-
Ceuta : le Maroc affirme qu'aucun élément ne permet de l'impliquer et refuse d'être "un bouc émissaire"
-
Charles Sapin : les syndicats de France Télévisions refusent les "passerelles avec les médias d'extrême droite"
-
RDC: au moins 14 écoliers tués après un incendie dans l'est
-
Le chèque de Trump aux Américains, une promesse à mille milliards de dollars
-
Mondial féminin: les Bleues à pas de géantes en demi-finales
-
Secrets de GTA VI: Rockstar face à ses salariés licenciés devant un tribunal de Glasgow
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne
-
Le réseau latino-américain des fact-checkeurs demande à Meta de ne pas les remplacer par les notes des internautes
-
F1: Leclerc avoue qu'il est "allé trop loin" avec Hamilton au départ à Monza
-
Moyen-Orient: l'extension du conflit fait bondir le pétrole et les prix à la pompe
-
Mostra de Venise: "Un bon petit soldat" ausculte la brutalité du monde de l'entreprise
-
La station polaire Tara a commencé sa dérive sur la banquise de l'Arctique
-
Défendre les femmes afghanes tout en sabrant l'aide est une "hypocrisie", selon une ONG à l'AFP
-
Les JO-2030, champ de bosses devenu infranchissable pour Edgar Grospiron
-
Tour d'Espagne: Küng remporte le chrono, Mas fait un pas vers la victoire finale
-
La Bourse de Paris souffre de la hausse de l'énergie, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Des astronautes dans l’espace: l'industrie européenne pose les premières briques
-
Le procès de deux ex-dirigeants de Frichti pour travail dissimulé s'est ouvert
-
Du ski au Cojop, Edgar Grospiron ou l'échec d'une reconversion trop acrobatique
-
En Floride, des coraux au banc d'essai pour résister à la chaleur
-
Octroi de mer: Bruxelles veut prolonger jusqu'en 2030, satisfaction des élus ultramarins
-
Sommet spatial: Ariane 6 lancera une capsule cargo européenne vers l'ISS
-
BHV Marais: le rez-de-chaussée rouvre, la direction salue une "étape majeure" de la relance
-
Athlétisme: "J'aurais brillé" aux championnats Ultimate, apprécie Usain Bolt
-
Transparence des salaires: le coup d'envoi d'une loi française est donné
-
Pilule contraceptive: faut-il s'inquiéter après l'alerte sur le désogestrel ?
-
Rubio achève au Pérou une tournée centrée sur la lutte contre les cartels
-
La BCE relève ses taux face à l'inflation, souligne l'incertitude pour l'économie
-
Outremer: Bruxelles veut prolonger l'octroi de mer jusqu'en 2030
-
Avec "Revelation", le réalisateur de "Final Fantasy VII" met un point final à sa réécriture
-
Wall Street recule, lestée par la remontée des prix de l'énergie et l'inflation
-
Mondial féminin de basket: la France bat la Chine et s'offre une première demi-finale
-
La "robe de la vengeance" de Diana aux enchères à New York
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne, dans une lettre à l'Arcom
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne (lettre à l'Arcom)
-
Mostra de Venise : "NAZA", le documentaire choc sur les "mécanismes de mise à mort" israéliens dans la bande de Gaza
-
Fifa: la FFF acte sa rupture avec Infantino, candidat à sa réélection
-
Yémen: les Houthis prennent le contrôle d'une ville près du détroit de Bab el-Mandeb
-
Indonésie : six orangs-outans secourus au milieu des incendies en une semaine
-
Espace : L'Europe appelée à trouver sa son chemin, des vols habités aux communications
-
La BCE relève ses taux face aux risques inflationnistes liés à l'énergie
-
Women XV Global Series: "gagner en vécu collectif", vise le sélectionneur des Bleues François Ratier
-
"Culture de la peur": le studio derrière GTA VI face à la justice pour des licenciements contestés
-
Danemark: la reine Margrethe est sortie de l'hôpital
-
A Dallas, face aux siens, le dernier mot revient encore à Trump
-
Pare-feu du Cap Ferret: enquête du parquet, plainte de Bartherotte
-
En Inde, les dirigeants des BRICS au révélateur des grands conflits de la planète
-
Corée du Nord: l'héritière de Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune
-
Mondial féminin de basket: les Etats-Unis écrasent la Hongrie pour aller en demies
-
"On chante faux et on assume!": les karaokés spécial Céline Dion en ébullition
En Bourgogne, un abattoir mobile "prouve" qu'un élevage responsable est possible
"On peut manger de la viande sans se culpabiliser": en Bourgogne, un abattoir mobile, unique en France, se déplace dans les fermes pour éviter aux animaux le stress du dernier voyage, "prouvant" ainsi qu'un élevage responsable est possible.
