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Trophée des champions: mis sous pression, Chevalier signe son match référence
Mis sous pression par les bons matches de Matveï Safonov, son concurrent dans les buts du PSG, Lucas Chevalier a répondu pleinement aux attentes jeudi face à l'OM, réalisant plusieurs arrêts réflexes déterminants dont deux lors de la séance de tirs au but qui a offert le Trophée des champions aux Parisiens.
A 24 ans, le gardien français a signé son retour lors d'un "classique" qu'il avait raté en septembre dernier au Vélodrome et a retrouvé à Koweït City le niveau qu'il affichait la saison dernière, quand il portait le Losc, son ancien club, lors des rencontres clés.
De retour dimanche soir en Ligue 1 face au PFC (2-1) après avoir manqué quatre matches, Chevalier n'avait pas vraiment pu s'exprimer, ne pouvant pas faire grand chose sur le pénalty accordé à l'autre club de la capitale.
Mais jeudi soir face à l'OM, il a été mis à contribution à plusieurs reprises, notamment sur les multiples corners marseillais et lors de la séance de tirs au buts, gardant tout son calme au meilleur moment, ce qui lui a valu le trophée de meilleur homme du match.
En repoussant les tentatives d'O'Riley et de Traoré, les deux premiers tireurs marseillais, il a été le grand artisan de cette séance couronnée de succès.
"Quand on prend le 2-1 à la 85e on se demande s'il y a un truc qui ne va pas, mais je savais que si on allait aux tirs au but, on allait gagner car j'étais trop déterminé aujourd'hui à faire gagner l'équipe, je suis content pour moi et pour le PSG", a-t-il commenté à chaud au micro de Ligue 1+, le diffuseur du match.
Dès le début de la rencontre, Lucas Chevalier a réalisé un premier arrêt réflexe, bien placé sur sa ligne, stoppant une tête puissante mais axiale de Leonardo Balerdi (7e), avant de renvoyer un ballon dangereux devant lui, toujours sur corner (28e).
En première période encore, le portier a été de nouveau décisif en faisant une belle parade avec son corps sur un tir fort et proche d'Emerson.
Il a gardé le même niveau au retour des vestiaires, en sauvant son équipe sur une spectaculaire double parade (56e), d'abord une tête de Paixao puis sur une frappe de Benjamin Pavard. Dans la foulée, toujours concentré, il est resté vigilant face à la frappe d'Amine Gouiri, remportant encore un duel.
En revanche, il a semblé en retard sur une sortie dans les pieds de Mason Greenwood, qui, jouant bien la faute, a obtenu un pénalty. Hésitant sur sa ligne, Chevalier est parti du mauvais côté et a été pris à contre-pied par l'attaquant anglais de l'OM (1-1, 76e).
Dix minutes plus tard en revanche, il n'a rien pu faire sur le but contre son camp de Willian Pacho (2-1, 87e).
- "Je suis toujours modéré" -
Après que Gonçalo Ramos a arraché l'égalisation dans le temps additionnel et poussé les deux équipes aux tirs au but, Chevalier s'est assis sur le banc de touche et a suivi les dernières consignes de l'entraîneur des gardiens parisiens, Borja Àlvarez.
Et le gardien a tout respecté car il est parti du bon côté et a stoppé les deux tentatives des deux premiers tireurs marseillais, Matthew O'Riley et Hamed Junior Traoré.
Alors que Matveï Safonov avait été brillant lors des pénalties de la finale de la Coupe intercontinentale en décembre contre Flamengo (1-1, tab 2-1) avec quatre arrêts, l'international français a répondu au Russe en étant le meilleur joueur du match jeudi soir.
"Je suis toujours modéré car cela n'a pas été facile pendant six mois et même le match n'a pas été facile", a-t-il commenté devant la caméra de Ligue 1+.
Dès son recrutement, l'été dernier, il semblait évident que remplacer Gianluigi Donnarumma, l'un des artisans du titre en Ligue des champions et prix Yachine à la cérémonie du Ballon d'or, allait le mettre sous pression.
Il lui aura donc fallu six mois pour signer son premier match référence alors que l'année 2025 s'était achevée sur les performances spectaculaires de Safonov, bénéficiant d'une blessure de son concurrent pour enfin sortir de l'ombre.
Sur le plan comptable, en 22 matches joués sous le maillot parisien, Lucas Chevalier a encaissé 25 buts et n'a réussi à garder ses cages inviolées que huit fois.
"Ce n'est pas le même métier qu'à Lille. Ce qu'on me demande, les consignes, les sollicitations dans le match... On touche beaucoup moins de ballons. On me demande de nouvelles choses", expliquait-il au Figaro en novembre.
En ce début janvier, il a enfin montré son meilleur visage, lançant parfaitement son année 2026.
T.Egger--VB