-
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
-
L'armée allemande à la conquête de la génération fitness
-
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu
-
A Belle-Île, la difficile cohabitation entre les voitures et les vélos
-
A Buenos Aires, une "rave" géante en hommage... au pape François
-
NBA: Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs
-
Les Bulgares votent pour la huitième fois en cinq ans, l’ex-président Radev favori
-
Léon XIV à la rencontre des fidèles et de la jeunesse d'Angola
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, à trois jours de l'expiration du cessez-le-feu
-
Angleterre: Chelsea lâche prise, Tottenham encore frustré
-
24 Heures moto: BMW en tête après huit heures de course
-
Qualifs. Mondial-2027: accrochées par les Pays-Bas, les Bleues à l'arrêt
-
Top 14: Pau distance Bordeaux-Bègles dans la course aux demies
-
Ligue 1: Freiné par Nice, Lille manque une balle de break
-
Ligue 1: Marseille giflé par Lorient, Lille tenu en échec par Nice
-
Le ministre du Travail écarte l'idée d'un 8 mars férié
-
Grasset: 300 auteurs appellent à la création d'une "clause de conscience" dans l'édition
-
24 Heures moto: BMW et Yamaha à la bagarre après six heures de course
-
Italie: Naples sombre à domicile, l'Inter sacré dès le week-end prochain ?
-
Ukraine: six morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
Carburant: le gouvernement appelle les distributeurs à baisser les prix
-
Au Liban, des déplacés libanais réticents à rentrer chez eux malgré la trêve
-
En Angola, Léon XIV fustige les "catastrophes" liées à l'exploitation des ressources
-
Ukraine: au moins cinq morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
ATP 500 de Barcelone: Fils en finale, à un mois de Roland-Garros
-
Ligue 1: Lorient s'offre un OM désespérant
-
Six nations: succès bonifié mais en deux temps pour les Bleues face aux Galloises
-
Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah
-
Manifestations en Allemagne pour dénoncer un ralentissement de la transition énergétique
-
Léon XIV poursuit sa tournée africaine en Angola, avec Trump en toile de fond
-
Euro de judo: deux nouvelles médailles pour les Bleus
-
A Londres, la police antiterroriste enquête après un incendie contre l'ancien local d'une association juive
-
Italie: Allegri se projette sur le long terme avec l'AC Milan et ne se voit pas sélectionneur
-
La maladie à corps de Lewy, un trouble neurodégénératif peu connu mais fréquent
-
L'Iran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz face au blocus américain
-
Amstel Gold Race: Evenepoel grand favori en l'absence de Pogacar
-
Nathalie Baye en six films
-
Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses
-
L'actrice française Nathalie Baye est morte, annonce sa famille à l'AFP
-
Nathalie Baye, la discrète en majesté
-
Des chamans IA prédisent l'avenir en Corée du Sud
-
Face à Trump, les armes passent à gauche aux Etats-Unis
-
Jeux vidéo rendus inutilisables: des citoyens en colère interpellent l'UE
-
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
-
Guerre en Iran: hausse de 4 à 5% des prix en rayon à venir, selon l'UFC Que Choisir
-
Décès de l'actrice Nadia Farès à 57 ans après un malaise dans une piscine
-
Coupe du Roi: Griezmann enfin récompensé avec l'Atlético ?
-
Barrages NBA: Curry et les Warriors éliminés par Phoenix, Orlando en play-offs
-
A Barcelone, Pedro Sánchez réunit des dirigeants de gauche dans un front antiréactionnaire
-
L'extrême droite européenne se rassemble à Milan
Syrie: les Kurdes reprennent une prison six jours après un assaut sanglant de l'EI
Les forces kurdes soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont repris mercredi le contrôle d'une grande prison attaquée par le groupe Etat islamique (EI), mettant fin au plus important assaut jihadiste dans le pays en trois ans.
