-
Thélyson Orélien sorti de la sélection du Goncourt après les accusations de recours à l'IA
-
L'ex-Miss France Delphine Wespiser veut porter plainte pour diffusion de fausses informations générées par l'IA
-
L'actrice Anne-Elisabeth Blateau, qui a annoncé sa bipolarité, écope d'un stage de responsabilité parentale
-
Le Conseil des juifs d'Allemagne appelle la gauche radicale à Berlin à bannir l'antisémitisme de ses rangs
-
IA: le pape met en garde contre l'avènement d'un "paradis de machines"
-
Zelensky affirme que Trump a accepté de donner à Kiev les licences pour produire des Patriot
-
A l'Elysée, le pape Léon XIV offensif sur la laïcité, l'IA et la fin de vie
-
"On doit pousser les bateaux": le lac d'Annecy se vide à vitesse grand V
-
"Ça l'a rendu fou": E. Jean Carroll, la seule femme qui a fait condamner Trump pour agression sexuelle
-
Volkswagen rappelle plus de 2,8 millions de véhicules pour risque de corrosion de la direction
-
"L'alcool nuit à la santé", l'avertissement qui déplaît aux brasseurs belges
-
Procès sur l'assassinat du rugbyman Aramburu: la justice rend son verdict
-
Grèce : dans un centre d'hébergement fermé, des migrants "envisagent le suicide"
-
Affaire Thélyson Orélien: un de ses accusateurs se dévoile, la promotion du livre suspendue au Canada
-
Le pape Léon XIV est arrivé en France pour une visite de quatre jours
-
Nord de l'Ethiopie : intenses combats nocturnes, communications perturbées
-
Visite du pape en France : les dossiers brûlants
-
TotalEnergies: le conseil d’administration propose de renouveler le mandat de Patrick Pouyanné en mai 2027
-
Le pape Léon XIV a atterri en France pour une première visite très attendue
-
Dans le sud du Liban, l'école reprend dans les décombres laissés par les frappes israéliennes
-
Lescure dénonce "un acte hostile" de la Russie après la récente prise de contrôle d'actifs d'entreprises françaises
-
Sommet Trump-Xi: que retenir ?
-
Paris: la zone à trafic limité a contribué à améliorer la qualité de l'air, selon Airparif
-
En Inde, les viols restent un fléau malgré le durcissement de la législation
-
A Monaco, le festival de la démesure pour les superyachts
-
Le pape Léon XIV s'est envolé pour une première visite en France très attendue
-
Minerais critiques: l'américain KoBold explore en RDC avec l'IA
-
Au coeur du golfe de Guinée, un multimillionnaire paye la population pour préserver le "paradis" méconnu de Principe
-
Elite de basket: un prince déchu à remplacer
-
Ligue des nations: Roberto Mancini, la solution de secours qui doit réparer l'Italie
-
L'éditeur canadien de Thélyson Orélien suspend sa tournée promotionnelle
-
Trump met en scène sa "grande amitié" avec Xi
-
Ethiopie: internet perturbé dans le nord, en proie à des combats
-
Inde: "Peepal Baba" plante des arbres "pour offrir une seconde chance à la planète"
-
Mexique: forces de sécurité déployées dans les Etats touchés par l'ouragan Polo
-
Argentine: une bactérie suspectée dans la mort de centaines de baleineaux en Patagonie
-
Catastrophes climatiques: les pays riches doivent payer, dit un ministre népalais
-
Starbucks, en restructuration, continue de fermer des cafés en Amérique du Nord
-
Argentine: rebond de la pauvreté, qui touche près d'une personne sur trois
-
Ligue des nations: Pays-Bas et Allemagne dos à dos (1-1) pour les débuts de Xavi et Klopp
-
Ligue des nations: le Portugal s'impose malgré la fébrilité de Ronaldo
-
Wall Street clôture sans entrain, freinée par la hausse des coûts d'emprunt
-
A l'ONU, un Netanyahu combatif pourfend ses détracteurs
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère ont bloqué les ports de Bastia et Ajaccio
-
USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les exportations de diesel
-
Sécheresse: des agriculteurs en colère bloquent les ports de Bastia et Ajaccio
-
Crise des carburants : Macron défend son action et envoie des "moyens militaires" en Arabie saoudite
-
Grand Paris Express: les mises en service des futures lignes de métro 16 et 17 retardées d'au moins un an
-
L'actrice Susan Sarandon interpellée lors d'une manifestation contre Netanyahu à New York
-
Moyen-Orient: le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques
Drones: l’expertise ukrainienne recherchée dans la "guerre de pauvres"
Technologiquement en retard sur l'Occident mais contraints d'innover face aux drones russes, les Ukrainiens sont désormais sollicités par les grandes puissances, à court de solutions au Moyen-Orient contre les drones Shahed iraniens, longtemps dédaignés comme armes de la "guerre de pauvres".
