-
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève
-
La Bourse de Paris recule face à la remontée du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunt
-
Russie: 20 ans après son assassinat, l'héritage "nécessaire" d'Anna Politkovskaïa
-
Plongée dans un appartement "bouilloire" par 50°C, l'expérience immersive de la Fondation pour le logement
-
L'Australie toujours accro au charbon malgré ses objectifs climatiques
-
Le Bangladesh attend avec impatience ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève (syndicat)
-
Colère des lycéens: reprise partielle des cours au lendemain d'une mobilisation massive
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis réclament officiellement de la transparence
-
Le FMI appelle à coopérer sur l'IA, face au choc énergétique et aux dettes publiques
-
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
-
Rubio en Grèce pour appeler à défendre la civilisation occidentale
-
L'Assemblée ouvre le dossier budget, dans un climat économique et social pesant
-
Déficience mentale: en Côte d'Ivoire, un refuge à vie contre le rejet de la société
-
Sánchez, Feijóo, Abascal: les trois principaux protagonistes des législatives espagnoles
-
Comment l'Union européenne encadre le lobbying
-
Retour sur Terre imminent pour Sophie Adenot
-
Mort à 102 ans d'Eva Marie Saint, star de "Sur les quais" et "La mort aux trousses"
-
Bab El Mandeb, Suez, Taïwan : le commerce mondial de plus en plus dépendant des soubresauts de la géographie maritime
-
A Moscou, l'histoire du Goulag laisse place à celle du "génocide du peuple soviétique"
-
Les polluants éternels au cœur d'une bataille acharnée des lobbies à Bruxelles
-
Dans le Grand Sud malgache déjà affamé, El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de 2021
-
Un condamné en instance d'exécution aux Etats-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike
-
Intempéries: quatre départements méditerranéens en vigilance orange
-
Avant les élections, Israël rend hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre
-
Foot : Scaloni salue la der de son "inimitable" chef d'orchestre Messi
-
Foot : entre émotion et gratitude, Messi encore buteur fait ses adieux à l'Albiceleste
-
Colère des lycéens: journée test mercredi après une mobilisation massive
-
Avant les élections, Israël commémore l'attaque du 7 octobre
-
La thérapie génique ou les hormones du sommeil? Nobel de chimie mercredi
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis et l'OMS réclament de la transparence
-
Paramount Skydance finalise l'acquisition de Warner Bros Discovery, le nouveau groupe renommé Skydance
-
Ligue des nations: Merino sauve l'Espagne en Croatie et envoie la Roja en quarts
-
Wall Street clôture en hausse, le S&P 500 et le Nasdaq au sommet
-
Ligue des nations: le roi Kane porte encore l'Angleterre
-
Québec : le nouveau dirigeant indépendantiste ne prêtera pas allégeance à Charles III
-
Liège, épicentre de la colère des lycéens belges, en soutien de leurs enseignants
-
Foot: Ronaldo s'excuse pour son comportement, ouvre la porte à un retour en sélection
-
Le gouvernement critique un budget RN "en carton-pâte", qui "raserait gratis"
-
Soupçon de peste en Russie: à Irkoutsk, "personne n'a l'air de s'en soucier"
-
"J'ai dû payer pour travailler": des saisonniers marocains dénoncent leur condition d'esclave moderne
-
Cisjordanie: un photographe de l'AFP roué de coups par des colons israéliens
-
Le Sénégal reporte la rentrée scolaire à cause d'inondations et fortes pluies
-
Intempéries: le Gard et l'Hérault en vigilance orange, les Bouches-du-Rhône et le Var mercredi
-
"Besoin de changement": les lycéens mobilisent et appellent à poursuivre le mouvement
-
Tim Cook salue l'action de l'UE sur la protection des enfants en ligne
-
Bolivie : narcotrafic et lutte pour le pouvoir au cœur de la chute du procureur général
-
"Un bruit assourdissant": le crash d'un avion militaire au Nigeria fait 25 morts
-
"La police n'est pas violente, ça crève les yeux!": dans les cortèges, des lycéens remontés contre les forces de l'ordre
Les Namibiens armés de patience aux urnes, le parti historique menacé
Les Namibiens votaient mercredi, parfois après de longues heures d'attente dans des files interminables, pour les élections les plus incertaines qu'ait connu le parti historique au pouvoir, dont la candidate Netumbo Nandi-Ndaitwah pourrait être contrainte à un second tour inédit.
