-
Moules, frites et politique: ambiance présidentielle à la braderie de Lille
-
Cyclisme: fin de saison pour Tadej Pogacar après sa chute lors de la Vuelta
-
Des agents IA d'OpenAI avaient déjà collaboré sur internet avant l'incident Hugging Face, selon un rapport
-
Ukraine: les émissaires de Trump à Moscou pour des négociations
-
Bosnie : Mladic, "le boucher de Bosnie", enterré lundi à Belgrade
-
Comment l'est de l'Allemagne est devenu le bastion de l'extrême droite
-
Au Bangladesh, l'opposition manifeste contre les pénuries de gaz et d'électricité
-
Les aéroports de Kiev bombardés par Moscou avant la visite des émissaires de Trump
-
Au Bangladesh, l'épidémie de rougeole n'en finit pas, avec près de 1.000 enfants morts
-
Les Etats-Unis coulent un troisième bateau de narcotrafiquants présumés au large de l'Equateur
-
Crue dans l'Himalaya : un troisième rescapé extrait d'un tunnel, les recherches continuent
-
Incendies en Indonésie : nouveau sauvetage d'une femelle orang-outan et d'un petit
-
Budget : pour les syndicats, le pouvoir d'achat au cœur des enjeux
-
Dans l'Aude, l'incendie de Puilaurens, toujours pas fixé, a parcouru 225 hectares
-
Philippines : visée par un mandat d'arrêt, la vice-présidente Duterte a payé sa caution
-
Rugby: Boks-Blacks, le poids des mots avant le choc de Soweto
-
Ligue 1: Lens en quête de maîtrise face à Lorient, avant la Ligue des champions
-
MMA: Salahdine Parnasse, l'heure du grand saut en UFC
-
US Open: Alcaraz en huitième sans impressionner, Sabalenka taille sa route
-
Crue dans l'Himalaya : les secours népalais recherchent toujours des rescapés dans les tunnels
-
Les librairies indépendantes de grande couronne à la peine face à Amazon et Paris
-
Canicules, orages, incendies : l'été bousculé des festivals de musique, qui redoutent la suite
-
Les vautours, nouvelle crainte des éleveurs basques et béarnais
-
Comment la fumée des incendies en Indonésie étouffe l'Asie du Sud-Est
-
Bolivie: deux morts et 81 blessés dans des explosions dans une installation militaire
-
Guerre en Ukraine: Trump envoie ses émissaires à Moscou et à Kiev
-
L1: en quête d'un premier succès mais trop friable, le PSG chute contre Monaco, seul leader
-
Espagne: le Real Madrid douché par le Betis Séville, Mbappé rate un pénalty
-
US Open: Alcaraz et Pegula gagnent sans convaincre, Sabalenka et Medvedev filent en huitièmes
-
Angleterre: première victoire pour Liverpool, Barcola fait ses débuts
-
Ligue 1: en quête d'un premier succès, le PSG chute déjà contre Monaco, seul leader
-
Mondial féminin de basket: les Bleues débutent en fanfare
-
Wall Street recule, refroidie par les robustes chiffres de l'emploi américain
-
Athlétisme: en l'absence de Duplantis, Karalis s'impose à 6,12 m à la perche à Bruxelles
-
Le CICR transfère au Liban quatre civils libérés par Israël
-
Le PNF fait saisir 65 M EUR dans l'enquête pour fraude fiscale contre McKinsey
-
Ligue de diamant: Wanyonyi remporte le 800 m à Bruxelles, Meziane 3e
-
US Open: Medvedev sort Rinderknech et va en huitième
-
Ligue 1: vainqueur d'Auxerre, Lyon déjà aux avant-postes
-
Lecornu inaugure l'usine de fusées réutilisables de MaiaSpace où l'Etat "joue gros"
-
Yémen: plus de 120 morts dans l'offensive des rebelles houthis vers un détroit clé en mer Rouge
-
Sous la pression des élus, le gouvernement renonce à imposer la consigne des bouteilles plastiques
-
La justice place en détention l'un des pirates présumés du fisc
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse après les chiffres de l'emploi américain
-
Après un été brûlant, von der Leyen veut reparler du climat
-
Ukraine: un drone russe frappe les services de sécurité, son chef visé selon Kiev
-
Malaisie: état d'urgence dans un Etat de Bornéo face aux fumées venant d'Indonésie
-
Le parti Reform UK secoué par une nouvelle affaire de dons, Bardella apporte son soutien
-
Dès son démarrage commercial, le Cybercab de Tesla sous la loupe du régulateur américain
-
Agriculture: un plan d'aide "pas à la hauteur", selon les syndicats
"Pas de place pour la politique": les footballeurs serbes heureux de jouer en Albanie
L'Albanie et la Serbie entretiennent des relations compliquées mais les footballeurs serbes qui jouent dans des clubs albanais n'en ont cure: le sport transcende tout, y compris les dissensions ethniques et politiques.
