-
La Bourse de Paris profite des espoirs de résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient
-
"Bunker party": à Tel-Aviv, la fête malgré les missiles
-
Paris-Nice: Ineos et Vauquelin brillent, Ayuso en jaune
-
Cinéma: Chalamet fait la promotion de "Marty Supreme" en Chine
-
Winnie l'ourson célèbre ses 100 ans
-
Renault mise sur l'électrique et l'hybride pour 2030 et veut baisser ses prix
-
Opération contre "l'hydre" de la DZ Mafia: 42 personnes en garde à vue
-
Restrictions et arrestations pèsent sur les médias couvrant la guerre au Moyen-Orient
-
Elon Musk, largement le plus riche d'un monde comptant 400 milliardaires de plus
-
Revirement des autorités américaines sur un potentiel traitement contre l'autisme
-
Fraudes à la rénovation: l'Anah a bloqué 174 millions d'euros d'aides en 2025
-
Espagne: le Camp Nou passe à 63.000 places, en attendant la fin des travaux
-
Moyen-Orient: les propos de Trump sur la guerre "quasiment" finie rassurent les marchés
-
Planet étend le délai de diffusion de ses photos satellite des pays du Golfe
-
La Finlande met en garde contre une recrudescence de l'espionnage russe après la fin de la guerre en Ukraine
-
Déportation d'enfants ukrainiens: une enquête de l'ONU accuse la Russie de "crimes contre l'humanité"
-
Le sommeil de beaucoup de Français continue de se dégrader
-
Jeux Playstation trop chers: un procès à 2 milliards de livres s'ouvre à Londres
-
Au sommet du nucléaire, Macron vante l'atome comme facteur d'"indépendance" face aux secousses du pétrole
-
L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump
-
Au Turkménistan, des produits iraniens prisés devenus inabordables
-
Automobile: le groupe Volkswagen va supprimer 50.000 emplois pour améliorer la rentabilité
-
L1: Kantari limogé, Nantes joue son va-tout avec la surprise Halilhodzic
-
Dans les montagnes thaïlandaises, l'opium prospère à l'ombre de la guerre birmane
-
Un "G7 Energie" mardi à Paris pour "stabiliser" le cours du pétrole
-
Sauver les animaux abandonnés de Fukushima: la mission acharnée d'un ancien travailleur de la centrale
-
La Grèce se met à l'écomouillage pour protéger les herbiers des fonds marins
-
Des vidéos de drones relancent le débat sur le tourisme dans les favelas de Rio
-
Jeux paralympiques: Marie Bochet, des sommets au chevet des Bleus
-
Pour les jeunes cinéastes rêvant d'Oscars, l'IA ouvre des portes inespérées
-
Renault mise sur l'électrique et l'hybride pour 2030 et accélère à l'international
-
Prix à la pompe: 6% des stations-service contrôlées vont être sanctionnées, selon le ministre du Commerce
-
La Bourse de Paris rebondit après les propos de Trump sur la fin de la guerre
-
Files d'attentes et rationnements: en Asie, l'inquiétude monte aux stations d'essence
-
Surf: le champion olympique Kauli Vaast se qualifie pour le tour pro
-
Climat: février parmi les plus chauds dans le monde, pluies extrêmes en Europe, selon Copernicus
-
Fnac Darty: l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky approuvée par le conseil d'administration
-
IA : le Français Yann LeCun lève 890 millions d'euros et veut un "changement de paradigme"
-
Le pétrole recule après les propos de Trump, fort rebond des Bourses en Asie
-
L'Iran se dit prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire"
-
Gaza: les femmes cibles d'un "acte de guerre délibéré", déplore Amnesty
-
Chine: les échanges commerciaux décollent malgré une baisse des exportations vers les Etats-Unis
-
Ligue des champions: l'Atalanta, l'improbable dernier espoir italien, défie le Bayern
-
Ligue des champions: Newcastle-Barcelone, le souffle de l'histoire à St James' Park
-
Indian Wells: Rinderknech bouscule Alcaraz, mais perd au 3e tour
-
Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
-
L'Australie accorde l'asile à cinq footballeuses iraniennes
-
La France accueille un sommet à Paris pour concrétiser la relance du nucléaire
-
Le pétrole chute de 10% après les propos de Trump, fort rebond des Bourses en Asie
-
Indian Wells: Djokovic passe en 8e, affrontera le tenant Draper
Hong Kong: le magnat de la presse pro-démocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison
Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi à 20 ans de prison l'ex-magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Les défenseurs des droits voient dans sa condamnation le glas des libertés à Hong Kong.
