-
Ligue des champions: le PSG et sa nouvelle force de l'habitude
-
Rubio en émissaire au Vatican pour apaiser les tensions avec le pape
-
Les taxis G7 veulent se développer en province, à commencer par Bordeaux
-
Bayern-PSG: 127 interpellations dans l'agglomération parisienne, des blessés dont un grave
-
AirAsia commande 150 Airbus A220-300 pour 19 milliards de dollars
-
La Bourse de Paris en petite hausse, dans l'attente d'un accord Iran/Etats-Unis
-
Jeux d'argent, hypersexualité: l'agence du médicament alerte sur les risques des traitements contre Parkinson
-
La Banque de Norvège première en Europe à relever son taux depuis la guerre au Moyen-Orient
-
Trafic de médicaments: près de 270 arrestations dans 90 pays, annonce Interpol
-
Crédit Agricole descend dans l'arène de la banque gratuite
-
Le Premier ministre des Îles Salomon destitué par les parlementaires
-
79e Festival de Cannes: les 22 films en compétition
-
Cannes 2026: Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie toute en "sincérité"
-
MSF dénonce une "crise de malnutrition artificielle" entretenue par Israël à Gaza
-
79e festival de Cannes: ce qu'il ne faudra pas rater
-
La Corée du Sud en pleine traque à la désinformation par IA avant des élections
-
Salvador, le procès collectif entre "exhumation de la vérité" et opération "médiatique"
-
De pêcheurs à jardiniers des mers: la restauration des coraux en Colombie
-
Dans les coulisses de la course au dépistage de l'hantavirus sur le bateau de croisière
-
Le méga-projet du corridor de Lobito doit encore tenir ses promesses
-
Ligue Conférence: pour voir sa première finale, Strasbourg doit mater le Rayo
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama se rattrapent et corrigent Minnesota
-
Indonésie: le sapu-sapu, un poisson invasif qui prospère malgré la pollution
-
L'Australie va réserver 20% de sa production de gaz à la consommation intérieure
-
Elections locales au Royaume-Uni, le Labour de Keir Starmer menacé d'un vote sanction
-
Rubio en émissaire pour apaiser les tensions avec le pape
-
L'affaire Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre en 1994, revient devant la Cour de révision
-
Œuvres pillées durant la colonisation: après des années d'attente, ultime étape au Parlement français
-
Lula à Washington pour rencontrer Trump, entre dossiers sensibles et enjeu électoral
-
Foot: nouveau record de longévité pour l'inusable gardien brésilien Fabio
-
Ligue des champions: "On doit profiter de ce moment", estime Luis Enrique
-
Le tournage du film sur Johnny Hallyday débute le 1er juin avec Benjamin Voisin
-
Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale
-
Les marchés mondiaux tablent sur une reprise des négociations entre Washington et Téhéran
-
Wall Street avance, stimulée par la perspective de négociations USA–Iran
-
Anthropic loue le plus gros centre de données de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
A Zagreb, une dizaine de taxis autonomes pour une première en Europe
-
"Je voudrais qu'on m'opère": le rêve sportif en suspens d'un enfant cubain
-
Anthropic loue le superordinateur de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"
-
Le lait contaminé hors de cause dans la mort d'un bébé à Angers
-
"C'était de la boucherie" : un dentiste de Lozère face à la souffrance de patients mutilés
-
Les prix de l'essence à un record, le gouvernement tente de rassurer le secteur aérien
-
Prison avec sursis en Belgique pour la chanteuse Rokia Traoré, dans un litige familial
-
"Flottille pour Gaza": les deux militants restent en prison en Israël
-
A la Biennale d'art de Venise, la présence de la Russie ne passe pas
-
En Indiana, Trump démontre encore son ascendant sur le Parti républicain
-
La Bourse de Paris termine en hausse de près de 3%, porté par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Le pape pourrait venir en France fin septembre, selon la Conférence des évêques de France
-
Mort du pionnier de l'info en continu Ted Turner, créateur de CNN
Vente libre en pharmacie interdite pour 8 traitements anti-rhume dangereux
Les autorités sanitaires françaises rendent obligatoires à partir de mercredi la présentation d'une ordonnance en pharmacie pour se voir délivrer huit célèbres traitements anti-rhume largement considérés comme dangereux.
