-
Cernée par les affaires, la ministre du Travail de Trump quitte ses fonctions
-
Environ 7.900 migrants morts ou disparus sur les routes migratoires dans le monde en 2025, selon l'ONU
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers veulent croire à la paix
-
BlaBlaCar veut cesser son service d'autocars, BlaBlaCar Bus
-
Le gouvernement annonce 6 milliards d'euros d'économies pour compenser le coût de la guerre
-
Les IA compagnons de santé sortent de l’ombre, avec prudence
-
En Roumanie, le succès de Lolita, chanteuse virtuelle, incarnation pour certains du racisme anti-rom
-
A Téhéran, profiter de la trêve malgré tout
-
Cadmium: la dépollution des sols agricoles n'est "pas pour demain"
-
Prêt à l'Ukraine de 90 milliards d'euros: Kallas s'attend à des "décisions positives"
-
Sur le front ukrainien, un couple de soignants panse la guerre
-
Crise de l'énergie: au Bangladesh, les files d'attente devant les stations-service s'allongent encore
-
Bill White, un ambassadeur trumpiste à Bruxelles
-
Le gouvernement annonce des milliards d'euros d'économies
-
Amnesty exhorte les pays à résister aux dirigeants "prédateurs" comme Trump, Poutine ou Netanyahu
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris mise sur la prudence
-
Au Salvador, les disparus, grands oubliés de la politique de Bukele
-
Moyen-Orient: les marchés boursiers se donnent le temps d'y voir clair
-
Le Japon lève les barrières à l'exportation d'armes, un revirement historique
-
Séisme de magnitude 7,7 au Japon: six blessés, pas de dégâts importants
-
Royaume-Uni: Charles III rend hommage à sa "chère maman" Elizabeth II, qui aurait eu 100 ans
-
Le groupe derrière Hello Kitty va créer ses propres jeux vidéo
-
Les Bourses d'Europe prudentes à l'ouverture
-
"Le diable s'habille en Prada 2" et ses stars offrent une avant-première glamour à New York
-
Le Turkménistan, géant gazier, de plus en plus dépendant des exportations vers la Chine
-
Tennis: à Madrid, Sinner en quête d'un 5e Masters 1000 consécutif
-
Feux, plantes sous stress: à Cannes, des satellites assemblés pour scruter une planète déréglée
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan rêve du doublé
-
Play-offs NBA: Minnesota et Atlanta égalisent, Cleveland se détache
-
France: l'impact de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure
-
Surprise chez Apple, Tim Cook remplacé à la direction après 15 ans de mandat
-
Pour 36 milliards de plus, les députés revoient la programmation militaire
-
Léon XIV attendu en Guinée équatoriale, dernière étape de sa tournée africaine
-
La Virginie appelée à voter pour riposter au redécoupage électoral voulu par Trump
-
Le gouvernement s'apprête à annoncer des milliards d'euros d'économies
-
Mexique: une touriste tuée et plusieurs autres blessés dans une fusillade sur une pyramide
-
Tim Cook chez Apple, 15 ans de croissance exceptionnelle sans révolution
-
NBA: Victor Wembanyama sacré meilleur défenseur de la saison
-
Mexique: une touriste tuée et quatre blessés par un tireur sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Mexique: une Canadienne tuée, 4 blessés dans une fusillade sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Wall Street termine sur la défensive
-
Semi-conducteurs: des aides publiques "hors norme", pointe la Cour des comptes
-
Des mineurs turcs organisent un sit-in torse nu et une grève de la faim pour réclamer des salaires impayés
-
Le rappeur D4vd inculpé pour l'assassinat d'une adolescente américaine
-
Le trafic maritime à nouveau paralysé dans le détroit d'Ormuz
-
Protoxyde d'azote: un million de bonbonnes dans les incinérateurs franciliens en 2025
-
Affaire Mandelson: face aux députés, Starmer reconnaît une erreur mais se défend
-
La Bourse de Paris termine en recul (-1,12%) à deux jours de la fin du cessez-le-feu
-
Japon: crainte d'un séisme "majeur" après une secousse de 7,7, alerte au tsunami levée
-
Dissuasion nucléaire, satellite militaire : Macron et Tusk avancent sur la défense
Poutine profite du chaos
L’escalade actuelle au Moyen‑Orient a bouleversé l’ordre énergétique et géopolitique mondial. Lorsque les États‑Unis et Israël ont décidé d’attaquer l’Iran, la communauté internationale pensait qu’il s’agirait d’une opération rapide. La fermeture du détroit d’Ormuz et les frappes contre les infrastructures pétrolières ont toutefois paralysé le transport maritime et déclenché une flambée des prix. Cette situation a révélé un acteur qui, sans être directement impliqué, tire un profit considérable de ce chaos : la Russie.