"Il y a six mois, on l'a proposé à Washington, mais à l'époque ils ont refusé. Aujourd'hui, ils reviennent vers nous en disant +OK, donnez‑nous vos technologies anti‑Shahed+", raconte à l'AFP Oleksandre Iourtchak, directeur de l'Association ukrainienne de l'automatisation industrielle.
Il fait partie d'une délégation ukrainienne rencontrée cette semaine par l'AFP au salon JEC World consacré aux composites à Villepinte, au nord de Paris, venue nouer des partenariats afin d'allier l'agilité et expérience du combat ukrainiennes aux matériaux et technologies occidentales.
En Europe, même état d'esprit: "les Ukrainiens se battent avec de petits drones, nous misons sur des technologies très sophistiquées, dans lesquelles nous avons investi pendant des années", ajoute M. Iourtchak.
La guerre au Moyen-Orient montre néanmoins qu'"il ne s'agit pas d'une guerre de pauvres, mais d'un changement d'approche" dans un conflit moderne alors que les Occidentaux "n'ont pas revu leurs doctrines, ni leurs tactiques", relève-t-il.
- "A coûts équivalents" -
"Israël a manifesté de l'intérêt depuis une semaine. Les Etats du Golfe et l'Arabie saoudite sont en train de courir après de possibles contrats avec des Ukrainiens", assure Emmanuel Lowe, ambassadeur international du cluster ukrainien des technologies à double usage.
Pourquoi après quatre ans de guerre en Ukraine où les drones sont responsables de 70% des pertes sur le front, les bases américaines et européennes au Moyen-Orient ne sont-elles toujours pas protégées contre des Shahed ayant déjà coûté la vie à un militaire français?
"Cela ne leur faisait pas mal et ce n'était pas leur priorité", résume Iouri, un ingénieur concepteur de drones ukrainien qui ne donne pas son nom de famille pour des raisons de sécurité et ne révèle pas les entreprises pour lesquelles il travaille, invoquant des clauses de confidentialité.
Les Shahed envoyés par essaims sont "terriblement efficaces" et il faut disposer de "moyens à coûts équivalents" pour les neutraliser, a souligné cette semaine le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l’Armée de l'air et de l'espace française lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de défense.
Concepteur de ce drone, testé et perfectionné par la Russie sur le terrain en Ukraine, l'Iran utilise aujourd'hui sa version avancée contre Israël et les Occidentaux au Moyen-Orient.
"Il fait l'objet d'une amélioration continue" et "les modes d'action pour le contrer évoluent très vite", rappelle le général en évoquant filet antidrones, brouillage et drones intercepteurs, la tactique la plus utilisée en Ukraine.
"Le drone intercepteur d'un coût similaire (au drone ennemi), c'est l'invention de la guerre russo-ukrainienne" pour ne pas abattre un drone qui coûte 50.000 euros par un missile à plusieurs millions, explique Evguen Rokytsky, responsable de l'Association ukrainienne des clusters d'innovation et spatiaux.
Le brouillage a ses limites: couvrir un large spectre peut endommager les systèmes alliés. "Dans ce combat, celui qui réussit à changer rapidement de fréquence, couvrir un spectre plus large et gérer l'alimentation électrique prend l’avantage. (...) Les Ukrainiens savent le faire, mais les Russes sont meilleurs", estime-t-il.
- 90% de composants chinois -
"En France, on produit sur une année 10.000 drones. L'année dernière, on a eu 4,5 millions de drones uniquement côté ukrainien, un chiffre plus que doublé avec les russes. Quantitativement, l'expérience est très largement supérieure", souligné Emmanuel Lowe.
"On le voit sur les tests des Français, des Anglais, etc. Ils viennent en Ukraine, pensant avoir LE drone qui va tout battre. Et ils repartent car plus de la moitié est déjà obsolète", poursuit-il.
C'est "l'expérience imposée aux Ukrainiens sur comment atteindre un résultat avec un minimum de ressources" qui pourrait être intéressante pour les Occidentaux ainsi que de pouvoir tester leurs caméras, antennes ou convertisseurs de fréquences dans des conditions réelles, estime Iouri.
En contrepartie, les Ukrainiens, refusant d'être un terrain d’essai gratuit, veulent accéder aux technologies et matériaux modernes, alors que 90% des composants des drones fabriqués aujourd'hui sont d’origine chinoise.
O.Schlaepfer--VB