-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
-
Mobilisation lycéennes: les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
"Plus jamais Bolsonaro": des milliers de manifestants avant le second tour au Brésil
-
Espagne: vive émotion après la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la crise du logement
-
Attaque du 7 octobre: le chancelier allemand promet de lutter contre l'antisémitisme
-
Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour éviter l'escalade
-
Le chef du Pentagone visite un porte-avions revenu du Moyen-Orient après des tentatives de suicide à bord
-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
-
La condamnée réchappée d'une exécution aux Etats-Unis a failli être débranchée
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par les inquiétudes sur les taux
-
Le Chrysler Building, icône de New York, trouve enfin preneur après des années de déshérence
-
Turquie : manifestations à Izmir, un bastion de l'opposition dont le maire fait défection
-
Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
-
Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
-
Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens
-
Face à l'Acropole, Marco Rubio promeut la puissance américaine et appelle l'Europe à sortir de "sa torpeur"
-
Lecornu joue l'apaisement avec les lycéens, annonce des mesures pour faire baisser le prix de l'essence
-
Soupçons de peste en Russie: ce que l'on sait
-
Soupçon de peste en Russie : l'OMS "pas en mesure" de mener une évaluation complète des risques
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis, a repris connaissance et parvient à parler
-
La Bourse de Paris en forte baisse, les taux d'emprunt français remontent
-
La plus grande colonie de manchots du monde victime du changement climatique, montre une étude
-
Éthiopie: des troupes érythréennes se déploient dans le nord du Tigré
-
Le gouvernement essuie un revers dès l'arrivée du budget en commission à l'Assemblée
-
"Pas de risque de diffusion" de la peste en Europe, dit la directrice du centre de référence à l'Institut Pasteur
-
Turquie : le maire d'Izmir quitte l'opposition pour rejoindre le parti au pouvoir
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas a fait 420 km à vélo de la Malaisie à Singapour
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis a repris connaissance
-
La justice ferme une plateforme d'échanges de photos intimes volées à des milliers de femmes
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine, selon Interpol
-
Transition écologique : la Cour des comptes appelle à "mieux dépenser"
-
Pour le chimiste français Henri Kagan, un Nobel longtemps attendu
-
Royaume-Uni: Royal Mail annonce jusqu'à 2.500 suppressions de postes
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA
-
Boissons énergisantes: des parlementaires demandent l'interdiction aux moins de 16 ans
-
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
-
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
-
Mondiaux de judo: le pari d'Agbégnénou se conclut sans médaille
-
Wall Street ouvre en baisse, les taux flambent à nouveau
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
-
Meublés touristiques : Marseille affiche ses succès contre la "dérive Airbnb"
-
A la pré-COP, le combat "personnel" d'une ministre des Fidji pour faciliter les financements
Cibles de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, les migrants préfèrent la voie légale
"Enfin j'y suis, grâce à Dieu!", s'exlame le vénézuélien Jorluis Ocando, 28 ans, à son arrivée à El Paso, au Texas dans le sud des Etats-Unis, ville jumelle de Ciudad Juarez au Mexique.
Comme lui, bien des migrants, cibles de la campagne présidentielle aux Etats-Unis, préfèrent passer légalement la frontière, dans l'attente du résultat de l'élection du 5 novembre entre Kamala Harris et Donald Trump.
Résultat: les berges du "Rio Bravo" sont vides, et les refuges des deux côtés de la frontière se sont vidés aussi.
De 250.000 en décembre, les entrées illégales sont passées à près de 54.000 en septembre dernier, selon l'administration du président démocrate Joe Biden.
"Il vaut mieux entrer légalement", explique Jorluis, un des huit millions de Vénézuéliens qui ont quitté leur pays.
Après un périple de huit mois, il a obtenu un rendez-vous pour une demande d'asile sur l'application CBP One, portail unique pour accéder aux services américains de la protection des douanes et des frontières.
