-
Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage "si nécessaire" après une demande du Japon
-
Russie: près de 400 drones ukrainiens abattus, un port touché
-
En Chine, la mode des animaux exotiques laisse le bien-être en suspens
-
Avant les barrages du Mondial-2026, des Azzurri devenus bien pâles
-
Nouvelles vagues d'attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Chili : le gouvernement Kast retire son soutien à la candidature de Michelle Bachelet à l'ONU
-
Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs par un tribunal du Nouveau-Mexique
-
Tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred : mère et fille "manipulées" par une avocate "engagée auprès des femmes"
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, le Liban sévit contre l'ambassadeur d'Iran
-
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
-
LR et PS autopsient leurs municipales avec 2027 en vue
-
Le Pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age
-
Le ministre de l'Economie français évoque "un nouveau choc pétrolier"
-
L'économie française "percutée" par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
-
Venezuela: le chavisme est "affaibli" par Trump, dit l'opposante Maria Corina Machado à l'AFP
-
Adriana Karembeu visée par une enquête pour soustraction aux obligations parentales
-
Masters 1000 de Miami: Fils bat Vacherot et retrouve les quarts
-
Foot: Salah et Liverpool, la fin d'une belle histoire d'amour
-
Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées
-
Ouverture du procès d'une rocambolesque tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred
-
Jeux vidéo: Epic Games licencie 1.000 personnes, cite une moindre popularité de "Fortnite"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes en ballottage défavorable en quarts face à Wolfsburg
-
TF1 annonce la fin de l'émission Téléfoot en juin
-
Moyen-Orient: Wall Street reste sur la défensive
-
Guatemala: le ministre de la Défense assure combattre les gangs "sans abus" des droits humains
-
Bolloré étrille la gestion de l'audiovisuel public et défend ses médias "libres"
-
Première mondiale : une équipe du Cern parvient à transporter de l'antimatière
-
L'Ukraine visée par près de 1.000 drones russes et l'une des pires attaques aériennes en plein jour
-
Bolloré sur Morandini: "justice est passée et maintenant miséricorde doit passer"
-
Foot: de l'Atlético à Orlando, Griezmann s'offre une dernière danse aux Etats-Unis
-
Dictature argentine, 50 ans après: marche contre l'oubli, lutte pour la mémoire
-
"Plus de 400 drones" russes contre l'Ukraine, l'une des pires attaques en plein jour, selon l'armée à l'AFP
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Ski alpin: Shiffrin intraitable en slalom pour se rapprocher d'un 6e gros globe de cristal
-
Les mammifères ne peuvent pas être clonés indéfiniment
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud, selon le chef de la diplomatie à l'AFP
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Voiture incendiée dans le quartier juif d'Anvers: enquête pour participation à un groupe terroriste
-
L'Afghanistan libère un prisonnier américain
-
Pédocriminels : en Autriche, des familles face au mur du silence
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud (chef de la diplomatie à l'AFP)
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris (sources proches du dossier à l'AFP)
-
Top 14: Heguy (Bayonne) hospitalisé depuis deux mois à cause d'un syndrome rare
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
-
Mercedes VLE électrique : Prix et performances ?
-
Ski: victoire et globe du géant pour Pinheiro Braathen à Hafjell, Pinturault fait ses adieux
-
Obsèques publiques de Lionel Jospin jeudi à Paris, après l'hommage national aux Invalides
Entre l'Ethiopie et l'Egypte, le mégabarrage de la discorde
Une "menace existentielle" s'alarme l'Egypte, une "opportunité" régionale, assure l'Ethiopie: le mégabarrage sur le Nil construit par Addis Abeba, qui doit être inauguré le 9 septembre, est source de tensions entre les deux pays depuis plus d'une décennie.
Le Grand barrage de la Renaissance (GERD), source de fierté en Ethiopie, est l'un des rares sujets faisant l'unanimité dans ce pays déchiré par plusieurs conflits armés, encore actifs dans les deux régions les plus peuplées du pays, l'Amhara et l'Oromia.
Celle du Tigré est sortie en 2022 d'une guerre civile qui a fait au moins 600.000 morts, selon une estimation de l'Union africaine.
