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Covid: Véran défend la levée des restrictions malgré le rebond épidémique
Le gouvernement a pris "la bonne décision" de lever les restrictions liées au Covid-19 en France, malgré un rebond des contaminations, a déclaré mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran, assurant qu'il n'y avait "pas de risque de saturation des hôpitaux".
L'essentiel des restrictions anti-Covid ont été levées lundi en France. Mais la longue cinquième vague de l'épidémie, en décrue depuis quelques semaines, est repartie à la hausse depuis plusieurs jours, avec un rebond des contaminations. Les autorités de santé ont ainsi recensé plus de 116.000 cas en 24 heures (contre 80.000 il y a deux semaines), selon les données publiées mardi.
"Oui, nous avons pris la bonne décision", a déclaré Olivier Véran, interrogé sur Franceinfo. "On savait qu'il y avait un risque de rebond, on le constate, et il n'est pas d'ailleurs que français".
"Ce qui est important à comprendre, ce que nous disent le Conseil scientifique et les modèles de l’Institut Pasteur, c'est qu'effectivement, ça va monter pendant 10-15 jours, probablement jusqu'à la fin mars. On risque d'atteindre 120.000-150.000 contaminations par jour, et ensuite, on s'attend à une décroissance", a ajouté le ministre.
"Le plus fondamental, c'est que la charge hospitalière (...) sera contenue", a-t-il affirmé. Il n'y a "pas de risque de saturation des hôpitaux", selon lui.
Interrogé sur une "banalisation de l'épidémie", Olivier Véran s'est défendu en rappelant l'autorisation donnée aux patients de 80 ans et plus de recevoir une dose de rappel, le maintien du pass sanitaire dans les établissement de santé et les établissements médico-sociaux, le maintien de l'obligation vaccinale pour les soignants et l'obligation conservée du port du masque dans les transports en commun.
"Il y a un mouvement de relâchement général en France, il ne faut pas se le cacher, en Europe et dans le reste du monde (...). C'était attendu mais la vigilance, elle, continue", a dit Olivier Véran.
A propos des Covid longs, le ministre a évalué à "60.000 à 70.000 Français qui conservent les symptômes qui peuvent être invalidant".
Sur l'Ukraine, "nous nous mobilisons pour pouvoir transférer depuis la Pologne notamment des enfants atteints de cancer". "Nous avons libéré des places dans nos hôpitaux. Sous 24 à 48 heures, les premiers enfants ukrainiens en provenance de Pologne devraient arrivés en France", a-t-il dit.
"Nous accueillerons autant de malades ou de blessés qu'il le faudra", a ajouté le ministre de la Santé.
H.Seidel--BTB