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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Claquettes-chaussettes et fast-food : dans le train des coureurs du Tour de France
Claquettes-chaussettes aux pieds et frites à la main, une demi-douzaine de coureurs du Tour de France traverse nonchalamment un quai de la gare de Grenoble, sous les yeux mi-médusés mi-amusés des voyageurs.
Pour la première fois depuis 2011, les coureurs de la Grande Boucle ont effectué en train samedi soir le trajet entre l'avant-dernière étape, réglée au sommet de l'Alpe d'Huez, et l'ultime jour de course le lendemain à Paris.
Ces dernières années, chaque équipe remontait vers la capitale dans son bus officiel, en deux fois, avec une première partie de la route réalisée le samedi soir, puis une halte à l'hôtel pour la nuit, avant de finir le trajet le dimanche matin.
"J'aurais préféré rester dans le bus et couper la route en deux. Là, on va arriver à une heure du matin à l'hôtel et on va quand même être fatigués demain", juge le cycliste français Matis Louvel (NSN Cycling Team). "Moi j'aime bien le train, c’est écolo, mais en terme de récupération, ça ne change rien, on est morts de toute façon", lâche goguenard son compatriote de l'équipe Bahrain Victorious, Lenny Martinez, 5e au classement général.
Tandis que certains coureurs filent se réfugier dans leur wagon, d'autres profitent de la demi-heure avant le départ du TGV Inoui spécialement affrété, pour se dégourdir les jambes, entre quelques policiers et membres des forces de sécurité de la SNCF.
L'ambiance est détendue, quelques équipes se mélangent, notamment en bout de quai, où deux bornes de retrait de McDonalds rencontrent un succès certain auprès des coureurs.
- La 1ère pour les mieux classés -
Une fois le train en marche, ils ne sont qu'une minorité à profiter du trajet pour commencer leur nuit sur les sièges décorés aux couleurs jaunes du Tour de France.
Nombre d’entre eux regardent une série sur leur téléphone ou font défiler les réseaux sociaux, parfois affalés sur deux sièges, les jambes dépassant dans l’allée centrale. D'autres discutent ou jouent à la console, et quelques uns s'isolent sur les plateformes entre les wagons pour téléphoner à leurs proches.
Le Tour "est presque fini donc on ne pense pas trop à la récupération comme on le faisait jusque-là", admet le Français Baptiste Veistroffer, bob sur la tête et mains dans les poches. “On ne se fait pas masser, on n'a pas d'osthéo à bord parce que le staff voyage différemment”, précise le coureur de l'équipe Lotto-Intermarché.
Chaque équipe n'a droit qu'à 13 passagers dans le train, les 8 coureurs et 5 accompagnateurs, le reste du staff voyageant dans le bus d'équipe.
La répartition des passagers à bord est faite selon le classement des équipes, arrêté après l'étape du mercredi, permettant aux six les mieux classées, comme les UAE Team Emirates du maillot jaune Tadej Pogacar, de bénéficier de la première classe dans les voitures de tête.
Le trajet est le fruit d’un partenariat de trois ans entre la direction du Tour de France (masculin et féminin) et la SNCF, qui devient "fournisseur officiel" de la compétition pour les éditions 2026, 2027 et 2028.
"Le bus c’est plus sympa, on est un peu plus à notre aise, mais la SNCF, c'est un emblème de la France et du Tour aussi, donc c'est intéressant de le mettre en avant", rappelle Baptiste Veistroffer. Les villes étapes du premier Tour de France en 1903 avaient été choisies en fonction de la présence de gares.
D.Schaer--VB