-
Etats-Unis: une agente chinoise présumée accusée d'espionner la famille du président taïwanais
-
Sujet de l'environnement: demande de mise en demeure de CNews adressée à l'Arcom
-
Cyberattaque dans les Hauts-de-France : plus de 500.000 personnes touchées, selon la région
-
Le Nobel de médecine récompense un trio américano-allemand pour leurs travaux sur la mémoire
-
Deux décès de nouveau-nés imputables à des infections nosocomiales au CHU de Nantes
-
Décès du rappeur Prince Waly à 34 ans
-
Marchés mondiaux: la France sous haute surveillance
-
Schneider Electric débourse pour plus de 20 milliards d'euros pour PTC, sa plus grosse acquisition
-
L'ONU alerte sur le "danger accru" des vagues de chaleur pour les femmes enceintes avant la COP31
-
Mondiaux de judo: les Français Ray et Bouba sortis au deuxième tour
-
Japon : record de pluie à Tokyo avec 37 jours consécutifs
-
Washington rapatrie ses bombardiers déployés dans une base anglaise
-
Pedro Sánchez, l'as des coups de poker devenu figure de proue de la gauche en Europe
-
Espagne: Sánchez convoque des élections anticipées après le rejet de ses mesures pour le logement
-
Japon: la Première ministre promet une relation stable avec la Chine, un "voisin important"
-
Ligue des nations: opération rachat pour les Bleus de Zidane
-
Thaïlande: 50 ans après un massacre, la jeunesse se bat toujours pour son droit au désaccord
-
Semaine cruciale pour éviter une guerre commerciale entre l'UE et la Chine
-
Les législatives américaines, un scrutin sous tension pour les agents électoraux en Géorgie
-
Immigration, port d'armes et changement climatique au programme de la Cour suprême américaine
-
Kirghizstan : sur les Routes de la soie, le mystère d'une cité engloutie
-
Cinq choses à savoir sur les prix Nobel
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui défie Lula
-
Climat : les Fidji plaident pour une transition "juste" lors du sommet avant la COP31
-
Yémen : le président annonce une offensive pour reprendre l'ensemble du pays aux Houthis
-
Incident près d'une base anglaise : Washington retire ses bombardiers
-
Arctique: les Etats-Unis poursuivent leur offensive en dépêchant Rubio en Islande
-
Canada : le Québec vote, les indépendantistes favoris
-
La Cour suprême américaine sonde la responsabilité climatique des pétroliers
-
Des centaines de lycées toujours perturbés, avant un "acte III" mardi
-
Climat : les pays du Pacifique au premier plan lors du sommet avant la COP31
-
Les conservateurs britanniques résistent, malgré la concurrence sur leur droite
-
Les hormones de l'appétit favorites à l'ouverture de la saison des Nobel
-
Top 14: Montpellier se rassure et enfonce Toulon
-
Ligue des nations : match nul entre Irlande et Israël, qui a joué avec un brassard noir
-
Frappés par l'insécurité, les habitants d'une favela de Rio votent sans se faire d'illusion
-
Cyclisme : Evenepoel champion d'Europe à la photo-finish
-
Mondiaux de judo: deuxième podium mondial pour Boukli, bronzée à Bakou
-
Lycées: les cours suspendus lundi dans "400 à 500 établissements", avant "l'acte III"
-
ATP 500 de Pékin : un Djokovic renaissant renverse Zverev et se hisse en demies
-
Jay Clayton, le nouveau référent IA de Trump, un pragmatique qui plait aux patrons et aux élus
-
Trump confie le dossier IA au chef du renseignement américain, priorité à la coordination, pas à la régulation
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone
-
WRC: Evans arrache enfin le titre mondial, incroyable dénouement en Sardaigne
-
F1: en Malaisie frappée par la mousson, Verstappen gagne pour la première fois de l'année
-
Ligue des nations: Eduardo Camavinga revit en bleu
-
Ethiopie: les forces fédérales patrouillent dans Mekele, les rivaux inquiets réunis en Egypte
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil se rend aux urnes, sous l'œil de Trump
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie
-
L'Iran exclut une "solution militaire" à la guerre au Moyen-Orient
Les diplomates du G20 rassemblés autour de la table renversée par Trump
En terre inconnue face aux chamboulements initiés par Donald Trump, les ministres des Affaires étrangères du G20 se réunissent à partir de jeudi à Johannesburg pour un rendez-vous que l'administration américaine a décidé de sécher.
