-
Ukraine : une bombe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'Est
-
"Je ne sais plus qui croire": en Sibérie, au coeur de la rumeur de la peste
-
Taïwan annonce des exportations record grâce à l'IA
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour "rééquilibrer un déficit insoutenable"
-
Pakistan: rouge, vert, ferveur et colère dans la marche pour Imran Khan
-
Lycées: les cours reprennent mais des blocages subsistent avant des manifestations cet après-midi
-
La start-up d'IA Manus lève plus de 500 millions de dollars
-
Russie : un centre de données d'un géant de la tech touché par une frappe ukrainienne
-
L'ambassadrice américaine en Grèce visée par des révélations embarrassantes
-
La Bourse de Paris ploie face à la hausse du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunts
-
Tennis: un an après y avoir "touché les étoiles", Vacherot revient à Shanghai
-
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT
-
Sécheresse : la ministre de l'Agriculture annonce des prêts à taux zéro pour les agriculteurs
-
Israël réduit drastiquement la présence diplomatique britannique à Jerusalem-Est
-
Pyongyang exige du "respect" de la Corée du Sud si elle veut dialoguer
-
Les Bourses européennes débutent dans le rouge
-
Lycées: déçus par Matignon, les élèves appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
Face au déclin des espèces, la tortue verte offre une lueur d'espoir
-
Climat : au Népal, le cri d'alarme du fils du premier vainqueur de l'Everest
-
Sortir du gaz sans augmenter les factures, pour les HLM, la difficile quête de la bonne formule
-
COP31 : les énergies fossiles dominent toujours, la transition difficile
-
Mayotte: la peur des expulsions éloigne les malades du VIH des soins
-
"Le soleil noir comme mes poumons": comment la corruption empoisonne en Albanie
-
Climat: des Européens sans illusions à la COP31
-
Espagne : la crise du logement, dossier brûlant des législatives anticipées
-
Dans l'Ohio, la cherté de la vie au coeur des préoccupations avant les élections
-
CAN-2025: Sénégal et Maroc rejouent leur finale face au TAS
-
Foot: Sénégal et Maroc se disputent la CAN-2025 devant le TAS
-
Mort de Margaret Hamilton, pionnière américaine en science de l'informatique et figure du programme Apollo
-
Christa Pike, condamnée réchappée d'une exécution aux États-Unis, a failli être débranchée
-
Samsung prévoit un bénéfice trimestriel vertigineux porté par le boom de l'IA
-
Nobel de littérature 2026 : une plume d'Amérique latine pressentie
-
Le Parlement italien vote sur la loi électorale, un test pour Meloni
-
Budget 2027 : tension sur les retraites dès les premiers débats
-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
-
Mobilisation lycéennes: les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
"Plus jamais Bolsonaro": des milliers de manifestants avant le second tour au Brésil
-
Espagne: vive émotion après la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la crise du logement
-
Attaque du 7 octobre: le chancelier allemand promet de lutter contre l'antisémitisme
-
Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour éviter l'escalade
-
Le chef du Pentagone visite un porte-avions revenu du Moyen-Orient après des tentatives de suicide à bord
-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
-
La condamnée réchappée d'une exécution aux Etats-Unis a failli être débranchée
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par les inquiétudes sur les taux
-
Le Chrysler Building, icône de New York, trouve enfin preneur après des années de déshérence
-
Turquie : manifestations à Izmir, un bastion de l'opposition dont le maire fait défection
-
Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
-
Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
-
Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens
Assiégée par l'armée israélienne, Jabalia, dans le nord de Gaza, vit une "tragédie"
Debout dans les ruines de ce qui fut sa maison à Jabalia, Nidal al-Arabid pleure la mort de plus de dix membres de sa famille dans les bombardements israéliens, alors que l'étau se resserre sur le nord de la bande de Gaza.
"Toute ma famille est tombée en martyr lorsque les avions de guerre israéliens ont bombardé notre maison sans aucun avertissement", dit le quadragénaire.
