-
"J'ai dû payer pour travailler": des saisonniers marocains dénoncent leur condition d'esclave moderne
-
Cisjordanie: un photographe de l'AFP roué de coups par des colons israéliens
-
Le Sénégal reporte la rentrée scolaire à cause d'inondations et fortes pluies
-
Intempéries: le Gard et l'Hérault en vigilance orange, les Bouches-du-Rhône et le Var mercredi
-
"Besoin de changement": les lycéens mobilisent et appellent à poursuivre le mouvement
-
Tim Cook salue l'action de l'UE sur la protection des enfants en ligne
-
Bolivie : narcotrafic et lutte pour le pouvoir au cœur de la chute du procureur général
-
"Un bruit assourdissant": le crash d'un avion militaire au Nigeria fait 25 morts
-
"La police n'est pas violente, ça crève les yeux!": dans les cortèges, des lycéens remontés contre les forces de l'ordre
-
Le dirigeant catalan Carles Puigdemont peut rentrer en Espagne après des années d'exil
-
Syrie: plus de 2.000 proches de jihadistes toujours aux mains des Kurdes
-
Guerre en Ethiopie: dans un hôpital de Mekele, au Tigré, des enfants amputés, la douleur partout
-
Judo: à 20 ans, Boulemtafes confirme son émergence avec un premier podium mondial
-
Mouvement lycéen: plus de 250.000 manifestants dans les rues, la mobilisation appelée à se poursuivre
-
Après des années de guerre, le soutien à Netanyahu entamé dans le nord d'Israël
-
Mali: l'armée reprend la ville stratégique de Kidal, désertée par les rebelles
-
La Finlande demande à Google de suspendre la construction de ses centres de données
-
7-Octobre : une élue de la gauche radicale française sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Inde : le chef de l'opposition brièvement interpellé dans une marche contre la Commission électorale
-
"Avec un budget Le Pen on rêverait en couleurs et on raserait gratis", estime Lescure
-
Eurovision : la République tchèque se retire, invoquant des coupes budgétaires
-
IA : Mistral tente de revenir dans la course avec son nouveau modèle
-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Vaste opération des secours bulgares après le naufrage d'un cargo attaqué par des drones en mer Noire
-
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté pour espionnage et trahison
-
Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos en Antarctique
-
Mouvement lycéen: plusieurs dizaines de milliers de manifestants en France, le cortège s'élance à Paris
-
Tennis: à 39 ans, Djokovic décroche à Pékin son 102e titre après l'abandon d'Alex de Minaur
-
Plus rien ne s'oppose au retour en Espagne du dirigeant catalan Carles Puigdemont
-
Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București
-
Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition
-
Alcool, drogue, sédatifs et mauvaise santé à l'origine du décès de Loana
-
États-Unis: décès de Jim Bakker, célèbre télévangéliste à la chute sulfureuse
-
Santé mentale au travail: les eurodéputés réclament de nouvelles règles dans l'UE
-
A Reykjavik, Rubio affirme que l'Islande est un "avant-poste crucial" pour la sécurité
-
Top 14 : face à la crise à Toulon, Pierre Mignoni endosse le rôle du fusible
-
Le dirigeant birman attendu en Malaisie après le renvoi d'un premier contingent de migrants
-
"140 milliards" d'économies : ce qu'il faut retenir de l'intervention de Marine Le Pen
-
Tennis: Alcaraz remporte à Tokyo son premier tournoi depuis son retour de blessure
-
Les Houthis ciblent l'aéroport de Ryad et contestent céder du terrain au Yémen
-
Soupçon de peste en Russie: les autorités nient l'instauration de mesures sanitaires
-
Deux navires frappés par des drones en mer Noire au large de la Bulgarie, des marins portés disparus
-
Comment la lumière combinée à la génétique permet-elle de percer les mystères du cerveau ?
-
Judo: "Je suis humaine", Agbégnénou teste son corps aux Mondiaux de Bakou
-
Le Kenya annonce un mort d'Ebola, le premier jamais recensé sur son sol
-
Pour ou contre l'IA pour les devoirs? Dans certaines universités américaines, la question fait débat
-
Soupçon de peste en Russie : risque "faible" pour le pays et "très faible" pour l'Europe, selon l'OMS
-
Premières manifestations lycéennes d'un "acte III" sous très haute surveillance
Allemagne: virage à droite des conservateurs favoris des élections
Economie, social, immigration: les conservateurs allemands, favoris pour remporter les législatives de février, ont dévoilé mardi un programme résolument à droite, se présentant comme l'antithèse des sociaux-démocrates du chancelier Scholz.
