-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie
-
En Afghanistan, fêter le printemps dans les champs de coquelicots
-
Champions Cup: Alfie Barbeary, le troisième-ligne décoiffant de Bath
-
Incendies aux Pays-Bas: La France envoie des renforts
-
Nord du Mali: le camp stratégique de Tessalit sous le contrôle des groupes armés
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 400 arrestations
-
Les droits de douane lestent durablement les exportations britanniques vers les USA
-
Royaume-Uni: le suspect de l'attaque contre deux hommes juifs inculpé et présenté à un juge
-
Au Soudan, des élèves au défi de rattraper les années volées par la guerre
-
Téhéran active ses défenses aériennes, Trump prêt à ignorer le Congrès
-
Le MICA Center, vigie des mers et d'Ormuz en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Grèce: des militants de "la flottille pour Gaza" débarqués en Crète
-
Les voitures électriques décollent en France, mais le marché automobile reste en berne
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé et des augmentations de salaire
-
Commerce international: avec la guerre, des routes maritimes se redessinent, l'Afrique en pivot
-
Birmanie: les partisans d'Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, espèrent son retour dans sa villa
-
Marine Tondelier propose la création d'un congé climatique
-
Play-offs NBA: les Wolves sortent les Nuggets pour défier les Spurs, les Knicks qualifiés
-
Le roi Charles III aux Bermudes, après sa visite aux Etats-Unis louée par Trump
-
Maradona était "bipolaire" avec "un trouble narcissique", révèle un psychologue jugé pour sa mort
-
Les syndicats mobilisés pour le maintien d'un 1er-Mai chômé, boulangers et fleuristes dans le flou
-
Argentine: les syndicats manifestent contre l'austérité de Milei, promettent de durcir les conflits
-
La croissance d'Apple soutenue par l'iPhone et les services
-
Les militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés doivent être conduits en Grèce
-
L'accord entre l'UE et le Mercosur entre en vigueur, de façon provisoire
-
Britney Spears inculpée pour conduite sous emprise en Californie
-
Le roi Charles découvre l'Amérique des petites villes au dernier jour de sa visite d'Etat
-
Mali : les jihadistes du JNIM appellent à un large "front commun" conre la junte, Bamako sous blocus
-
La compagnie Biman Bangladesh Airlines commande 14 Boeing, un record
-
Mondial-2026: Infantino réaffirme que l'Iran jouera bien aux Etats-Unis, Trump est "OK"
-
Ligue Conférence: Strasbourg, surpris par le Rayo, part avec un désavantage
-
Brésil: réduction de peine en vue pour Bolsonaro, nouvelle défaite pour Lula
-
Argentine : Milei à bord du porte-avions américain Nimitz lors d'exercices communs
-
Apple: résultats trimestriels meilleurs que prévu, croissance toujours soutenue pour l'iPhone
-
Wall Street: le S&P 500 et le Nasdaq ont signé leur meilleur mois depuis 2020
-
Procès OpenAI: Musk se défend de ressembler à ceux qu'il poursuit
-
Pérou : Roberto Sanchez lance sa campagne pour le second tour sans attendre les résultats définitifs
-
Une série documentaire sur la princesse Diana promet révélations et entretiens inédits
-
En Iran, retour à une routine devenue hors de prix
-
Mali: blocus jihadiste sur la capitale Bamako, hommage sous haute sécurité au ministre de la Défense tué
-
ANTS: un jeune de 15 ans soupçonné d'être l'auteur de la fuite de données
-
"Comme si j'étais toujours à bout de souffle": Aux Philippines, un feu de décharge épuise les habitants
-
Piratage en ligne: le Conseil d'Etat retoque le dispositif français de réponse graduée
Dans l'ouest du Kenya, le premier vaccin antipaludisme porte ses fruits
Les trois enfants de Lucy Akinyi ont si souvent contracté le paludisme qu'elle devait parfois se rendre plusieurs fois par mois à l'hôpital local le plus proche de son village de l'ouest du Kenya pour les y faire soigner.