L'interminable route vicinale serpente à travers le bocage charolais, terre de bêtes à viande, contournant les prairies à l'herbe grasse et les collines recouvertes d'épaisses forêts.
Au bout d'un chemin boueux, la ferme d'Arnaud Kubiaczyk est tout juste assez grande pour accueillir dans sa cour les trois semi-remorques de 25 tonnes chacun qui, une fois dépliés comme des engins de foire, forment l'abattoir mobile qui va tuer cinq des 140 bœufs Hereford du modeste élevage.
La carcasse ira dans le deuxième camion et les déchets dans le troisième.
Le dispositif est installé juste à la sortie de l'étable: pour son dernier voyage, le bœuf ne devra parcourir que quelques dizaines de mètres.
"Avant, fallait que je les emmène à l'abattoir, à 30 minutes. Ici, ça prend une minute ou deux", se félicite Arnaud.
"Les bêtes sont tuées là où elles sont nées et élevées. C'est le même endroit, les mêmes odeurs et les bêtes broutent tranquillement jusqu'à la dernière minute", explique l'éleveur en montrant ses Hereford la gueule débordant de foin.
"Le stress est minimal", juge Arnaud, qui a découvert ce système inédit en France "sur Facebook".
"J'avais entendu parler d'abattoirs mobiles en Suède. Je suis allée voir et j'ai été bluffée: c'était comme magique, on arrêtait le stress des animaux", explique Émilie Jeannin, initiatrice du projet et elle-même exploitante d'un élevage "durable", favorisant au maximum le temps passé sur les prairies naturelles.
"On peaufine nos bêtes pendant des années et tout ce travail peut être ruiné en quelques heures" avec le stress de l'abattage, qui est non seulement une maltraitance mais réduit de plus la tendreté de la viande, souligne l'éleveuse.
- "Le goût du respect" -
Depuis sa visite en Suède, en 2016, il aura fallu six ans pour mener à bien le projet : trouver le million et demi d'euros nécessaire au financement, puis obtenir l'agrément, dont le dossier "fait 180 pages", soupire Émilie.
Après six mois de tests, depuis fin août, l'autorisation définitive a été accordée le 23 février. "L'important était de prouver que c'est opérationnel", explique Émilie.
"Oui, la viande est plus chère, de 10 à 15%", reconnaît-elle, mais "les clients sont prêts à payer plus" car "on peut la manger sans culpabiliser".
Tandis qu'une "vingtaine" de projets similaires sont en gestation en France, selon Émilie, l'éleveuse concède qu'il faudra attendre juin pour avoir suffisamment "de recul" sur la rentabilité financière.
Mais "Le Bœuf éthique", société créée pour commercialiser la viande, vend déjà "tout ce qu'on rentre". Et les clients "se multiplient" : 30% de particuliers et 70% de professionnels, dont des restaurants et boucheries, qui veulent une viande "vertueuse", explique Émilie.
Car l'entreprise, qui a pour slogan "le goût du respect", ne se contente pas d'éliminer le stress du transport à l'abattoir. Il revendique également un abattage responsable.
"Ici, on n'a pas de cadences imposées. On prend le temps, par exemple de regarder si la bête est bien assommée", confirme le manager de l'abattoir mobile, Guillaume. Deux bêtes seront tuées ce jour, et trois demain, alors qu'un abattage classique en fait souvent 80 à l'heure.
Défendant "le bien être de l'animal", l'initiative entend également assurer celui de l'éleveur grâce à une "juste rétribution".
"Non seulement je n'ai pas de frais de transport jusqu'à l'abattage mais, en plus, le Bœuf éthique achète à 5,20 le kg de carcasse. C'est environ 80 centimes de mieux, soit 8 à 9.000 euros en plus par an", se félicite Arnaud Kubiaczyk.
"Viande de qualité, écologie et juste rétribution", une trilogie gagnante qui, espère l'éleveur, va "redorer un peu notre image en ces temps d'+agribashing+".
O.Bulka--BTB