"Notre programme électoral est le contre-projet du gouvernement (sortant, ndlr) qui a échoué", a affirmé le chef de l'opposition allemande, Friedrich Merz, président de la CDU depuis 2022 après une carrière d'avocat d'affaires.
"Continuer comme cela n'est pas une option", a-t-il ajouté, fustigeant la politique de l'ancienne coalition de centre-gauche.
Or, au vu des sondages, le scénario de gouvernement le plus probable est une alliance entre les conservateurs emmené par M. Merz, et les sociaux-démocrates d'Olaf Scholz qui a perdu lundi, comme il l'escomptait, la confiance des députés, ouvrant la voie à un scrutin anticipé le 23 février.
S'ils veulent diriger ensemble la première économie européenne, menacée de récession pour la deuxième année consécutive, les deux camps devront adoucir leurs positions, au risque sinon de voir s'éterniser leurs discussions pour former un gouvernement.
La tâche s'annonce ardue : les mesures présentés par M. Merz et son allié bavarois de la CSU, Markus Söder, marquent une rupture avec la voie centriste suivie par Angela Merkel, ancienne cheffe de la CDU, pendant ses seize années passées à la tête de l'Allemagne.
Et de son côté, le SPD du très impopulaire Olaf Scholz opère un virage à gauche espérant regagner les faveurs des électeurs, en se posant comme le champion d'un Etat social protecteur pour les plus vulnérables.
Pour relancer l'économie allemande, les conservateurs veulent que "travailler dur vaille à nouveau la peine", promettant des baisses d'impôts pour les actifs et ceux qui gagnent le plus.
- Contre la dette "potion magique" -
Ils veulent détricoter l'allocation citoyenne (Bürgergeld), réforme phare du gouvernement de Scholz bénéficiant aux chômeurs de longue durée, jugée trop coûteuse et qui n'inciterait pas à la reprise d'un emploi.
Les sociaux-démocrates, quant à eux, promettent de passer le salaire minimum à 15 euros de l'heure, contre 12,82 en 2025. Ils veulent également rendre les cantines gratuites dans tous les jardins d'enfants et les écoles.
S'opposant clairement à un assouplissement des règles d'endettement prôné par M. Scholz pour faire des investissements afin de relancer l'économie, les conservateurs mettent en garde: "les dettes ne sont pas une potion magique avec laquelle on règle les problèmes".
Ils plaident pour un maintien du frein à la dette, mécanisme ancré dans la constitution qui plafonne les nouvelles dettes, tandis que les sociaux-démocrates veulent en revanche le réformer "modérément".
S'il sont remontés contre le SPD, les conservateurs le sont encore plus contre les écologistes de l'actuel ministre de l'Economie Robert Habeck, candidat à la chancellerie.
Les Verts vont "encore plus loin sur le chemin d'une fiscalité forte et des dettes élevées", a asséné M. Merz. "Ce n'est pas notre politique", a-t-il dit, concluant que ces derniers s'éloignaient ainsi "de toute possibilité de coopération" avec le camp conservateurs pour gouverner le pays.
- "Ni woke, ni genrée" -
Sur l'immigration, l'alliance CDU/CSU porte une "ligne dure", comme l'a souligné le ténor bavarois Markus Söder.
Promettant une politique de "law and order" (la loi et l'ordre), qui ne sera "ni à gauche, ni woke, ni genrée", M. Söder a appelé les électeurs qui seraient tentés par l'extrême droite à ne pas voter pour l'AfD, crédité actuellement de la deuxième place dans les sondages. "Ce n'est pas une alternative", a-t-il dit.
Sur l'énergie, les conservateurs veulent garder la possibilité de relancer le nucléaire, alors que les dernières centrales atomiques du pays ont été fermées au printemps 2023 par le gouvernement de Scholz.
C'est sur la politique étrangère que sociaux-démocrates et conservateurs pourraient se rejoindre le plus facilement: ils prônent un maintien durable des dépenses de défense à au moins 2% du PIB, conformément aux ambitions de l'Otan, et un soutien à l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire.
Le SPD rejette l'idée de livrer à Kiev des missiles longue portée Taurus, tandis que les conservateurs ne les mentionnent pas dans leur programme, même si M. Merz s'y était dit auparavant a priori favorable.
L.Maurer--VB