, l'aspect létal entre en jeu, donc c'est une vraie course contre la montre", souligne Ludovic Trautmann, directeur de cabinet du préfet de Savoie. Après une heure, les chances de survie ne sont plus que de 10%.
Même quand les skieurs sont porteurs de détecteurs de victimes d'avalanche (DVA), il peut être difficile de les situer avec précision s'ils sont recouverts d'une épaisse couche de neige.
Par contre, "des molécules légères s'échappent toujours des corps et traversent le manteau neigeux: c'est ce foyer d'odeurs que les chiens flairent", explique Gilles Limonne, vétérinaire à la retraite et président de la Fédération des maîtres chiens d'avalanche.
- "Charge mentale" -
En ce jour d'entraînement, Choco et ses pairs, Swipe, Olaf ou encore Knox, des bergers allemands, golden retrievers ou malinois, ne déméritent pas : à tour de rôle, ils foncent vers des amas de neige et grattent frénétiquement pour voir ce qu'il y a dessous.
Des pisteurs sondent alors le sous-sol avec de grandes perches et s'ils rencontrent de la résistance, prennent leurs pelles pour retirer la neige.
Dans une situation réelle, il y a "beaucoup plus de stress", remarque Aurélie Harmand-Viennet, médecin urgentiste qui intervient avec les secouristes en cas d'avalanche. "Comme ça, dès que la tête sort, on est près des victimes", qui souffrent souvent de polytraumatismes, d'asphyxie et d'hypothermie, détaille-t-elle.
A ce moment-là, "on passe la charge mentale" aux soignants, plaisante Alain Mandaldjian, directeur du service des pistes de Méribel, qui fut maître-chien pendant 28 ans.
De cette expérience, il garde le souvenir d'un "vrai engagement". "On vit au quotidien avec son chien, explique-t-il, j'ai passé plus de temps avec mes chiens qu'avec mon gamin..."
Actuellement, il existe 170 équipes cynophiles spécialisées dans les avalanches au niveau national, et une soixantaine en Savoie.
Quatre fois par hiver, elles suivent des formations, dont une dite "de recyclage" pour vérifier que les chiens seront encore aptes au service l'an prochain.
Et quand l'un d'eux est jugé trop lent ou trop vieux et mis à la retraite, c'est un crève-coeur pour son maître, parce que, comme le résume Frédéric Dany: "on est dans une relation fusionnelle intense".
R.Kloeti--VB