-
Le prince Harry, Meghan et leurs enfants se rendront au Royaume-Uni en juillet
-
Ormuz : trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise
-
Wall Street ouvre sans grand entrain, attend la Fed
-
L'UE reste loin du compte en matière de souveraineté numérique
-
La BBC va supprimer 550 postes d'ici mars 2027
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat rouvre le débat sur la réintroduction de pesticides interdits
-
Chikungunya, dengue, Zika: plus de 210 cas importés dans l'Hexagone depuis début mai
-
Au G7, l'accord avec l'Iran salué, Trump met en garde Téhéran
-
Migration: le Parlement européen adopte la réforme prévoyant des "hubs de retour"
-
Accord Iran/Etats-Unis: les derniers développements
-
Jeff Bezos rêve de rendre la Terre à son état d'avant l'industrie
-
De nouveaux jeux à "Fort Boyard", avec Cyril Féraud aux commandes dès le 4 juillet
-
Le Parlement européen approuve une nouvelle génération d'OGM
-
Carburants: le plafonnement en France a coûté 200 M d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre
-
En Allemagne, les paiements sans espèces prennent le dessus, selon la Bundesbank
-
Les Français consomment toujours plus de vêtements neufs
-
Cyclisme: Wout Van Aert, blessé au coude, forfait pour le Tour de France
-
L'assemblée de Mayotte vote la création d'un établissement public pour gérer le port de Longoni
-
Mondial-2026: Ronaldo entre en piste après les débuts record de Messi et Mbappé
-
Tirs de semonce russes dans la Manche: Starmer qualifie l'incident d'"imprudent" mais pas "inquiétant"
-
IA: le chinois DeepSeek franchit les 50 milliards de dollars de valorisation (médias)
-
Accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
-
Dans le sud du Liban, un village enterre ses "martyrs" d'une nouvelle guerre avec Israël
-
La princesse héritière de Norvège a subi une transplantation "réussie" des poumons
-
VivaTech: Bezos en star, l'Europe s'inquiète pour sa souveraineté technologique
-
Japon: enquête sur un possible cartel des crèmes glacées
-
L'AIE révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
-
Moins d'eau, plus de capteurs: des agriculteurs se convertissent au goutte-à-goutte connecté
-
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe sur un voilier dans la Manche
-
Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero au tribunal pour une audition inédite devant le juge
-
Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l'impôt sur les bénéfices en France
-
Au Danemark, une entreprise sans chefs pour faciliter innovation et performance
-
Survie de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence: Saint-Gaudens retient son souffle
-
Une agriculture sans pesticide, "c'est possible", pour l'Inrae
-
Des travaux des JO aux chantiers africains, le tunnelier français Bessac creuse son sillon
-
Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père
-
À Mayotte, l'avenir du port de Longoni en suspens à l'approche de la fin de sa délégation
-
Zapatero, une icône de la gauche espagnole dans la tourmente
-
La salle de bal de la Maison Blanche va coûter 600 millions de dollars (média)
-
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola", rassure le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe
-
Au Royaume-Uni, Restore, le parti qui menace Nigel Farage sur son extrême droite
-
"Aimés du prophète", les chats errants prolifèrent à Jakarta
-
Tour de Suisse: Pogacar pour le présent et l'avenir
-
Mondial-2026: Messi, Messi, Messi
-
Des pétroliers iraniens passent le détroit d'Ormuz avant les nouveaux pourparlers
-
Un suspect du génocide au Rwanda comparaît devant un tribunal néerlandais
-
Pologne et Allemagne signent un accord de défense aux ambitions limitées
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero convoqué pour une audition inédite devant le juge
-
Fed: Warsh entre en scène, pas de dégel des taux d'intérêt en vue
L'Iran se bat pour récupérer ses antiquités volées
Il aura fallu plus de 40 ans, après un conflit meurtrier avec l'Irak et une épuisante bataille juridique avec les pilleurs, pour que l'Iran récupère un trésor volé et l'expose dans son musée national.
La découverte et le rapatriement de 51 briques glaçurées du royaume mannéen, établi du Xe au VIIe siècle av. J.-C. dans le nord-ouest du territoire de l'Iran actuel, "sont une suite de péripéties incroyables", explique à l'AFP l'archéologue Youssef Hassanzadeh.