"Au regard d’une part des très nombreuses contre-indications, précautions d'emploi et des effets indésirables connus de la pseudoéphédrine et d’autre part du caractère bénin du rhume", l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) considère que "la possibilité d’obtenir ces médicaments sans avis médical fait courir un risque trop important aux patients", selon une décision dévoilée lundi.
"Nous demandons aux médecins prescripteurs de bien évaluer la balance bénéfice/risque pour chaque patient avant de lui prescrire un de ces médicaments", a ajouté l'ANSM dont la décision d'interdiction était attendue.
Sont concernés Actifed Rhume, Actifed Rhume jour et nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Dolirhumepro Paracétamol Pseudoéphédrine et Doxylamine, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume, Ibuprofène/Pseudoéphédrine, Rhinadvilcaps Rhume Ibuprofène/Pseudoéphédrine.
Ces médicaments ont tous en commun de contenir la molécule pseudoéphédrine.
Largement considérés comme dangereux depuis des années, les principaux traitements anti-rhume étaient toujours en vente libre. A l'approche de l'hiver, les autorités sanitaires françaises envisageaient de mettre enfin fin à ce paradoxe.
Disponibles sans ordonnance sous forme de comprimés, ces traitements -aussi vendus par spray nasal sur prescription- visent à décongestionner et désencombrer le nez. Ce sont donc les principaux médicaments utilisés contre le rhume.
Mais ils font l'objet depuis plusieurs années de nombreuses critiques, à commencer par l'ANSM elle-même, car ils peuvent provoquer de graves effets secondaires comme des AVC et des infarctus.
En 2023, l'agence avait pour la première fois déconseillé explicitement leur utilisation. Cette décision avait, pour un temps, fait décliner les ventes de traitements anti-rhume. Mais celles-ci rebondissent depuis septembre.
- Effets rares mais graves -
"Les mesures de réduction des risques que nous avons mises en place, telles que l’interdiction de la publicité auprès du grand public, l'information régulière sur les dangers liés aux vasoconstricteurs oraux, ainsi que la mise à disposition de documents pratiques pour les patients et les pharmaciens, n'ont pas suffisamment réduit la population exposée au risque de survenue d’effets indésirables rares mais graves", écrit l'ANSM.
Pourquoi ne pas avoir interdit plus tôt purement et simplement ces médicaments? Les autorités sanitaires françaises expliquaient régulièrement avoir les mains liées par la réglementation européenne qui soumet le retrait d'une autorisation à l'avis de l'Agence européenne du médicament (EMA).
Or, celle-ci avait estimé l'an dernier que les traitements anti-rhume concernés ne présentaient pas de risques suffisants pour les interdire, même si elle a imposé de nouvelles contre-indications.
Cet avis s'explique par le fait que les effets secondaires graves restent très rares. Ils sont quelques-uns à être signalés chaque année et, en France, aucun décès n'a été rapporté.
Les autorités françaises ont fini cependant par trancher en estimant que le risque, même faible, était inacceptable au vu du caractère bénin de la maladie traitée: un simple rhume.
Cette position va dans le sens des principales sociétés savantes françaises (ORL, médecins généralistes, pharmaciens) qui s'opposent toutes à l'usage de ces médicaments.
Elle risque en revanche de froisser les pharmaciens, dont nombre de représentants estiment qu'une telle restriction réduit injustement l'éventail de médicaments à proposer à leurs clients enrhumés, dans un contexte marqué par une difficulté récurrente à obtenir des rendez-vous médicaux.
"Ça va devenir compliqué pour nous de répondre aux problèmes des patients. Les gens n’auront plus de médecin et nous, on ne pourra plus rien conseiller", estimait dans le Quotidien du Pharmacien Béatrice Clairaz-Mahiou, coprésidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO).
Mais, pour d'autres observateurs, les autorités sanitaires ont, au contraire, été d'ores et déjà trop longues à réagir.
"Les soignants ont mieux à faire que de passer du temps à déconseiller aux patients un médicament qui devrait être retiré du marché", estimait en début d'année la revue indépendante Prescrire.
W.Huber--VB