"Il n'y a que deux sujets consensuels en Ethiopie: un accès à la mer (le pays est enclavé depuis l'indépendance de l'Erythrée au début des années 1990, NDLR) et le barrage", affirme à l'AFP un diplomate étranger basé à Addis Abeba, sous couvert d'anonymat.
Sur les réseaux sociaux, les images du barrage, ornées du drapeau éthiopien, sont légion à l'approche de l'inauguration. Tant le TPLF -le parti tigréen, au pouvoir jusqu'en 2018- que le parti d'Abiy qui lui a succédé s'en attribuent le mérite.
Dans une "région difficile" et au vu d'une "fragilité politique intérieure croissante", le gouvernement éthiopien "cherche à utiliser le barrage et la confrontation avec ses voisins comme stratégie d'unité", explique à l'AFP Alex Vines, du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).
- "Grand jeu" -
La première pierre du GERD, immense ouvrage de 1,8 kilomètre de large pour 145 mètres de haut, d'une contenance totale de 74 milliards de mètres cubes d'eau, a été posée en avril 2011.
Depuis, le projet est au coeur d'un Grand jeu géopolitique régional. Il est vertement critiqué par Le Caire qui, craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau, martèle qu'il constitue une "menace existentielle".
L'Egypte, pays d'environ 110 millions d'habitants, dépend du Nil pour 97% de ses besoins hydriques, notamment pour l'agriculture. D'après son ministère des Ressources en eau, le pays aride dispose aujourd'hui de 59,6 milliards de mètres cubes du précieux liquide, quand 114 milliards seraient nécessaires.
"Quiconque imagine que l'Egypte fermera les yeux sur sa sécurité hydrique se trompe", a lancé en août son président Abdel Fattah al-Sissi, menaçant de prendre "toutes les mesures prévues par le droit international pour protéger les ressources existentielles de notre peuple".
L'exécutif égyptien s'est récemment rapproché des deux pays frontaliers de l'Ethiopie: l'Erythrée, qui entretient aujourd'hui des relations tendues avec Addis Abeba, et la Somalie.
Le Soudan a également fait part de son inquiétude. Avec le Caire, ils ont réitéré fin juin "leur rejet de toute mesure unilatérale dans le bassin du Nil Bleu".
Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.
- "Pas un litre de perdu" -
L'Ethiopie, qui devrait voir sa production électrique doubler grâce au GERD, se veut rassurante.
"L'énergie et le développement qu'il générera contribueront non seulement à l'essor de l'Éthiopie, mais aussi de toute la région. Le barrage d'Assouan, en Égypte, n'a jamais perdu un seul litre d'eau à cause du GERD", a affirmé son Premier ministre Abiy Ahmed en juillet.
Un discours répété lundi lors d'un entretien télévisé. "Leurs barrages (soudanais et égyptiens, NDLR) doivent être pleins. Nous ne voulons pas que (le GERD) génère des craintes pour eux", a-t-il affirmé.
Une cohabitation pacifique des voisins du Nil est tout à fait possible, remarquent des experts. "Le Nil suffit à tous les pays en amont et en aval s'il est géré correctement", assure Abel Abate Demissie, chercheur du groupe de réflexion Chatham House.
Un conflit ouvert entre l'Ethiopie et l'Egypte est de fait "peu probable", selon les différents chercheurs interrogés par l'AFP.
"Je ne pense pas qu'il y aura une escalade des tensions massive entre les deux pays. L'Égypte ne bombardera pas le barrage", souligne Magnus Taylor directeur adjoint du projet Corne de l'Afrique à l'International Crisis Group.
Quand bien même le sujet a un impact sur la "stabilité interne" de l'Egypte, car une diminution importante de l'approvisionnement en eau aurait un impact sur la stabilité du pays, tant politique qu'économique et sociale, note l'expert en eau Mohamed Mohey el-Deen, ex-membre du comité égyptien d'évaluation du GERD.
Mais avec l'inauguration la semaine prochaine de l'ouvrage, "la seule option réaliste pour l'Egypte est de s'adapter", affirme-t-il. "Il n'y a pas d'autre alternative".
P.Vogel--VB