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Trump reçoit Netanyahu, qui demande une pression américaine maximale sur l'Iran
Donald Trump reçoit mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut le convaincre d'exercer une pression maximale sur l'Iran.
Avant cette rencontre, la septième depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain envoie des signaux mouvants, entre espoirs d'accord et menaces militaires contre Téhéran.
Enjeux pour Netanyahu
"Il faut inclure dans toute négociation (entre l'Iran et les Etats-Unis) la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien à l'axe iranien", c'est-à-dire aux groupes armés liés à Téhéran dans la région, a souligné Benjamin Netanyahu, qui présente depuis vingt ans la République islamique comme une menace existentielle pour son pays, avant son départ pour les Etats-Unis.
La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d'environ 2.000 kilomètres de l'Iran.
Benjamin Netanyahu répète depuis des années que l'action militaire est le seul moyen de résoudre une fois pour toute la question nucléaire iranienne.
Le Premier ministre israélien, menacé d'élections anticipées, espère peut-être aussi glaner un peu de capital politique en s'affichant avec Donald Trump, très populaire en Israël.
Où en est Trump?
"Je préférerais faire un accord. Il faut que ce soit un bon accord, pas d'arme nucléaire, pas de missiles, pas de ci, pas de ça", a dit le président américain mardi sur Fox Business.
Il a lancé que les Iraniens seraient "idiots" de refuser, tout en semblant déjà remettre en cause la crédibilité d'un éventuel feu vert du pouvoir iranien, lequel a selon lui été "très malhonnête" dans le passé.
Donald Trump a aussi déclaré au site Axios qu'il "réfléchissait" à renforcer le dispositif militaire déjà imposant déployé par les Etats-Unis dans la région, avec un second porte-avions.
"Trump doit pouvoir montrer que l'accord, si accord il y a, est nettement meilleur que celui dont il est sorti", le traité sur le nucléaire iranien dit JCPOA conclu en 2015 et dénoncé par le républicain pendant son premier mandat, souligne Guy Ziv, professeur associé en politique étrangère à l'American University.
"Une manière d'assurer cela est bien sûr d'inclure les missiles" qui n'étaient pas couvert dans l'ancien accord, mais il est "hautement improbable que les Iraniens l'acceptent", rappelle-t-il à l'AFP.
Les pourparlers
Après de premiers pourparlers le 6 février à Oman, Washington et Téhéran disent vouloir poursuivre le dialogue, même si leurs positions semblent très éloignées.
L'Iran ne veut discuter que de son programme nucléaire.
Les Etats-Unis veulent inclure aussi la limitation des capacités balistiques et l'arrêt du soutien à des groupes armés hostiles à Israël, comme les rebelles Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.
Mardi, Téhéran a appelé les Etats-Unis à résister aux "influences destructrices" qui pourraient faire dérailler la reprise des discussions, accusant Israël d'agir "en saboteur".
En 2024, l'Iran a lancé deux attaques de missiles contre Israël, et en juin 2025, les deux pays se sont livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque israélienne sans précédent.
Les Etats-Unis s'étaient joints à leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens, dans une opération dont Donald Trump ne cesse, encore aujourd'hui, de vanter le succès et la puissance.
Cisjordanie
Israël a décidé de renforcer son emprise sur les territoires palestiniens occupés, ce qui pourrait permettre d'étendre les colonies en Cisjordanie, s'attirant de nombreuses condamnations internationales.
Donald Trump "ne soutient pas l'annexion de la Cisjordanie par Israël", a déclaré lundi soir un responsable de l'administration Trump.
Les Etats-Unis, principal allié d'Israël, se sont toutefois abstenus de toute critique ouverte.
C.Stoecklin--VB