Premier pays du continent à présider le G20, l'Afrique du Sud doit se passer d'un acteur majeur pour cette première répétition du sommet de novembre, organisé de façon inédite en Afrique. Le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Marco Rubio, a refusé de se déplacer après avoir accusé Pretoria d'anti-américanisme.
Après la conférence de Munich marquée par la diatribe anti-européenne du vice-président américain JD Vance puis la rencontre américano-russe de Ryad pour discuter du sort de l'Ukraine en son absence, cette réunion de deux jours à Johannesburg donne à voir la nouvelle partition du concert des nations.
"L'éléphant au milieu de la pièce est le contexte géopolitique de cette réunion", observe auprès de l'AFP Priyal Singh, chercheur à l'Institut pour les études de sécurité à Pretoria. L'absence de Marco Rubio représente un "camouflet pour l'Afrique du Sud", estime-t-il.
"Cela envoie un message symbolique aux Africains: les Etats-Unis ne prennent pas le continent au sérieux", juge William Gumede, professeur de politique à l'université du Witwatersrand.
A son exception, les principaux diplomates du G20 sont attendus: évidemment, les ministres des Affaires étrangères des pays des Brics, proches de Pretoria, à commencer par le Russe Sergueï Lavrov, qui sera aussi accompagné de ses homologues chinois et indien.
Du côté de l'Europe, acculée par la nouvelle politique étrangère américaine, le Français Jean-Noël Barrot ainsi que le Britannique David Lammy effectuent le vol jusqu'en Afrique australe.
Le déplacement sera nettement plus court pour la chargée d'affaires à l'ambassade américaine de Pretoria, Dana Brown, qui fera office de représentante des Etats-Unis.
- "Pas un boycott complet" -
"C'est peut-être à un niveau moindre, mais ils seront représentés. Il ne s'agit pas d'un boycott complet du G20 en Afrique du Sud", a retenu le chef de la diplomatie sud-africaine Ronald Lamola mercredi.
Au milieu du tapage des négociations de Washington avec Moscou sur l'Ukraine, l'Afrique du Sud risque de peiner à faire entendre son programme autour de la croissance inclusive et de l'innovation financière pour permettre aux pays accablés par la dette et les conséquences du dérèglement climatique de se développer.
"On s'attend à ce qu'il soit question d'un certain nombre de développements dans le monde, sur le continent africain, au Moyen-Orient, en Europe, de guerres et de certains conflits en cours", a reconnu mercredi le négociateur sud-africain pour le G20 Xolisa Mabhongo.
"Le contexte aura un impact sur la capacité de l'Afrique du Sud à faire passer l'agenda qu'elle cherche à bâtir sur le renforcement de la solidarité entre les membres du G20", confirme Priyal Singh.
D'autant que Pretoria est occupé à limiter les dégâts de sa propre brouille avec Washington, au moment où, paradoxalement, les Etats-Unis se sont rapprochés de la position de l'Afrique du Sud, "ami cher" et "allié précieux" de Moscou, sur la question de l'Ukraine.
Ce mois-ci, le président américain Donald Trump a coupé toute aide financière au pays au moyen d'un décret dénonçant le traitement "injuste" et discriminatoire à l'égard des Afrikaners, les descendants des colons européens.
Son texte citait aussi la plainte pour génocide déposée par Pretoria à l'encontre d'Israël devant la Cour internationale de justice.
L'Afrique du Sud "ne se laissera pas intimider", avait prévenu son président Cyril Ramaphosa le 6 février devant le Parlement.
"La question est de voir comment l'Afrique du Sud peut retourner la situation", analyse William Gumede, "et changer l'absence américaine en opportunité."
I.Stoeckli--VB