Lorsqu'on lui a proposé de leur administrer le premier vaccin au monde contre cette maladie mortelle transmise par des moustiques, elle a sauté sur l'occasion.
Dans l'ouest du Kenya, où le paludisme est endémique, plus de 100.000 enfants ont reçu ce nouveau vaccin contre la maladie qui tue chaque année 260.000 enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.
Un programme-pilote d'inoculation de ce vaccin révolutionnaire - dont l'élaboration a pris 30 ans - est en cours depuis 2019 au Kenya, ainsi qu'au Ghana et au Malawi.
En octobre 2021, son utilisation généralisée a été approuvée pour les enfants par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Afrique subsaharienne et dans d'autres régions à risque.
Pour Mme Akinyi et sa famille élargie, qui vivent dans le comté rural de Siaya, près du lac Victoria, le vaccin a fait des merveilles.
La mère de famille veillait à ce que ses enfants dorment sous des moustiquaires mais, malgré tous ses efforts, ces derniers continuaient d'être piqués, notamment lorsqu'ils jouaient dehors.
"Nous avions beaucoup de paludisme à la maison. Il pouvait nous arriver d'aller trois fois par mois à l'hôpital", explique-t-elle.
Depuis qu'ils ont reçu le vaccin, aucun de ses enfants n'a souffert du paludisme, dit-elle, ce qui a changé sa vie, dans une région où cette maladie constitue une importante cause de décès.
"Nous sommes très heureux parce qu'aucun de mes enfants n'est malade", dit-elle.
Sa belle-soeur, Millicent Akoth Oyoya, a décidé de vacciner ses propres enfants après les résultats constatés sur ses nièces et neveux.
"Depuis que le plus jeune (enfant d'Akinyi) a été vacciné, il n'a plus jamais eu le paludisme", explique-t-elle dans la salle où elle attend de faire vacciner son garçon de neuf mois.
"Donc j'ai décidé d'amener le mien afin qu'il puisse être libéré du paludisme".
- Coûts élevés -
Les hôpitaux de l'ouest du Kenya - où il n'est pas rare que les services pédiatriques regorgent d'enfants atteints de paludisme - commencent à observer des résultats.
Non seulement les admissions pour paludisme chutent, mais la sévérité des symptômes également.
"Depuis que nous avons commencé à administrer le vaccin en septembre 2019, nous avons observé une réduction des cas de paludisme", affirme Elsa Swerua, cheffe infirmière au centre de santé Akala, dans le comté de Siaya.
"Même pour les enfants qui contractent le paludisme, ce n'est pas sévère, et le nombre de morts de paludisme s'est également réduit."
Moins de paludisme - qui peut toucher la même personne plusieurs fois chaque année - signifie également moins de séjours à l'hôpital, une aubaine pour les familles qui peinent à payer les multiples frais.
"Avant les vaccins (...) nous dépensions beaucoup d'argent en médicaments, pour les acheter et pour aller à l'hôpital. Le coût était élevé", raconte Mme Akinyi.
Désormais, la famille a plus d'argent à consacrer aux achats de nourriture et autres produits essentiels, dit-elle.
Le Dr Simon Kariuki, chercheur en chef à l'Institut kényan de recherche médicale et expert en paludisme, souligne que le vaccin a changé la donne.
"Nous avons montré que ce vaccin est sûr et peut être administré à de jeunes enfants africains qui sont ceux subissant le plus le paludisme", ajoute-t-il.
Le programme-pilote a montré que le vaccin pourrait "réduire l'occurrence du paludisme pour les jeunes enfants dans ces zones de près de 40%", poursuit-il.
L'OMS recommande que le vaccin soit administré en quatre doses pour les enfants âgés de plus de cinq mois dans les zones où la transmission est modérée à élevée.
P.Anderson--BTB