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Présidentielle: en meeting, Attal vante sa "force d'agir" et expose sa "promesse française"
"Redevenir la première puissance d'Europe en dix ans", mais sans "le sang et les larmes": Gabriel Attal a tenté de marquer les esprits pour son premier meeting de campagne présidentielle samedi à Paris, en vantant sa "force d'agir" pour réaliser sa "promesse française".
Entre 3.000 et 4.000 personnes -plus de 5.000 selon l'équipe du candidat- se sont rassemblées au parc des expositions de Paris, dans le hall 4 climatisé contrastant avec l'étouffante chaleur parisienne, pour ce premier grand rendez-vous de campagne de Gabriel Attal, une semaine après sa déclaration de candidature depuis l'Aveyron.
"Le président m'a fait confiance et ça, je ne l'oublierai jamais", a pris soin de rappeler Gabriel Attal, qui s'est ensuite présenté en candidat de "l'espoir", de "l'avenir" et de "l'optimisme".
"Je laisse à d'autres le sang et les larmes. Moi je vous promets l'action et l'espoir", a lancé le patron de Renaissance, dans une claire allusion à Édouard Philippe, sa campagne jugée timorée et son discours de rigueur.
Mais si les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron sont en concurrence, avec la perspective d'un rassemblement début 2027, "mes adversaires, ce ne sont pas ceux avec qui nous avons gouverné jusqu'en 2024". "Mes adversaires, ce sont les marchands de haine, les apôtres du déclin, les artisans de la nostalgie", à savoir "La France insoumise et le Rassemblement national", a lancé M. Attal.
"Que les Français retrouvent le goût de l'avenir, c'est tout l'enjeu de cette campagne", a-t-il résumé, dans un discours aux accents macroniens, alertant contre le risque d'une "fracture intergénérationnelle" et refusant le retour des vieux clivages politiques", les "conservatismes de gauche comme de droite".
- "Briser la tenaille des extrêmes" -
Si le programme complet attendra, le patron de Renaissance a évoqué ses "quatre chantiers capitaux": école, travail, frontière, intelligence artificielle.
M. Attal a prôné "une école qui rétablit l'exigence de niveau", dans laquelle "le pas de vague, c'est fini". Il a promis de rétablir les mesures du "choc des savoirs" qu'il avait tenté d'établir comme ministre de l'Education et entend profiter de la baisse annoncée de la démographie pour une école primaire à "moins de 20 élèves par classe".
Sur le travail et les salaires, mots dont il "refuse" de laisser le "monopole" à la gauche, il entend prochainement présenter "une stratégie complète pour une hausse massive des salaires".
Les "frontières", elles, ne seront pas l'apanage "de la droite", a-t-il dit, réitérant son ambition d'une "préférence travail" pour l'immigration, via un système de quotas, et mettant l'accent sur la dimension européenne.
M. Attal veut également faire de la France "la première puissance d'Europe sur l'intelligence artificielle" et a promis de résorber "deux dettes, la dette publique et la dette climatique". "Résorber notre déficit en dix ans au plus tard" et "endiguer l'explosion des dépenses sociales". Il a nouveau exposé sa réforme des retraites, sans âge légal de départ et avec "une part de capitalisation".
La France, a-t-il dit, devra aussi "baisser de moitié dans les dix ans à venir (ses) émissions de gaz à effet de serre".
Pour cette première grande réunion publique, un certain nombre de figures de Renaissance manquaient à l'appel: Élisabeth Borne, la ministre Aurore Bergé, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. M. Attal a mentionné la présence de "80 parlementaires". Quatre ministres étaient également présents, ainsi que l'ancien patron de Beauvau Christophe Castaner.
Dans l'assistance, Alain Robin, commercial de 56 ans, s'est dit "très convaincu". "C'est l'avenir de la France, il se situe au centre" et "il est beaucoup plus proche des gens" qu'Emmanuel Macron, a-t-il estimé.
M. Attal inaugure une série de meetings: tour à tour, Jean-Luc Mélenchon (7 juin), Raphaël Glucksmann (13 juin), Bruno Retailleau (20 juin) et Edouard Philippe (5 juillet) réuniront leurs troupes, avant la décision de la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants RN au parlement européen (7 juillet), qui décidera du sort de la candidature de Marine Le Pen... ou de Jordan Bardella.
S.Gantenbein--VB