À Moscou, le pouvoir s’est empressé de souligner que la hausse des cours du pétrole et du gaz renforce ses finances publiques. À l’heure où l’Europe et l’Amérique tentent de réduire la capacité de la Russie à financer sa guerre en Ukraine, plus de 30 % du budget fédéral russe provient des taxes sur les hydrocarbures et près de 40 % de ce budget est consacré aux dépenses militaires et de sécurité. Quand les États du Golfe ont vu leurs livraisons diminuer et que le brut international a dépassé les 100 dollars le baril, la variété russe Urals est montée au‑dessus de la référence mondiale, atteignant parfois 100 dollars le baril. Les nouvelles sanctions occidentales n’ont pas suffi : des dérogations temporaires ont permis à l’Inde d’acheter des cargaisons russes déjà en mer, doublant presque les exportations vers ce pays. Au fil des livraisons clandestines et des contournements de sanctions, le Kremlin engrange des revenus estimés à plus de 150 millions de dollars supplémentaires par jour.
La guerre iranienne a également fracturé la solidarité occidentale. Confrontée au risque de pénurie et à l’inflation, l’Europe a accepté de lever temporairement certains freins à la vente de pétrole russe afin de prévenir une nouvelle crise énergétique. Cette décision illustre la dépendance du continent : même sous sanctions, Moscou reste indispensable pour stabiliser les marchés. Des voix critiques en Europe soulignent que ce pragmatisme reviendra à financer la machine de guerre russe et affaiblit les efforts visant à soutenir l’Ukraine. L’Union Européenne a pourtant adopté un vingtième paquet de sanctions en mars, tout en constatant que son influence sur les cours est limitée par la fermeture d’Ormuz. Vladimir Poutine n’a pas manqué de rappeler, devant des caméras complaisantes, que la Russie demeurerait un fournisseur fiable mais qu’elle pourrait abandonner le marché européen pour des clients prêts à payer plus cher. La menace est claire : la guerre du Golfe pourrait pousser l’Europe dans une récession, ce qui forcerait Bruxelles à revoir sa stratégie et, implicitement, à relâcher la pression sur Moscou.
L’issue est d’autant plus paradoxale que les États‑Unis eux‑mêmes ont facilité cette situation. Pour éviter une explosion des prix domestiques, Washington a accordé une dérogation de 30 jours aux raffineurs indiens afin qu’ils puissent importer du brut russe déjà chargé. Officiellement limitée dans le temps, cette mesure a été saluée par les milieux d’affaires russes comme la reconnaissance que l’isolement de Moscou était impossible. En même temps, l’administration Trump a promis des escortes navales dans le détroit d’Ormuz afin de sécuriser les cargaisons, mais l’approvisionnement reste fragile et contribue à la volatilité des prix.
En toile de fond, la stratégie du Kremlin s’étend bien au‑delà des pipelines. Les récents événements montrent que Moscou tire parti de l’isolement international d’Israël et de la polarisation américaine pour gagner en influence. Alors que les gouvernements occidentaux dénoncent le bombardement iranien, les diplomates russes se posent en défenseurs du droit international. Cette posture gagne en crédibilité auprès des opinions publiques du Moyen‑Orient et même de certains pays du Sud global, qui voient dans la campagne occidentale contre l’Iran une manifestation de deux poids deux mesures. Poutine entretient également une entente tacite avec le premier ministre israélien ; tous deux partagent un intérêt à voir Washington affaibli sur plusieurs fronts. En suspendant les négociations avec Kiev et en intensifiant ses opérations militaires, la Russie profite de la diversion géopolitique pour consolider ses gains sur le terrain.
Dans les rues de Russie et d’Europe, le débat est électrique. Beaucoup rappellent que derrière chaque fluctuation du baril se trouvent des vies brisées et que le vrai gagnant n’est peut‑être ni un pays ni un chef d’État. Des voix citoyennes soulignent que les principaux bénéficiaires sont les marchands d’armes et certains conglomérats énergétiques, loin de la lumière médiatique. D’autres relèvent que la crise actuelle démontre à quel point l’économie mondiale reste dépendante des hydrocarbures et que toute tentative de réduction de cette dépendance déclenche des spasmes sur les marchés. Enfin, certains s’interrogent : l’Occident n’est‑il pas en train de sacrifier ses principes en jouant avec les sanctions au gré des intérêts économiques ? Les dirigeants européens insistent sur le fait que ces mesures sont transitoires et qu’il faut continuer à soutenir l’Ukraine, mais leurs citoyens voient la logique financière l’emporter sur la solidarité.
L’expression « grand gagnant » est donc trompeuse. Elle cache la complexité des intérêts en jeu et la fragilité des positions acquises. À court terme, la Russie profite indéniablement de la fermeture d’Ormuz et de l’augmentation des prix pour renflouer ses caisses et poursuivre sa guerre. Mais cette rente est précaire : elle dépend de la durée du conflit, des décisions américaines et européennes et de la capacité des pays du Golfe à rétablir leurs exportations. Dans un monde saturé d’incertitudes, chaque jour de chaos au Moyen‑Orient renforce le pouvoir de Moscou. Pour combien de temps ?
Immigration: Donald Trump rappelle Tom Homan
Record des permis de séjour en EU
EU: Comment faire face à Donald Trump?
Élection Présidentielle américaine 2024
La Géorgie: Où va-t-on à l'avenir?
L'Algérie et les paiements numériques
AUCHAN veut aussi tout vendre en Russie
UE: Droits de douane punitifs de Donald Trump?
Exportations d'énergie verte de l'UE
Un robot dirige l'orchestre symphonique de Dresde
Allemagne: Lutte contre les Migrants économiques