Téléchargeable au Mexique, CBP One permet aux migrants demandeurs d'asile de programmer des rendez-vous.
Résultat: Jorluis compte parmi les 1.500 étrangers accueillis chaque jour par les autorités américaines aux huit points de passage de la frontière longue de plus de 3.000 km, de Tijuana au golfe en passant par Juarez.
Selon un garde-frontière mexicain, ceux qui obtiennent un rendez-vous par le CBP One sont presque toujours autorisés à passer. "Je n'ai vu que deux personnes qui ont été refoulées", dit-il.
Nous préférons "ne pas risquer d'entrer illégalement, surtout pour nos enfants", explique aussi Denia Ramirez, Hondurienne de 37 ans, qui traverse le pont international avec une de ses sœurs et six enfants.
"Traverser avec le coyote (trafiquant) est très dangereux. On a vu à la télé que quelqu'un est mort l'autre jour dans le désert, qu'ils les abandonnent", raconte Pedro, un Mexicain qui a quitté l'Etat du Michoacán et la violence des cartels.
A El Paso, le Vénézuélien Jorluis va vivre dans l'incertitude: il doit attendre des mois son audience d'asile, et peut travailler dans l'intervalle.
Une possible victoire de Donald Trump le 5 novembre le préoccupe.
"On entend beaucoup sur les réseaux sociaux que si un nouveau gouvernement arrive, ils vont supprimer le CBP One", s'inquiète-t-il, en référence à la menace du républicain de réaliser la "plus grande déportation de l'histoire" des Etats-Unis s'il bat la démocrate Kamala Harris mardi prochain.
- "La plupart ne gagneront pas" -
La campagne présidentielle américaine a entraîné un durcissement des positions envers la migration.
Donald Trump, qui a promis en 2016 de construire un mur le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, a traité les immigrants de "rats" et d'"empoisonner le sang" américain.
Kamala Harris a elle menacé de "conséquences" les migrants rentrés illégalement dans le pays.
"Mme Harris poursuit le durcissement de la position de M. Biden, y compris la décision controversée d'empêcher les personnes qui franchissent illégalement la frontière de demander l'asile", explique Christopher Sabatini, expert du groupe de réflexion Chatham House basé à Londres.
Toutefois, la vice-présidente propose aussi des alternatives pour régulariser les migrants présents depuis des années sur le sol américain.
La baisse d'arrivées de migrants à la frontière est un soulagement pour les autorités de Juarez, après le drame de mars 2023.
Quarante personnes, originaires du Venezuela et d'Amérique centrale, étaient mortes dans l'incendie d'un centre de détention migratoire.
Aujourd'hui, les abris sont remplis à 40% environ, selon Enrique Valenzuela, coordinateur des migrations dans l'Etat de Chihuahua, où se trouve Juarez.
La situation est similaire à El Paso, où le refuge Casa del Sagrado Corazon, qui a accueilli quelque 25.000 migrants depuis 2022, a fermé le 7 octobre parce qu'il ne comptait plus qu'une poignée d'hôtes, explique son responsable le prêtre Rafael García.
M. Garcia s'inquiète pour l'avenir des migrants qui sont autorisés à entrer légalement dans le pays pour demander l'asile.
"Il s'agit d'un rendez-vous avec un juge de l'immigration pour présenter un dossier. La plupart ne gagneront pas", dit-il.
Une inquiétude partagée par Rubén Garcia, qui dirige Annunciation House, une organisation bénévole d'El Paso qui accueille des migrants depuis 50 ans.
Si Mme Harris gagne, ils continueront de faire entrer les personnes au compte-goutte. En réalité, "il faudrait 10.000 rendez-vous par jour pour que les migrants et leurs familles n'aient pas à traverser le désert", juge-t-il.
Mais si M. Trump gagne, "s'ils sont entrés avec le CBP One maintenant ou le 5 novembre n'aura pas d'importance", car "il dit qu'il les déportera".
R.Braegger--VB