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Ligue des Champions: Patatras, l'OM et la L1 tombent déjà
La 3e place en L1 a fait une nouvelle victime: obligé de passer par le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, l'OM a chuté mardi face au Panathinaïkos au bout d'un match retour pourtant réussi, poursuivant une longue série d'échecs français à ce stade de la compétition.
. Un coup du destin
"On peut dire que le destin nous a joué un mauvais tour", a résumé dépité le nouvel entraîneur marseillais Marcelino. "Pour moi, c'est assez facile d'analyser le match, mais c'est difficile de justifier le résultat. On aurait dû marquer plus de buts, ça aurait été logique tant on a été supérieurs", a-t-il ajouté.
De fait, le résultat de mardi porte une part d'irrationnel. Supérieur au Panathinaïkos et très séduisant lors de la première période et en prolongation, l'OM a eu une quantité invraisemblable d'occasions mais n'en a transformées que deux.
Il a aussi fallu une accumulation de faits de jeu contraires - deux buts annulés pour hors-jeu, un penalty refusé à Guendouzi dans le temps additionnel, un autre accordé aux Grecs dans les toutes dernières secondes après intervention du VAR, un tir de Vitinha repoussé sur la ligne adverse... - pour que Marseille trouve le moyen de ne pas écarter définitivement le Panathinaïkos.
"Si on rejoue la qualification dix fois, on passe neuf fois", a ainsi assuré le capitaine Valentin Rongier après le match.
. Le poids de l'aller
Les analyses de Marcelino et Rongier sont valables et ce match retour maîtrisé et enlevé dans une ambiance exceptionnelle aurait pu et dû suffire à l'OM.
Mais le club provençal a finalement payé le prix de son très pauvre match aller, perdu 1-0 à Athènes, quand il a semblé jouer un match de milieu de préparation plutôt qu'une rencontre à élimination directe.
Mardi au Vélodrome, on a vu et compris où Marcelino voulait en venir avec son 4-4-2, quand les Athéniens étaient mis au supplice par les provocations balle au pied d'Ismaïla Sarr, Azzedine Ounahi, Iliman Ndiaye ou Amine Harit, tout le bataillon de joueurs d'élimination de l'OM.
A Athènes en revanche, l'OM était bien trop timide et scolaire, en recherche de rythme et d'automatismes. Il y a eu "un très mauvais match à l'aller", a reconnu Longoria.
Depuis son arrivée, Marcelino répète de son côté qu'il a manqué de temps et cela s'est vu à Athènes. De ce point de vue, la responsabilité est collective.
Le départ d'Igor Tudor au début du mois de juin a obligé Longoria et son bras droit Javier Ribalta à changer leur fusil d'épaule. Mais en faisant le choix d'un entraîneur au style très différent et en orchestrant un nouveau mercato hyper-actif, ils ont contribué à fragiliser leur équipe.
. La C3 par défaut
A chaud, marqués par l'élimination, les Marseillais n'avaient pas l'air plus motivés que ça par la Ligue Europa, dont ils disputeront les poules à partir de septembre. Leur Ligue des Champions s'arrête cette année dès le 15 août et ça n'était pas le projet.
Cette élimination vient tout de même rappeler que le football français atteint son seuil de compétence quand il affronte les tours préliminaires de la C1: sur les 10 dernières saisons, la L1 s'y est frotté sept fois avec... un seul succès, pour Monaco en 2016.
Embêtante pour l'image de marque du football français, l'élimination de mardi l'est aussi pour l'OM, même si Longoria s'est attaché à faire passer l'idée que les finances marseillaises n'étaient pas en péril.
"La différence entre C1 et C3, ce n'est pas autant", a-t-il ainsi assuré en réponse à une question sur un trou de 15 à 20 millions d'euros entre les deux épreuves.
"Il y a naturellement une différence de prestige, pour nos supporteurs, notre effectif, nos sponsors. Ca change un peu la saison mais les projets restent les mêmes", a-t-il tout de même reconnu.
Selon lui, cette élimination n'oblige pas l'OM à céder des joueurs au mercato. Mais il sera sans doute plus compliqué d'en attirer de nouveaux.
P.Anderson--BTB