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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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"Vladimir, ARRÊTE!" lance Trump après un nouveau carnage à Kiev
Donald Trump a lancé jeudi un lapidaire "Vladimir, ARRÊTE!" à son homologue russe, après une nouvelle vague de frappes sur l'Ukraine, qui ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés à Kiev, au moment où les laborieuses négociations entreprises par le président américain se crispent sur la question de la Crimée.
La salve lancée par la Russie dans la nuit - 70 missiles et 145 drones selon Kiev - a visé six régions ukrainiennes et plusieurs villes dont Kiev, où les témoins ont décrit des scènes apocalyptiques dans un quartier résidentiel, des immeubles éventrés et des corps sans vie.
Le bilan dans la seule capitale, un des plus lourds depuis des mois, est susceptible de s'alourdir au fur et à mesure que les corps sont retirés des décombres. Il y a 90 blessés, selon un dernier bilan des services de secours.
Les forces armées russes "ont mené une attaque massive avec des armes de précision à longue portée" contre plusieurs entreprises liées au complexe militaro-industriel ukrainien, a affirmé le ministère russe de la Défense.
Londres a dénoncé un "bain de sang perpétré par Poutine" et de nouvelles scènes "choquantes", l'UE y a vu la preuve que le Kremlin était "le principal obstacle à la paix", et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement écourté une visite en Afrique du Sud.
Il a accusé la Russie d'avoir utilisé un missile "fabriqué en Corée du Nord" lors de ces frappes.
"Vladimir, ARRÊTE!", s'est agacé Donald Trump dans une de ses formules lapidaires sur sa plateforme Truth Social, ajoutant n'être "pas content" de ces frappes au "très mauvais timing".
La vague de missiles et de drones explosifs lancés par la Russie intervient à un moment critique pour le processus de négociation que Donald Trump a engagée pour faire cesser la guerre lancée par Moscou en février 2022, et dont le bilan se chiffre au moins en dizaines de milliers de morts de part et d'autre.
Des négociations entre les Etats-Unis, l'Ukraine et ses alliés français et britanniques, prévues au niveau ministériel à Londres mercredi, ont été annulées à la dernière minute, après que des informations de presse ont fait état de discussions russo-américaines sur la reconnaissance de l'annexion par la Russie de la Crimée, péninsule ukrainienne dont Moscou a pris le contrôle en 2014.
- Le Kremlin "complètement" d'accord avec Trump -
"Il n'y a rien à discuter (...) C'est notre territoire", avait tranché Volodymyr Zelensky mardi.
Donald Trump s'en était alors pris violemment à lui, l'accusant de tenir des propos "incendiaires" au moment où un accord avec la Russie était selon lui "très proche". Il avait souligné que pour l'Ukraine la Crimée était de toute façon "perdue", recevant jeudi un satisfecit du Kremlin qui a souligné être "complètement" d'accord avec ce constat.
A ce sujet, Donald Trump a assuré jeudi devant la presse que les Etats-Unis mettaient "une forte pression" sur la Russie pour mettre fin à la guerre, ajoutant que Moscou ferait "une assez grosse concession" en acceptant de ne pas s'emparer de tout le pays.
Kiev a reçu le soutien inconditionnel de l'Union européenne: "la Crimée c'est l'Ukraine," a martelé mercredi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
Le président français Emmanuel Macron s'est associé jeudi à ce refus. Il y a une "situation de fait", a-t-il dit. "Est-ce que pour autant il faut en donner quitus (à la Russie)? Non".
"L'énervement des Américains ne doit porter que sur une seule personne: le président Poutine", a-t-il encore déclaré, en marge d'une visite à Madagascar, estimant que le président russe devait arrêter de "mentir" en affirmant vouloir la paix.
T.Egger--VB