Surnommée "NNN", la candidate de la Swapo, figure de la lutte pour la libération et qui à 72 ans pourrait devenir la première femme présidente du pays, a glissé son bulletin dès l'ouverture des bureau de vote à Windhoek, la capitale.
"En votant, vous faites en sorte que votre voix soit entendue et qu'elle ait un impact sur votre vie", a lancé l'actuelle vice-présidente. "Alors, venez voter en nombre".
Dans plusieurs bureaux de vote de Windhoek, les Namibiens ont attendu de cinq à sept heures après l'ouverture pour pouvoir voter, armés de patience, de chaises pliantes et de parapluies pour venir à bout de files progressant à un rythme de pachyderme.
Les près de 1,5 million d'électeurs inscrits ont jusqu'à 21H00 locales (19H00 GMT) pour remplir les urnes, bleues pour la présidentielle, jaunes pour les législatives, dont le dépouillement est attendu au plus tard samedi, d'après la commission électorale.
"Nous sommes on ne peut plus optimistes et confiants dans les résultats, nous en sortirons vainqueurs", a-t-il assuré après son vote dans le township de Katutura, fort du souvenir de ses 29,4% récoltés cinq ans plus tôt, sans parti sur lequel s'appuyer à l'époque.
Chômage massif, inégalités persistantes et renouvellement des générations ont érodé le soutien à la Swapo sur ce territoire désertique d'Afrique australe parmi les premiers fournisseurs mondiaux d'uranium.
"Mon père était un héros de la libération. Je n'abandonnerai pas la Swapo, c'est ma famille. Mais je veux qu'elle soit mise au défi pour améliorer les politiques publiques", témoigne Marvyn Pescha, un auto-entrepreneur de 50 ans, habitant de Katutura. "Certains dirigeants opportunistes ont terni la réputation du parti en l'utilisant à des fins d'enrichissement personnel", regrette-t-il.
Si les élections législatives se tiennent à la proportionnelle, un second tour à la présidentielle est pour la première fois une "option assez réaliste", selon Henning Melber, chercheur à l'Institut nordique de l'Afrique d'Uppsala (Suède).
Celui-ci doit se tenir dans les 60 jours suivant l'annonce des résultats définitifs, au plus tard, selon la loi électorale.
Après avoir immortalisé sa première expérience d'électrice en photographiant son pouce bleui par l'encre indélébile, Sophia Varela, 24 ans, confie qu'elle "espère du changement" et du "travail pour les jeunes", si nombreux dans ce pays où plus de 60% de la population a moins de 30 ans.
Plus tôt, dans la file des électeurs baignée des premiers rayons de soleil à Windhoek, Frieda Fillipus souhaitait voir une "femme présidente". "Le féminin représente l'avenir", clame cette femme de 31 ans travaillant dans l'industrie minière.
- Deuxième pays le plus inégalitaire -
Après trois décennies de règne de la Swapo, mouvement d'inspiration marxiste du temps de la lutte, la Namibie demeure, après l'Afrique du Sud, le deuxième pays le plus inégalitaire de la planète, selon la Banque mondiale.
"L'abondante activité minière ne se traduit pas vraiment" par "des opportunités d'emploi", observe l'analyste indépendante Marisa Lourenço. Et cela "alimente une grande part de la frustration des jeunes", dont 46% des 18-34 ans étaient sans emploi en 2018, selon les derniers chiffres.
L'Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (Swapo), qui a combattu pour l'indépendance du pays, sous le joug jusqu'en 1990 de l'Afrique du Sud de l'apartheid, peut craindre le même sort que ses partis de libération frères dans la région.
Un vent de changement souffle depuis quelques mois sur le sud du continent africain à la population très jeune. Dans la foulée du revers électoral de l'ANC en Afrique du Sud, dépossédé de sa majorité absolue, le BDP au pouvoir depuis 1966 au Botswana a été balayé.
Ces partis n'ont plus le même attrait auprès des "born frees", ces jeunes nés après la libération de leur pays. "Ce n'est pas seulement qu'ils sont jeunes et qu'ils n'ont pas connu la libération", observe auprès de l'AFP Nic Cheeseman, spécialiste de politique africaine à l'université de Birmingham. "C'est qu'ils subissent de plein fouet les effets de la crise économique."
K.Sutter--VB