"Ils ont détruit toutes les maisons de notre quartier et beaucoup ont été tués, y compris onze membres de la famille voisine, les Sayed, des femmes, des enfants et des personnes âgées", ajoute M. Arabid, qui travaillait comme journalier avant que la guerre n'éclate.
Depuis le 6 octobre, Israël mène une vaste offensive aérienne et terrestre dans le nord de la bande de Gaza, notamment à Jabalia, zone où, selon elles, les membres de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas et tentent de reconstituer leurs forces.
"Ce qui se passe à Jabalia est un désastre et une véritable tragédie", déplore M. Arabid.
Mardi, un journaliste de l'AFP a vu des hommes, des femmes et des enfants quitter leur quartier avec leurs affaires parfois dans des voitures, mais aussi sur des charrettes tirées par des ânes, des vélos ou même en les portant sur leur tête.
Dans le quartier Saftaoui, où s'entassent des fragments de foyers bombardés, des hommes tentent d'extraire une personne coincée sous les décombres. Dans une autre rue, un enfant escalade les blocs de ciment de sa maison détruite, cherchant ce qu'il peut récupérer.
- "Sans pitié" -
La Défense civile de Gaza a déclaré mardi qu'au moins 69 personnes avaient été tuées lors de l'opération militaire à Jabalia, précisant que de nombreuses autres restaient piégées sous les maisons effondrées.
L'armée dit viser "les terroristes retranchés dans les zones civiles", accusant les combattants du Hamas d'empêcher les habitants de s'éloigner de la zone de combat.
Déplacée sept fois depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, Soraya Assaliya a quitté Beit Hanoun (nord) au début de l'offensive sur cette partie du territoire mais explique à l'AFP que son mari reste "piégé".
"Il est coincé dans l'école de filles de Jabalia, qui se trouve en face d'un cimetière", raconte Mme Assaliya, une femme au foyer de 40 ans. "Il y a des chars et il est impossible pour (les personnes réfugiées dans l'école) de partir."
Dans les quartiers de voisins, les habitants racontent les mêmes expériences de bombardements de maisons ou d'abris, quittés à la hâte, et des flots de centaines de personnes se retrouvant chaque jour sans savoir où aller.
"Toute la zone a été réduite en cendres", affirme Rana Abdel Majid, 38 ans, originaire d'al-Falouja, en bordure de Jabalia.
"Les enfants pleurent, ils sont terrifiés par ces bombardements aveugles et sans pitié, c'est une extermination collective", dit-elle. "Si le siège se poursuit encore deux jours, nous allons mourir de faim."
- "Plus d'espoir" -
L'armée israélienne a dit mardi qu'elle facilitait le transfert de l'aide humanitaire dans le nord du territoire, y compris l'approvisionnement des hôpitaux en carburant et le transfert des patients d'un établissement à l'autre au sein de la bande de Gaza.
L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer avec des habitants ou des organisations d'aide internationale la mise en place de ces mesures sur le terrain.
L'armée a également indiqué que 30 camions transportant de la farine et de la nourriture du Programme alimentaire mondial étaient entrés dans le nord de la bande de Gaza par le point de passage d'"Erez-Ouest" lundi.
Mais Heba Morayef, directrice régionale d'Amnesty International, juge que l'armée israélienne "force les civils à choisir entre la famine et le déplacement, alors que leurs maisons et leurs rues sont pilonnées sans relâche par les bombes".
Plus tôt mardi, un responsable du Comité international de la Croix-Rouge à Gaza, Adrian Zimmerman, déplorait que les hôpitaux soient soumis à une "pression immense" face à des demandes croissantes et manquent de fournitures médicales.
Mme Assaliya raconte se coucher avec le sentiment que ses enfants ne se réveilleront pas le lendemain.
"Il n'y a plus d'espoir", dit-elle, "le monde entier nous a tourné le dos".
R.Flueckiger--VB