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Mondial: le Brésil face à la montagne Haaland
Le Brésil, bousculé puis enfin convaincant face au Japon, va se mesurer, en 8e de finale du Mondial-2026, à la solide Norvège d'Erling Haaland, une équipe qui jouera "le match de sa vie" selon son gardien Orjan Nyland, dimanche à East Rutherford.
Les quintuple champions du monde, qui rêvent depuis 2002 d'une sixième étoile, ont montré du mieux dans leur jeu au fil des matches, et la seconde période du 16e de finale, contre des Japonais qui menaient à la pause, a été la plus aboutie.
Le milieu relayeur Bruno Guimaraes, qui s'est imposé comme le métronome de la Seleçao, a délivré une passe décisive - sa quatrième en quatre matches - à Gabriel Martinelli pour le but de la victoire (2-1) dans les derniers instants.
Vinicius Jr n'a pas marqué, mais demeure l'arme offensive principale des Auriverde. L'attaquant du Real Madrid, sauveur de son équipe pour le premier match face au Maroc (1-1), en est à quatre buts depuis le début du tournoi.
Sur l'aile droite, Raphinha pourrait retrouver son poste après avoir participé vendredi à l'entraînement collectif pour la première fois depuis sa blessure à une cuisse.
Seule ombre au tableau, le forfait du milieu Lucas Paqueta va forcer Carlo Ancelotti à modifier son schéma de jeu. Il pourrait opter pour un remplaçant naturel, comme Danilo Santos, ou intégrer un attaquant supplémentaire, comme le jeune Endrick, 19 ans, ou Gabriel Martinelli.
- "Nous avons confiance" -
L'autre titularisation attendue par les fans est celle de Neymar. Le meilleur buteur de l'histoire de la Seleçao (79 buts), blessé en mai, a joué un bout du match contre l’Écosse et ronge son frein sur le banc.
"La Norvège est une équipe difficile, parce qu’elle a une structure, de la qualité et une bonne organisation", a précisé Carlo Ancelotti samedi en conférence de presse.
"Nous devons jouer à notre meilleur niveau et je pense que nous sommes au bon moment pour le faire, parce que nous avons confiance en nous", a ajouté le technicien.
Quant à la menace Erling Haaland (5 buts dans le tournoi), "je n’ai pas besoin d’expliquer à Gabriel (Magalhaes, d’Arsenal), par exemple, comment marquer ou jouer contre Haaland, parce qu’il a déjà joué contre lui plusieurs fois, ni même à Marquinhos (du PSG)", a-t-il dit.
Une partie de l'entraînement vendredi avait d'ailleurs été axée sur la menace du jeu aérien norvégien avec l'avant-centre de Manchester City, qui culmine à 1,95 m, Alexander Sorloth (1,96 m) et le défenseur central Kristoffer Ajer (1,98 m).
Le Brésil n'a jamais battu la Norvège (deux défaites et deux nuls). Il n'a pas non plus vaincu une équipe européenne en match à élimination directe de Coupe du monde depuis 2002, lorsqu'il a conquis sa cinquième étoile en finale contre l'Allemagne.
- Comme en 1998? -
Samedi, le sélectionneur Staale Solbakken a affirmé que la Norvège ne devait pas être influencée par le fait de jouer un 8e de finale de Coupe du monde. "On doit jouer le match, pas les circonstances", a-t-il dit en conférence de presse, ajoutant que le Brésil était "clairement favori mais pas le grand favori" dans cette rencontre.
"Nous sommes une équipe qui ne peut pas laisser jouer le Brésil car nous pratiquons un football offensif", a-t-il assuré.
Au Mondial-98 en France, les Vikings avaient battu la Seleçao (2-1) en phase de groupe pour se qualifier pour les 8es de finale - leur meilleure performance - tout en infligeant au Brésil sa première défaite en Coupe du monde depuis 1990. Solbakken faisait alors partie de l'équipe victorieuse en France.
Interrogé vendredi sur un éventuel "plan anti-Vini", Solbakken avait insisté sur le fait que l'attaquant du Real était "un problème pour toutes les équipes (adverses) quand il joue bien, et on devra essayer de résoudre ce problème".
Il avait aussi assuré en plaisantant qu'il n'avait pas peur de Neymar "tant qu'il reste sur le banc".
Le gardien Orjan Nyland, 35 ans, avait lui vanté les qualités défensives de son équipe qui devra jouer "le match de sa vie" pour l'emporter.
R.Fischer--VB