-
L'ex-jihadiste français Othman Garrido condamné à 30 ans de réclusion criminelle
-
Anthropic et OpenAI lancent de nouveaux modèles en plein débat sur le ralentissement de l'IA
-
Wall Street clôture sans direction claire, la géopolitique en ligne de mire
-
Trump salue l'accord de sécurité avec le Groenland qui va permettre de nouvelles bases
-
Attentats de 2019 au Sri Lanka: 220 ans de prison pour 15 condamnés
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice s'empare du phénomène
-
Japon : un typhon tue sept personnes, des milliers de foyers sans électricité
-
A l'ONU, Trump défend son nationalisme, sourd aux appels à la coopération internationale
-
Accusé d'avoir utilisé l'IA, l'écrivain phare de la rentrée Thélyson Orélien se défend
-
Carburants: la FNSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs
-
Carburants: l'aide aux grands rouleurs prolongée et élargie, alors que les Français paient des prix records
-
Trump veut renommer l'IA "super intelligence" et résiste aux appels à une supervision internationale
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros
-
Trump scelle le destin du Groenland dans le giron américain
-
Femmes filmées sans leur consentement avec des lunettes connectées: la justice ouvre plusieurs enquêtes à Paris
-
Mondiaux de cyclisme: "c'est frustrant": la France encore en argent sur le relais mixte
-
Du sel, du vent et 118 marins engagés, la 13e Route du Rhum promet
-
Chili : floraison exceptionnelle dans le désert d'Atacama après les pluies d'El Niño
-
Le plafond de la prime carburant versée par les employeurs passera de 600 à 1.000 euros (Papin)
-
L'UE épargne deux oligarques russes, mais sauve in extremis ses sanctions contre Moscou
-
Onlyfans, MYM taxés de proxénétisme : chez des créatrices de contenus pornos, la peur de "travailler dans la rue"
-
Carburants: le gouvernement prolonge et élargit l'aide aux grands rouleurs pour contenir l'inquiétude des Français
-
Un écrivain phare de la rentrée littéraire accusé sur X d'avoir utilisé l'IA
-
Le comédien Arnaud Denis, invalide après la pose d'un implant anti-hernie, s'est fait euthanasier en Belgique
-
Les Bourses européennes terminent prudemment
-
France: presque pas de pluie en septembre, la sécheresse des sols à un niveau historique
-
Le nombre d'IVG a continué de progresser en 2025
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené de nouvelles frappes meurtrières au Yémen
-
Manifestation de la CGT devant le siège de Sodexo contre les suppressions de postes
-
Euro de volley: des Bleus au carré
-
Possible libération du "logisticien" du 13-Novembre: la justice belge décidera "en toute autonomie" (ministre)
-
À Mayotte, l'économie dépend de travailleurs étrangers piégés par les retards de titres de séjour
-
Paul Cézanne et ses admirateurs exposés à Paris
-
Wall Street aborde avec un optimisme prudent le sommet annuel des Nations unies
-
Un sénateur républicain demande une enquête sur le mariage de Donald Trump Jr
-
Levée des sanctions UE contre deux oligarques russes : l'échéance se rapproche
-
Islande: le dernier baleinier menace de porter plainte si la chasse est interdite
-
Sri Lanka: 14 personnes reconnues coupables d'avoir participé aux attentats meurtriers de Pâques 2019
-
Ukraine: les "disparitions forcées" d'enfants vers la Russie devant la CEDH
-
Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc
-
El Niño représente une "menace importante" pour la santé, alerte l'ONU
-
Tirs devant une école en Turquie: au moins 11 blessés, un adolescent interpellé
-
Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne
-
Bangladesh: des portraits du "père" du Pakistan sèment le trouble à Dacca
-
Les Houthis accusent l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes meurtrières au Yémen
-
La décarbonation, une nécessité et aussi une bonne stratégie, estime Londres
-
Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"
-
IA: des experts réunis par l'ONU mettent en garde contre la rhétorique de la "peur"
-
Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail
-
Au Yémen en guerre, des milliers de familles reprennent les chemins de l'exil
La défense de l'avortement par Kamala Harris peut peser sur les élections américaines
Avant même que le retrait du président Biden ne lui ouvre les portes de la course à la Maison blanche, la vice-présidente américaine Kamala Harris s'est érigée en défenseure intraitable des droits à l'avortement, un positionnement qui pourrait désormais s'avérer décisif en novembre prochain.