Les combats qui ont suivi l'assaut lancé le 20 janvier pour libérer des jihadistes de la prison à Hassaké (nord-est) contrôlée par les forces kurdes, ont fait 181 morts -124 jihadistes, 50 combattants kurdes et sept civils-, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ils ont également poussé à la fuite par un temps glacial environ 45.000 personnes qui vivaient dans les secteurs proches de la prison de Ghwayran, d'après l'ONU.
Certains déplacés ont trouvé refuge dans une mosquée de Hassaké. "On est en sécurité ici, mais il n'y a ni pain, ni eau, ni sucre", lance Maya, 38 ans, mère de neuf enfants, en tentant de calmer son nourrisson qui tremble de froid.
La reprise du "contrôle total" de la prison a eu lieu après la reddition de tous les jihadistes qui y étaient retranchés, a indiqué Farhad Shami, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes et fer de lance de la lutte anti-EI en Syrie, pays en guerre depuis 2011.
L'OSDH a également fait état de la reprise de la prison mais souligné que les forces kurdes continuaient de la ratisser.
Plus d'une centaine de jihadistes dans et hors de la prison ont participé à l'assaut coordonné lancé contre le centre de détention.
Il s'agit de la plus importante attaque lancée par l'EI depuis sa défaite territoriale en Syrie en 2019 face aux forces kurdes. Camions piégés et des armes lourdes ont été utilisés dans l'assaut.
- "Problème international" -
Les FDS ont été aidées par des soldats américains de la coalition internationale antijihadistes dirigée par Washington dans leur opération pour reprendre le contrôle de la prison.
Selon l'OSDH, un nombre indéterminé de jihadistes sont parvenus à s'échapper depuis jeudi.
Et plus de 1.000 jihadistes, qui étaient détenus ou qui s'étaient infiltrés pendant l'assaut dans la prison, se sont rendus aux forces kurdes depuis le 20 janvier, d'après les FDS et l'OSDH.
La prison abritait au moins 3.500 jihadistes de différentes nationalités, avait indiqué l'OSDH.
L'ONU et des organisations de défense des droits humains ont fait également état de centaines de mineurs enfermés dans cette ancienne école reconvertie en centre de détention. On ignorait dans l'immédiat le sort de ces mineurs.
Mercredi, l'administration autonome kurde qui contrôle de vastes régions du nord et nord-est syrien a renouvelé auprès de la communauté internationale son appel à l'aide, craignant que l'EI ne se renforce en recrutant de nouveaux combattants.
"C'est un problème international que nous ne pouvons régler seuls", a dit à l'AFP Abdel Karim Omar, haut responsable local.
Malgré les appels répétés des Kurdes, la plupart des pays occidentaux refusent de rapatrier leurs citoyens qui se trouvent dans les prisons et camps sous contrôle des Kurdes, se contentant de rapatriements au compte-gouttes.
- "On meurt de froid" -
"Nous avons vaincu l'EI territorialement, sans éliminer l'idéologie terroriste", a dit M. Omar.
Des experts voient dans cet assaut jihadiste une étape vers la résurgence de l'EI, qui s'est replié dans le désert syrien après sa défaite territoriale en Syrie en 2019 et en Irak, pays voisin, en 2017.
"Il s'agit d'un problème mondial qui nécessite que de nombreux pays se réunissent pour trouver une solution durable à long terme", a déclaré la coalition internationale dans un communiqué mercredi.
"Les prisons de fortune dans toute la Syrie sont un terreau fertile" pour l'EI, a-t-elle ajouté.
Et comme toujours les civils payent le prix des violences dans un pays où la guerre complexe aux multiples protagonistes a fait environ 500.000 morts depuis 2011.
Face aux combats sanglants et craignant l'infiltration de jihadistes dans leurs quartiers proches de la prison, les habitants ont fui pour se réfugier chez des proches, dans une mosquée ou dans des tentes alors que les températures avoisinent zéro degré Celsius la nuit.
"On meurt de froid ici. Ce qu'on veut, c'est être en sécurité et rentrer chez nous", confie les larmes aux yeux Nabila, une mère de sept enfants.
O.Krause--BTB