-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accèlèrent le pas avec l'espoir d'un accord
-
Moyen-Orient: forte baisse du pétrole après les "grands progrès" annoncés par Trump
-
Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions
-
Burkina: RSF demande la "libération immédiate" d'un journaliste séquestré à Ouagadougou
-
L'Ukraine accuse la Russie d'avoir ignoré le cessez-le-feu unilatéral de Kiev
-
Climat: en Nouvelle-Zélande, un combat judiciaire contre la "pensée magique"
-
La Bourse de Paris veut voir la vie en rose
-
En Lozère, un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations
-
Marchés mondiaux: détente au Moyen-Orient, retour à l'optimisme de la tech
-
CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture portées par les espoirs de détente
-
Iran: Washington attend des "mesures concrètes" de l'Irak
-
Les marchés européens prêts à bondir à leur tour, poussés par des espoirs de paix
-
En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire
-
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
-
Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale
-
Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre
-
NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland
-
L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans
-
Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales
-
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
-
Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise
-
Bouteilles, fruits et légumes emballés... le plastique toujours "omniprésent" en grandes surfaces
-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
-
Terres rares: un "plan de résilience" face au monopole chinois
-
Royaume-Uni: Pornhub rouvre l'accès aux possesseurs d'iPhones
-
L'acteur américain John Malkovich obtient la nationalité croate
-
Emmanuel Moulin, un techno sarko-macroniste qui convoite la Banque de France
-
Carburant: TotalEnergies menace d'arrêter son plafonnement en cas de taxe sur les "superprofits"
-
Emmanuel Moulin proposé sans surprise pour prendre la tête de la Banque de France
-
Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert
-
Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
-
Le Burkina interdit la diffusion de TV5 Monde pour "désinformation" et "apologie du terrorisme"
-
Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues", leur nouvel album
-
Voiture-bélier en Allemagne : le suspect interné en psychiatrie
-
La Bourse de Paris termine dans le vert grâce à une détente des prix du pétrole
-
Macron propose de nommer Emmanuel Moulin, ex-secretaire général de l'Elysée, comme gouverneur de la Banque de France
-
Unicredit lance une offre d'achat patiente sur Commerzbank
Argentine: début du procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible" selon l'accusation
Une tragédie "prévisible"? Plus de huit ans après le drame, le procès du naufrage en 2017 du sous-marin argentin San Juan, avec la perte de ses 44 membres d'équipage, a débuté mardi à Rio Gallegos, dans l'extrême sud du pays, au large duquel gît toujours le submersible.
L'accident qui avait vu imploser le sous-marin, "n'était pas dû à un fait fortuit, mais était un dénouement prévisible compte tenu de l'état de l'unité (du sous-marin, NDLR) qui a rendu possible le naufrage", pose l'accusation dans l'acte de renvoi lu à l'audience.
Après la lecture des chefs d'accusation mardi, commenceront mercredi les auditions des accusés.
Quatre ex haut-gradés de la marine sont jugés pour manquement au devoir de fonctionnaire et de leur charge, sinistre par négligence ayant causé la mort. Ils comparaissent libres, mais encourent de 1 à 5 ans de prison. Certains ont déjà été sanctionnés en cour martiale, l'un d'eux destitué.
"Il y a eu 44 morts, il y a eu des manquements dans la maintenance du sous-marin, il y a eu des alarmes qui n'ont pas été entendues lors d'une navigation précédente (...) Face à tous ces éléments de preuve, la probabilité que cela reste impuni est très faible", a affirmé à l'issue de l'audience l'avocate Valeria Carreras, qui représente 34 familles.
Le procureur Julio Zarate a estimé que le ministère public avait réuni "des éléments de preuve suffisants pour aller vers des condamnations".
Le San Juan, sous-marin d'attaque de type TR-1700, qui avait appareillé quelques jours plus tôt d'Ushuaia pour regagner sa base de Mar del Plata (sud de Buenos Aires), avait envoyé le 15 novembre un message signalant une panne électrique et un début d'incendie. Ce fut son dernier.
Sa disparition, plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix, avait bouleversé le pays, et mobilisé les navires d'une dizaine de pavillons en une vaste opération de recherche de plusieurs semaines.
Un an plus tard, une firme américano-britannique d'exploration maritime, Ocean Infinity, l'avait finalement localisé, sur un fond accidenté de canyons, la coque déformée. Il y est toujours, par plus de 900 mètres de fond.
Si l'origine exacte de l'avarie n'a pas été élucidée, "quelle que soit la cause, le sous-marin a implosé", avait déclaré le ministre de la Défense de l'époque, Oscar Aguad. Le San Juan, construit en 1983, n'était pas conçu pour descendre au-delà de 300 mètres.
- Procès contre l'oubli -
Une hypothèse est la défaillance d'une valve ayant permis une entrée d'eau dans le compartiment des batteries, entraînant un incendie puis une explosion. Mais la confirmer demanderait un renflouement des débris, opération complexe qui n'a jamais été sérieusement envisagée.
Des rapports d'expertise estiment que le délai recommandé pour réparations sur le San Juan avait été dépassé de 26 mois et que sa détérioration a entraîné "une augmentation du risque au détriment de l'intégrité physique" de l'équipage.
Pour l'avocat Luis Tagliapietra, père d'un marin de 27 ans mort dans la tragédie, "il y a eu de nombreuses défaillances avant le naufrage, des commandements à terre n'ont pas pris de décisions adéquates, mais on ne sait toujours pas pourquoi il a coulé".
Les grands absents du procès, qui pourrait durer jusqu'en juillet (à raison d'une semaine sur deux), sont les familles, vivant pour la plupart loin et sans moyens de se rendre à Rio Gallegos, à plus de 3 heures de vol de Buenos Aires.
- "En patrouille éternelle" -
"Ils ne peuvent même pas se payer des photocopies, alors imaginez un avion et l'hébergement ! Mais l'important, c'est d'être arrivés au procès", explique Valeria Carreras. "Cette visibilité est importante pour que l'oubli, le temps, ne soient pas complices de l'impunité".
En leur absence, a été accroché mardi à l'entrée du tribunal de Rio Gallegos un drapeau argentin, avec les visages et noms des victimes - 43 hommes et une femme - et une inscription : "Honneur et gloire à nos héros en patrouille éternelle".
Dans les mois suivant le naufrage, les familles de l'équipage avaient mené une intense campagne de pression sur les autorités pour connaître le sort du sous-marin.
Certaines familles affirmèrent avoir fait l'objet de filatures, d'écoutes, d'intimidations. L'ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) fut même inculpé pour espionnage illégal, avant un non-lieu prononcé en 2022. Ni Macri, ni son ministre de la Défense d'alors ne figurent parmi quelque 90 témoins cités au procès de Rio Gallegos.
D.Schlegel--VB