"Nous mettrons fin à l'extrémisme de Donald Trump pour interdire l'avortement car nous savons que les femmes doivent prendre les décisions qu'elles souhaitent concernant leur corps, sans que le gouvernement n'ait son mot à dire!", a affirmé lors d'un meeting de campagne, plus tôt dans la semaine, la désormais candidate possible du Parti démocrate.
Deux ans après que la majorité conservatrice à la Cour Suprême, issue des récentes nominations de l'ancien président républicain, a mis fin à la protection fédérale du droit à l'avortement, la candidature d'une militante sincère de la cause pourrait mobiliser les électeurs progressistes en faveur des démocrates, de quoi faire la différence dans un scrutin qui s'annonce indécis.
Un combat qui ne date pas d'hier pour Mme Harris: alors membre du parquet général de Californie, elle avait combattu les pratiques trompeuses des militants anti-avortement. Et en tant que sénatrice, elle s'était montrée très critique du juge Brett Kavanaugh, lors de son audition de confirmation avant sa nomination à la Cour Suprême.
De quoi se démarquer de Joe Biden, qui s'est toujours montré prudent sur le sujet, rappelant régulièrement son éducation catholique pour justifier de sa gêne sur le sujet.
Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès, en début d'année, M. Biden s'était éloigné de ses notes, préférant les termes "droits reproductifs" ou "liberté de choix" plutôt qu'"avortement".
- "Elle sait de quoi elle parle" -
Lors de son entrée au Sénat, en 1973, Joe Biden avait estimé que la Cour Suprême était "allée trop loin" en statuant en faveur d'une protection fédérale du droit à l'avortement, dans le célèbre arrêt "Roe contre Wade", et avait encore décrit en 2006 la procédure médicale comme étant "toujours un tragédie" et "pas nécessairement un choix et un droit".
Si sa position a évolué depuis, les défenseurs de l'avortement ont toujours considéré que le président américain était réticent à pleinement s'inscrire dans leur cause.
"Ce qui rend Mme Harris dangereuse pour Donald Trump sur la question de l'avortement est que, contrairement à lui, elle sait de quoi elle parle et elle peut canaliser la colère des électrices", a ainsi estimé l'auteure féministe Jessica Valenti, interrogée par l'AFP.
"Je ne crois pas que les gens comprennent clairement à quel point les femmes sont en colère lorsque +Roe+ a été infirmé. Et Mme Harris a la possibilité de capitaliser là-dessus", a-t-elle ajouté.
Sur la question spécifique de l'avortement, Kamala Harris dispose de 12 points d'avance sur M. Trump, selon un sondage YouGov réalisé dans la semaine, une marge bien supérieure aux 5 points dont disposait Joe Biden début juillet.
Bien que Mme Harris ne soit pas encore formellement désignée, le groupe pro-avortement "Liberté reproductive pour toutes" s'est pleinement engagée à ses côtés, estimant dans un communiqué, par la voix de sa dirigeante Mini Timmaraju, que "personne ne s'est autant battu pour garantir le droit et l'accès à l'avortement" que Mme Harris, "nous sommes fiers de la soutenir".
- "Période de grâce" -
Côté républicain, J.D. Vance, le candidat à la vice-présidence, a clairement affirmé sa volonté d'"interdire nationalement" l'avortement, là où Donald Trump tente de ménager la chèvre et le chou.
"Il est radical, il personnifie l'extrémisme républicain sur l'avortement", estime Mme Valenti.
"Avoir M. Vance à ses côtés va compliquer les choses pour Donald Trump s'il souhaite se présenter comme modéré sur le sujet", a souligné Marc Trussler, chercheur en sciences politiques à l'Université de Pennsylvanie.
Selon lui, "le message de Mme Harris passe clairement mieux" que celui de Joe Biden.
En revanche, il est trop tôt pour savoir si le sujet, qui a offert des victoires locales aux démocrates, peut peser sur l'élection, a estimé M. Trussler.
"Nous sommes dans la période de grâce de la candidature de Mme Harris", a-t-il souligné, rappelant qu'elle n'a pas encore eu à se positionner sur des sujets clivants au sein même de son parti, comme le conflit à Gaza ou la réforme du système pénal américain.
C.Stoecklin--VB