"Le football est un outil fabuleux pour apprendre à vivre ensemble", assure Luka Milanovic, 29 ans, qui figure parmi la quinzaine de footballeurs serbes à taper le ballon en Albanie.
Les relations entre Tirana et Belgrade sont envenimées par la question du Kosovo, l'ex-province serbe dont Belgrade n'a jamais reconnu l'indépendance déclarée en 2008, une décennie après un conflit meurtrier.
La défiance entre le Kosovo à majorité albanaise et musulmane et la Serbie slave et orthodoxe est bien éloignée des préoccupations de Luka Milanovic, qui dit avoir reçu en Albanie "un accueil très chaleureux".
Il évolue depuis quatre mois en première division dans l'équipe de Kukës, région montagneuse frontalière du Kosovo qui avait accueilli plus de 500.000 Albanais kosovars fuyant les violences serbes durant la guerre.
Pour lui, c'est la suite naturelle de sa carrière après l'Etoile Rouge et l'OFK de Belgrade, la Belgique, la Malaisie, la Grèce et la Hongrie.
"Je suis là pour l’amour du football", explique Milanovic à l'AFP en s'entraînant avec ses coéquipiers albanais mais aussi kosovars, monténégrins, croates, venus d'autant de pays qui n'ont pas fini de solder les comptes de la désintégration sanglante de l'ex-Yougoslavie.
- "La langue du foot" -
"Pour les joueurs et les supporteurs, Luka est des nôtres", confirme Erjon Allaraj, porte-parole du club.
"Nous parlons des langues différentes mais nous connaissons tous la langue du football", renchérit le capitaine de Kukës, Gjelberim Taipi, Albanais originaire de Bujanovac, en Serbie.
Toute l'équipe a célébré ensemble en décembre la naissance du premier enfant de Luka. Son bébé et sa femme vivent pour l'instant à Belgrade mais Milanovic espère que sa famille le rejoindra bientôt.
De l'autre côté du pays, près des rives de l'Adriatique, Aleksandar Ignjatovic, 33 ans, est le capitaine de l’équipe de première division du KF Laç, où se côtoient aussi plusieurs nationalités des Balkans.
Le footballeur qui a joué en Serbie, aux Pays-Bas et en Hongrie se rappelle le choc et l'inquiétude de ses amis à l'annonce de son départ pour l'Albanie: "Qu'est-ce que tu vas faire là-bas ! Pourquoi aller dans ce pays ?".
"Maintenant, quand ils regardent sur Instagram ma vie en Albanie, beaucoup me disent qu'ils veulent venir me rendre visite".
Il veut se servir de son expérience biculturelle pour sa reconversion post-foot. "Je pense ouvrir une agence de tourisme qui me permettra de travailler en Albanie et en Serbie. Je connais maintenant tous les beaux endroits d'Albanie", dit-il, expliquant que le tourisme serbe se développe dans son pays d'accueil.
Il se flatte d'avoir beaucoup d'amis albanais et se moque des préjugés ethniques.
- "Deux mondes différents" -
"Le football permet de renforcer les liens. Le football et la politique sont deux mondes complètement différents", philosophe le capitaine qui vit depuis trois ans à Tirana avec son épouse et sa fille de trois mois.
Vladimir Novakovic, spécialiste du football sur la chaîne serbe Sportklub, souligne plus prosaïquement que la Serbie exporte de nombreux joueurs professionnels qui "doivent bien faire en sorte de trouver un club puisqu'ils vivent de ce sport".
Mais ce monde n'est pas toujours épargné par les idées ultranationalistes jamais loin de la surface dans les Balkans.
En 2018, lors d'un match de Coupe du monde Suisse-Serbie, les joueurs suisses d'origine kosovare Xherdan Shaqiri et Granit Xhaka avaient scandalisé en célébrant leurs buts par un signe rappelant l'aigle à deux têtes du drapeau albanais.
En 2014, à Belgrade, de violents incidents avaient éclaté lors d'un match de qualification pour l'Euro-2016 entre la Serbie et l'Albanie, lorsqu'un drone avait survolé le stade en traînant un drapeau arborant une carte de la "Grande Albanie".
Belgrade accuse régulièrement Tirana et Pristina d’avoir pour but ultime de regrouper dans un même Etat les communautés albanaises des Balkans.
A l'inverse, dans les stades serbes, il n'est pas rare d'entendre des ultras prôner la "Grande Serbie", concept cher à Slobodan Milosevic qui avait conduit aux massacres et à l'épuration ethnique des années 1990.
Selon la Super Ligue à Belgrade, aucun footballeur albanais n'évolue actuellement en Serbie.
Dans la capitale serbe, Borisav Stojacic, 82 ans, est nostalgique de "l'époque yougoslave où la présence de joueurs albanais en Serbie n’avait rien d’extraordinaire. C'est comme ça que ça devrait être. Mettre l'accent sur la nationalité, c'est un problème apparu il y a seulement quelques décennies", regrette-t-il.
J.Bergmann--BTB