Volkswacht Bodensee - Les Bourses européennes en baisse à l'ouverture, rattrapées par le Moyen-Orient

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Les Bourses européennes en baisse à l'ouverture, rattrapées par le Moyen-Orient

Les Bourses européennes en baisse à l'ouverture, rattrapées par le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont commencé en baisse mercredi, rattrapées par la réalité du conflit au Moyen-Orient, les prix du pétrole et l'inflation, entre deux vagues d'enthousiasme pour les infrastructures de l'intelligence artificielle (IA).

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"Le marché achète toujours le narratif de la croissance de l'IA. Le problème, c'est que la contrainte macroéconomique redevient plus visible", résume Florian Ielpo, analyste pour le compte de la banque privée Lombard Odier.

Vers 08H00 GMT, Paris (-0,43%) reculait après la flambée la veille de STMicroelectronics (semi-conducteurs, +15,11%).

A Francfort, le DAX était également en repli (-0,78%), après la performance d'un autre fabricant de matériaux nécessaires aux ordinateurs et aux smartphones, Infineon (+10,01%). Milan reculait aussi (-0,67%) tout comme Londres (-0,31%).

Au Moyen-Orient, le son des armes éclipse les espoirs d'un accord rapide. L'armée américaine a annoncé avoir mis hors service un pétrolier pour l'empêcher de violer le blocus décidé par Washington contre les ports iraniens.

- Pétrole +2% -

Vers 08H00 GMT, les prix du pétrole repartaient vers le seuil des 100 dollars en progressant de 2% et davantage (97,93 dollars le baril de Brent pour livraison en août, 95,83 pour le WTI américain).

"Environ 14 millions de barils par jour restent affectés par les perturbations liées au détroit d'Ormuz, ce qui maintient une forte tension sur l'offre mondiale", souligne le gestionnaire de fonds Aurel.

"L’Agence internationale de l'énergie (AIE) avertit que les stocks mondiaux pourraient atteindre des niveaux critiques avant le pic de consommation estivale", ajoute Aurel.

"Malgré la hausse des prix du pétrole, le ton du marché reste globalement optimiste, alors que les investisseurs tentent de comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient", veut cependant croire Matt Britzman, analyste senior du marché des actions chez Hargreaves Lansdown.

Tout autant exposées que l'Europe aux importations pétrolières, les Bourses en Asie ont continué leur progression mercredi, tirée par le pari des investisseurs dans la chaîne des infrastructures de l'intelligence artificielle (IA): centres de données, semi-conducteurs, puces et leurs déclinaisons en micro-processeurs et cartes mémoire...).

A Tokyo, le Nikkei a clôturé en hausse de 2,50% à 68.402,13 points, soutenu par une hausse de plus de 13% du fabricant de puces Tokyo Electron.

A Taiwan, Taipei a terminé dans le vert, +1,98% à 46.459,16 points, grâce à la progression de TSMC.

Mardi soir, la Bourse de New York a également terminé en hausse, mais avec des prises de bénéfices sur la valeur des géants de la tech.

la première capitalisation mondiale, le géant des puces Nvidia, a cédé 0,69%.

Alphabet, maison mère de Google, s'est repliée de 3,81% après avoir annoncé la veille une augmentation de capital de 80 milliards de dollars pour financer le développement de ses infrastructures dans l'IA.

Et Microsoft a perdu 4,17% le jour de la présentation de ses propres modèles d'IA de pointe pour s'affranchir un jour d'OpenAI.

"Les investisseurs commencent à se demander si les rendements futurs de ces investissements justifieront l'ampleur exceptionnelle des dépenses d'investissement actuellement engagées", souligne Didier Van De Veire, analyste chez DPAM-Indosuez, dans une note sur les perspectives à mi-année du marché des actions.

"Les investisseurs cherchent désormais à déterminer comment l'IA influencera les marges, la productivité et le positionnement concurrentiel des entreprises dans l’ensemble des secteurs", ajoute-t-il.

- Les taux remontent avant la BCE -

Sur le marché obligataire, les taux des intérêts d'emprunt remontaient dans la zone euro, traduction de la réalité de l'inflation. Le rendement du Bund allemand à dix ans revenait à 3% contre 2,97% la veille, et son équivalent français suivait (près de 3,64% contre 3,59% la veille).

Face à l'inflation dans la zone euro (+3,2% en mai sur un an d'après Eurostat), les marchés anticipent une remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion de son directoire la semaine prochaine.

"Les anticipations de politique monétaire ont été légèrement revues à la baisse, même si une hausse de 0,25% de la BCE la semaine prochaine reste quasiment acquise", résument les analystes de Natixis.

L'euro reculait (-0,10%) par rapport au dollar à un euro pour 1,1619 dollar contre 1,1631 la veille.

Traditionnelle valeur refuge, l'or reculait aussi (-0,72%) à 4456,56 l'once.

A.Zbinden--VB