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JO: à Milan, le chorégraphe Benoit Richaud à la recherche d'"émotions authentiques"
Très en vue dans la patinoire des Jeux olympiques de Milan Cortina, le Français Benoit Richaud s'est imposé comme l'un des chorégraphes les plus demandés du patinage artistique en se reposant sur ses "intuitions et (ses) émotions personnelles".
Pour un passage sur la glace de trois ou quatre minutes, le processus de création et de perfectionnement des programmes des patineurs artistiques nécessite en réalité des mois d'efforts et de réflexion.
Le thème, la musique et la chorégraphie d'un programme peuvent faire ou défaire les rêves de gloire olympique, et ce qui convient à un patineur peut être un désastre pour un autre.
Les patineurs travaillent généralement avec un chorégraphe et un entraîneur pour concevoir deux programmes, un court et un libre, qu'ils exécutent à chaque compétition pendant une saison.
Les meilleurs chorégraphes sont très demandés et peuvent travailler avec plusieurs patineurs en même temps, à l'image du Français Benoit Richaud, très souvent aperçu dans le "Kiss and Cry" depuis le début de la quinzaine olympique.
Ses yeux bleus, son crâne chauve - et surtout ses changements de vestes selon la nationalité de ses patineurs - ont fait sensation depuis le début de la compétition à Milan, où il a dans son giron 16 patineurs issus de 13 nations différentes.
- "Faire ce que je ressens" -
Ancien patineur lui-même, Richaud considère son travail comme une vocation et affirme que "90%" des routines de ses patineurs sont issues de ses idées.
"Je les étudie, eux et leur façon de patiner", explique à l'AFP le coach de 38 ans, souvent visible en bord de patinoire et facilement reconnaissable avec sa silhouette longiligne.
"Tout repose sur mon intuition et mes émotions personnelles. Quand je vois un patineur, je sais immédiatement quel style et quelle direction je dois lui donner."
Richaud explique que ses patineurs et leurs entraîneurs ont le dernier mot sur les programmes, mais qu'il aime "garder le contrôle".
Une modification du règlement introduite après les Jeux olympiques d'hiver de 2014 a permis aux patineurs artistiques d'utiliser pour la première fois des chansons avec des paroles, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités.
Sur la glace milanaise, un mélange éclectique a pu être entendu, allant des tubes des Rolling Stones aux bandes originales de films ou à la musique classique.
Le choix de la musique peut parfois faire la différence dans les notes des juges, mais les puristes comme Richaud, élu chorégraphe de l'année en 2024 par la Fédération internationale, refusent d'en tenir compte.
"Ma façon de travailler n'est jamais de plaire à qui que ce soit, c'est seulement de faire ce que je ressens", déclare-t-il. "Je suis contre le fait de travailler en pensant +il faut que le juge aime ça+ ou +il faut que les gens aiment ça+. Je pense que ce n'est pas ainsi que l'on crée de l'art, et ce n'est pas ainsi que l'on crée des émotions authentiques."
- "Très influent" -
Parmi les nombreux patineurs qui font appel à lui, le Français Adam Siao Him Fa, 7e de la catégorie masculine vendredi, reconnaît que Benoit Richaud est "très influent".
"Il a sa vision des choses et pour chacun des patineurs avec qui il travaille, il sait ce qu'il peut développer", explique-t-il.
"Et ce que je trouve vraiment génial quand je travaille avec lui, c'est que même après 6 ans (de collaboration), il y a encore énormément de choses qu'on peut développer."
"Il ne reste pas sur ses acquis. Il se remet en question et va chercher comment faire une meilleure chorégraphie à chaque fois."
Après le premier titre européen de sa carrière en janvier dernier, le Géorgien Nika Egadze a également loué les qualités de son chorégraphe. "Il m'aide à être plus calme, plus détendu, à ne pas penser à la médaille, à me concentrer uniquement sur mon patinage, à rendre les gens heureux avec mon patinage".
Lundi, lors de l'épreuve olympique des couples, Richaud a ainsi contribué à la médaille d'argent des Géorgiens Anastasiia Metelkina et Luka Berulava et au bronze des Allemands Minerva Fabienne Hase et Nikita Volodin.
Pour la dernière épreuve jeudi, il peut encore placer une de ses patineuses sur le podium grâce à la charismatique japonaise Kaori Sakamoto, bien placée pour une médaille.
R.Buehler--VB