-
La gare de Marseille-Saint-Charles, laboratoire de la concurrence ferroviaire en France
-
Présidentielle au Pérou: serpents, primes pour tuer et surenchère sécuritaire
-
Le Mondial-2026, point de bascule espéré pour le "soccer" aux Etats-Unis
-
Les fans de BTS envahissent le centre de Séoul pour le concert de retour
-
Rugby: "quand tout devient urgent, on explose", juge Laurent Labit
-
Ligue 1: au PSG, Safonov plus que jamais le N.1
-
Trump se dit prêt à entrevoir une fin de la guerre, Téhéran et Beyrouth frappés
-
Indéboulonnable figure des films d'arts martiaux, l'acteur Chuck Norris est mort
-
Ligue 1: Lens écrase Angers et reprend la tête
-
Athlétisme: sans complexe, le jeune Américain Anthony décroche l'or mondial sur 60 m
-
Allemagne: Leipzig corrige Hoffenheim (5-0) et revient dans la course à la C1
-
Wall Street clôture dans le rouge, emportée par la guerre au Moyen-Orient
-
La police tchèque enquête sur un "lien terroriste" avec l'incendie d'une entreprise d'armement
-
En Ouganda, les "mamies du cricket" prennent la batte contre la solitude et la sédentarité
-
Méningite B: transmission et vaccins disponibles
-
Symbole de la fonte des glaciers, la dernière piste du genre fermée au sommet de l'Allemagne
-
Blue Origin prépare une constellation géante pour des centres de données en orbite
-
Un nouveau pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la marine française en Méditerranée
-
Suppression du service radio de CBS, après presque 100 ans d'existence
-
Municipales à Paris: dernier jour de campagne sous tension avant un match incertain
-
Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : aucun signe de dispersion des hydrocarbures
-
La Bourse de Paris termine en baisse aspirée par la hausse continue du pétrole
-
Moyen-Orient: les Bourses reculent encore avec la poursuite de la hausse des prix du pétrole
-
Abandon du procès contre Gerry Adams intenté par trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Laits infantiles contaminés: la mission flash de l'Assemblée nationale démarre mardi
-
Biathlon: Eric Perrot, l'homme pressé
-
Rugby: après "la décompensation" de Mignoni, la santé mentale des entraîneurs en lumière
-
Isabelle Mergault, voix singulière et familière du cinéma français, est morte
-
Décès du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Loin de la guerre au Moyen-Orient, montée des frustrations dans le monde sur l'approvisionnement en carburants
-
Décès à Bordeaux du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Mort de Chuck Norris, la droite musclée d'Hollywood
-
Qualité de l'eau: une application pour savoir ce qui sort du robinet
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
La justice polonaise décide de reconnaître les mariages homosexuels conclus dans l'UE
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Abandon du procès contre Gerry Adams après un accord avec trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
Athlétisme: l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh championne du monde en salle à la hauteur
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Le nouvel an en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
-
Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
-
Moyen-Orient: le pétrole repart à la hausse, les Bourses mondiales hésitent
-
Méga-coupure en Espagne et au Portugal: les experts pointent un phénomène de surtension incontrôlé
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Ski: duel final entre Shiffrin et Aicher à Lillehammer pour le gros globe
En Syrie, des tournages de séries dans les anciens lieux de torture et détention
A l'aérodrome militaire de Mazzé, près de Damas, un hélicoptère atterrit lentement: sur les lieux où des Syriens étaient détenus et torturés, on tourne une série relatant, à travers l'histoire d'une famille, les derniers mois du pouvoir de Bachar al-Assad.
"Il est difficile d'imaginer qu'on filme ici", reconnaît Mohammad Abdel Aziz, le réalisateur du feuilleton "La famille du roi".
"L'aéroport de Mazzé était le symbole de la force militaire, aujourd'hui on y réalise un feuilleton qui raconte la chute de cette force", ajoute-t-il tout en donnant ses instructions par talkie-walkie à l'équipe de tournage.
La scène raconte la fuite d'une personnalité du pouvoir de Bachar al-Assad - qui avait lui-même trouvé refuge en Russie lorsque Damas est tombée, il y a un an, aux mains de rebelles islamistes.
Depuis, des dizaines d'acteurs et de réalisateurs en exil en raison de leur opposition à l'ancien dictateur sont revenus en Syrie, donnant une véritable impulsion à leur industrie.
Beaucoup de séries en tournage ont choisi de filmer des scènes dans les sites militaires ou les quartiers généraux des services de sécurité qui symbolisaient le régime de terreur.
Comme l'aérodrome de Mazzé, qui abritait un centre de détention des services de renseignement de l'armée de l'air, connus pour leur cruauté.
- "Impensable" -
D'autres scènes ont été tournées à la "branche Palestine", l'une des sections les plus redoutées des services de renseignement. Ici, les caméras et les techniciens encombrent désormais les bureaux où les personnes arrêtées étaient soumises aux pires sévices lors de leur interrogatoire.
Beaucoup ne donnaient plus jamais signe de vie.
Devant le bâtiment, c'est un véritable champ de bataille: voitures calcinées, explosions, fumée des effets spéciaux... l'équipe reconstitue "la libération de détenus au moment de l'effondrement des services de sécurité", explique le réalisateur.
Le jour de la chute de Damas, le 8 décembre 2024, des centaines de personnes avaient pris d'assaut les locaux des services de sécurité et les portes des cellules avaient été ouvertes.
La luxueuse résidence de Bachar al-Assad, dans le quartier huppé de Malki, avait été envahie par une foule en colère, puis saccagée et pillée.
L'une des scènes de "La famille du roi", montrant une bagarre impliquant 150 personnes et des tirs, se déroule devant cette résidence. Il aurait été "impensable" de faire cela par le passé, quand les abords des lieux étaient strictement interdits aux Syriens, relate le réalisateur.
- Prison de Saydnaya -
Dans une maison traditionnelle du vieux Damas où l'on monte la série, Maan Sabqani, le scénariste, discute avec le réalisateur de l'ordre des scènes.
Alors que la production était sévèrement censurée sous Bachar al-Assad, M. Sabqani indique que les autorités actuelles ont maintenu un comité de censure au ministère de l'Information, mais qu'il s'est borné à "de simples remarques" à la lecture du scénario avant de donner son autorisation.
Il se demande cependant si cette liberté relative perdurera. "Nous sommes dans l'attente de voir comment seront traitées les œuvres qui seront diffusées pendant le Ramadan", admet l'écrivain de 35 ans.
Dans le monde arabe, les séries sont généralement diffusées durant le mois de jeûne musulman, qui commence en février cette année.
Plusieurs autres séries s'inspirant de la période de Bachar al-Assad sont également en préparation pour le Ramadan.
"Les Syriens ennemis" raconte l'amère expérience de la population avec les services de renseignement, qui ont instauré un régime basé sur la délation et la peur.
"La sortie vers le puits", relate la mutinerie en 2008 dans la prison de Saydnaya, symbole des pires exactions.
Des dizaines de détenus avaient été tués à l'époque dans cette prison proche de Damas, qualifiée par Amnesty International d'"abattoir humain".
Le scénario était prêt depuis plus de deux ans mais la "peur" des acteurs avant la chute de l'ancien dictateur et l'impossibilité de tourner en Syrie avaient empêché la réalisation du projet, dit son réalisateur Mohammad Loutfi.
Aujourd'hui, explique-t-il, les nouvelles autorités "ont fourni un soutien logistique pour le tournage dans la prison même, ce qui aurait été impensable" par le passé.
M.Betschart--VB