La peine, prononcée malgré les pressions étrangères, est la plus lourde jamais infligée au titre de la loi sur la sécurité nationale imposée en 2020 par la Chine après les manifestations pro-démocratie, parfois violentes, qui avaient secoué l'année précédente le territoire rétrocédé par le Royaume-Uni en 1997.
Londres a promis d'intervenir "sans délai" en faveur de Jimmy Lai, qui détient un passeport britannique. Les autorités hongkongaises ont répliqué que Jimmy Lai était un citoyen chinois et qu'elles ne reconnaissaient pas la double nationalité. Pékin a jugé la condamnation "légitime" et a rejeté les ingérences étrangères.
Son fils Sebastien, inquiet comme tous ses supporteurs et ses proches pour la santé déclinante de son père âgé de 78 ans, s'est dit atterré dans un communiqué: "Condamner mon père à cette peine de prison draconienne est dévastateur pour notre famille et met sa vie en danger. Cela marque la destruction totale du système judiciaire de Hong Kong et la fin de la justice".
Alors qu'il était emmené, il a salué d'un geste de la main, le visage grave, les personnes présentes dans le public, parmi lesquelles son épouse Teresa et d'anciens journalistes d'Apple Daily, le journal pro-démocratie aujourd'hui fermé dont il était le fondateur.
Sa femme a quitté sans mot dire le tribunal, autour duquel les autorités avaient déployé des dizaines de policiers, un engin blindé et un véhicule de déminage.
L'homme d'affaires, reconnu coupable le 15 décembre, risquait la prison à vie.
Le tribunal a englobé dans les 20 années d'emprisonnement deux années d'une peine déjà prononcée contre lui pour fraude, ce qui devrait signifier qu'il purgera de fait 18 années de plus.
- "Rancoeur et haine" -
Le tribunal a également condamné huit coaccusés de Jimmy Lai, dont trois hauts responsables de la rédaction de l'Apple Daily à 10 ans de prison.
Dans leur jugement de 856 pages prononcé le 15 décembre, les juges avaient écrit que l'ex-magnat, poussé par sa "haine" envers la Chine, avait cherché à "renverser le Parti communiste chinois".
L'accusation présentait M. Lai comme le cerveau de complots visant à des actes hostiles de la part de pays étrangers contre Hong Kong ou la Chine, et à l'instauration de sanctions ou d'un blocus.
Jimmy Lai avait plaidé non-coupable. Il a 28 jours pour faire appel, selon son avocat Robert Pang.
Jimmy Lai est emprisonné depuis 2020 et est maintenu à l'isolement, "à sa demande" selon les autorités.
- "Raisonnable, légitime et légal" -
Les défenseurs des droits humains et de la presse ont exprimé leur consternation.
Le Comité pour la protection des journalistes a parlé de "coup de grâce à la liberté de la presse à Hong Kong". "Le rideau tombe sur la liberté de la presse à Hong Kong", a abondé Reporters sans Frontières.
La peine illustre "le démantèlement systématique des droits qui, autrefois, caractérisaient Hong Kong", ville désormais "gouvernée par la peur", a renchéri Amnesty International.
Les autorités de Hong Kong assurent que le cas de M. Lai n'a rien à voir avec la liberté d'expression.
"Les crimes de Jimmy Lai sont odieux et extrêmement graves", a assuré le chef de l'exécutif de Hong Kong, John Lee, dans un communiqué.
La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a promis d'"intervenir davantage et sans délai" en faveur de Jimmy Lai.
Le Royaume-Uni et l'Union européenne dénoncent le caractère "politique" du procès. La condamnation est prononcée alors que Londres s'emploie à réchauffer ses relations avec Pékin après des années de froid. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dit avoir évoqué le dossier lors de sa visite en Chine fin janvier, au cours de ses entretiens avec le président chinois Xi Jinping.
L'Union européenne a demandé la "libération immédiate" de Jimmy Lai.
La condamnation de Jimmy Lai est "raisonnable, légitime et légal(e)", a dit un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian. Il a pressé les pays étrangers de "respecter la souveraineté de la Chine" et de s'abstenir de "déclarations irresponsables".
A.Ammann--VB