L'histoire commence après la révolution de 1979 lorsque Mirza Ali, en cultivant son champ, découvre des céramiques peintes utilisées pour décorer un temple dans son village de Qalaichi, près de la ville kurde de Boukan.
"Aussitôt, les gens ont commencé à piller et à vendre des briques à glaçure, profitant de l'absence de contrôle de la part du gouvernement", assure M. Hassanzadeh, l'organisateur de l'exposition.
- Fouiller durant la guerre -
En 1985, en pleine guerre avec l'Irak, les autorités envoient sur place un groupe d'archéologues, protégé par des militaires. Ils entament une première fouille et s'emparent de quelques briques mais c'est trop tard. Les contrebandiers ont déjà expédié une partie du trésor à l'étranger.
Plusieurs briques iraniennes entrent progressivement dans les collections privées et les musées du monde entier. Le chantier ne rouvrira que 14 ans plus tard.
Sur ces briques carrées d'environ 30 cm, sont peints avec un enduit vitrifié, sur fond noir, brun, bleu clair, jaune ou blanc, des animaux anthropomorphiques comme des lions et des vaches ailées avec des têtes humaines, des chevaux et des taureaux avec une corne de chèvre, des hommes et des femmes agenouillées ainsi que d'autres figures mythologiques.
"Maitres de l'art de la glaçure, les Mannéens, qui pratiquaient une religion polythéiste, décoraient ainsi la façade de leurs temples", selon l'archéologue.
L'histoire prend une nouvelle tournure lorsque le British Museum apprend qu'une famille iranienne a proposé à la vente un ensemble de briques à glaçure dans le port de Chiasso à la frontière italo-suisse.
En 1991, le musée britannique envoie son conservateur des collections du Moyen-Orient John Curtis pour négocier un éventuel achat de ces antiquités.
Expert du monde assyrien et iranien, il se rend immédiatement compte que la collection appartient au site de Boukan et conseille au British Museum et à d'autres musées européens de ne pas les acheter, car il s'agit d'une collection unique qui ne doit pas être divisée et doit être restituée dans son pays d'origine.
Le propriétaire iranien de la collection ne l'entend pas de cette oreille. Il n'est pas disposé à restituer le trésor qui se trouve dans son dépôt en Suisse.
"En 2008, la police suisse saisit les objets. L'affaire est portée devant les tribunaux. Un archéologue français Rémy Boucharlat ayant dirigé des fouilles en Iran confirme que la "collection a une identité", assure le Musée de Téhéran.
"Sous la pression de l'appareil diplomatique iranien et la plainte officielle du Musée national en 2015, le processus judiciaire se poursuit et finalement le 20 décembre 2020, la collection est retournée chez nous", se félicite Jebrael Nokandeh, conservateur du Musée national.
- Collection d'antiquités -
Les restitutions ne sont pas toujours aussi compliquées. Dans une salle voisine, le musée expose 29 pièces de l'âge de bronze jusqu'à la période islamique.
"L'an dernier, un descendant d'Henri Goblot a approché le conseiller culturel iranien à Paris et l'a informé qu'il possédait une collection d'antiquités iraniennes", raconte fièrement M. Nokandeh, qui est également archéologue.
"Nous ne connaissons pas les détails et nous ne savons pas dans quelles zones il a fouillé, comment il les a collectés et dans quelles conditions il les a conservés", ajoute-t-il.
Ingénieur, iranologue et résistant, Goblot (1896-1988) a vécu en Iran durant la Seconde Guerre mondiale où il était le représentant plénipotentiaire du gouvernement français libre sous le général de Gaulle, précise M. Nokandeh.
"Il avait probablement visité des sites archéologiques iraniens et collecté des objets pour les transporter en France", assure le directeur du Musée.
Mais la quête n'est pas finie dans ce pays qui a plus de 5.000 ans et qui recèle une foison d'objets antiques.
"Nous sommes en pourparlers avec les États-Unis pour restituer des objets ainsi qu'avec l'Australie", confie le directeur.
W.Lapointe--BTB