-
L1: le PSG ne tremble pas face au Mans avant les frissons européens
-
Le prix Bayeux des correspondants de guerre récompense des reportages sur Gaza, la Cisjordanie, l'Ukraine
-
Des milliers de manifestants propalestiniens marchent à Londres, Berlin et Dublin
-
La tempête Isaias fait trois morts dans le sud des États-Unis
-
Les Panaméens nettoient les décombres dans la crainte après le séisme
-
Furieux contre Zelensky, Trump veut un nouveau président en Ukraine
-
Le cyclone Simón s'approche dangereusement du Mexique
-
Mondiaux de judo : la deuxième étoile échappe à Romane Dicko
-
Des milliers de manifestants propalestiniens marchent à Londres et à Berlin
-
누샤 아우벨: 연 기본급 143,056유로 — 포츠담 시민은 돈줄 취급을 받으며 부담을 떠안아야 한다
-
Noosha Aubel: roční základní plat 143 056 eur — a obyvatelé Postupimi mají sloužit jako dojné krávy
-
ヌーシャ・アウベル:年間基本給143,056ユーロ――ポツダム市民は金づるとして負担を強いられる
-
Noosha Aubel: 143 056 euro rocznego wynagrodzenia zasadniczego - a mieszkańcy Poczdamu mają służyć za dojne krowy
-
努莎・奧貝爾:年基本薪資143,056歐元——波茨坦市民卻得充當搖錢樹埋單
-
Tour de Lombardie: Paul Seixas, Monumental
-
Royaume-Uni: plusieurs milliers de manifestants à une marche propalestinienne à Londres
-
La tempête Isaias fait deux morts dans le sud des États-Unis
-
L'Érythrée demande au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la "déclaration de guerre" éthiopienne
-
Noosha Aubel : 143 056 euros de traitement de base annuel — et les habitants de Potsdam doivent servir de vaches à lait
-
Baroud d'honneur des opposants à l'A69, avant son ouverture annoncée
-
Plusieurs milliers de manifestants à une marche propalestinienne à Londres
-
Tennis : Alcaraz et Vacherot réussissent leur entrée en lice à Shanghai
-
Budget de l'UE: des coupes proposées pour sortir de l'impasse
-
La tempête Isaias s'affaiblit en remontant depuis le sud des Etats-Unis
-
Inde : Abhijeet Dipke, le leader des "cafards" qui défie la puissante commission électorale
-
Ukraine : 15 morts dans des frappes russes, Zelensky dénonce l'accord Russie-USA sur le diesel
-
La tempête Isaias laisse près d'un million d'usagers sans électricité aux États-Unis
-
Tennis: Zheng Qinwen rejoint Mirra Andreeva en finale à Pékin
-
Le dirigeant de Taïwan dit augmenter les dépenses militaires pour éviter une guerre
-
En Inde, le gouvernement cadenasse la révolte contre la commission électorale, l'opposition promet de continuer
-
Tennis: Alcaraz réussit son entrée en lice à Shanghai
-
Des centaines d'opposants à l'A69 dans le Tarn, trois semaines avant son ouverture annoncée
-
Tennis de table: Félix Lebrun sorti en quarts du Grand Smash de Chine et en finale avec Alexis
-
La hausse des taux d'intérêt "préoccupante" selon David Amiel
-
Espagne: Pedro Sánchez lance sa campagne en promettant de "renforcer" la loi sur le logement
-
Etats-Unis: l'ouragan Isaias rétrogradé en cyclone post-tropical
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le sprint du GP de Singapour perturbé par la mousson
-
Quelques centaines d'opposants à l'A69 rassemblés dans le Tarn
-
Basket: impériale aux Etats-Unis, Gabby Williams tutoie de nouveaux sommets
-
De retour sur la Terre ferme, l'astronaute Sophie Adenot est passée par "toutes les émotions"
-
Dotation de 50 millions pour les communes rurales, aide spécifique aux stations-service, annonce Lecornu
-
JD Vance en campagne pour les "midterms" : ses partisans rêvent de 2028
-
MotoGP: coup double pour Marc Marquez, vainqueur du sprint en Indonésie et nouveau leader
-
Ukraine : au moins 11 morts dont trois enfants dans des frappes russes sur Zaporijjia
-
En Inde, le gouvernement cadenasse la révolte des "cafards" contre la commision électorale
-
Quand gagner ne suffit pas: comme Léa Fontaine, les sportives confrontées au jugement esthétique
-
Tour de Lombardie: sans le roi Pogacar, une occasion en or pour Evenepoel et Seixas
-
Un an après l'accord de cessez-le-feu à Gaza, une lutte quotidienne pour se nourrir
-
De retour sur la Terre ferme, l'astronaute Sophie Adenot passe par "toutes les émotions"
-
Des bénévoles déployés autour de bureaux de vote aux États-Unis face aux craintes d'intimidation
"Nous attendons simplement de mourir", disent des déplacés du Tigré
Wolde Meressa partage pour refuge une petite salle de classe avec trente autres déplacés au milieu des casseroles et bidons d'eau à Mekele, la capitale de la région du Tigré, au nord de l'Ethiopie. "Nous sommes au bord de la mort, nous prions Dieu de nous ramener chez nous", dit l'homme de 78 ans.
Comme lui, plus d'un million de personnes ont été chassées de leurs foyers durant la guerre du Tigré, qui a opposé de novembre 2020 à novembre 2022 les autorités fédérales aux rebelles tigréens. Et si les armes se sont aujourd'hui tues, tous vivent toujours dans l'incertitude.
"En restant ici, nous attendons simplement de mourir", glisse Wolde, qui vit avec sa femme et plusieurs de ses enfants.
Les déplacés à l'intérieur du Tigré vivent une existence précaire dans des camps de fortune ou des écoles reconverties à travers la région, théâtre de l'une des guerres les plus meurtrières depuis le début du siècle.
Selon le bureau de coordination humanitaire de l'ONU (Ocha), plus d'un million n'ont toujours pas pu rentrer chez elles.
Leur situation devient de plus en plus désespérée à mesure que les organisations humanitaires réduisent leurs opérations et que l'aide essentielle est plus difficile à obtenir, soulignent les travailleurs humanitaires.
Dans un camp de déplacés géré par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Shire, une ville située à environ 300 kilomètres au nord-ouest de Mekele, Tibe Addise tisse tranquillement un grand panier blanc et rouge.
Cette femme de 42 ans dit entamer sa "quatrième année dans le camp". "Depuis mon arrivée, j'ai du mal à m'occuper de mes enfants, je souffre quotidiennement du froid et de la faim".
"Beaucoup d'autres partagent mon sort, même si nous n'avons pas d'autre choix que de rester ici", poursuit-elle, un châle multicolore drapé sur sa tête et ses épaules.
À l'extérieur, des cordes à linge pendent au-dessus des chemins de terre, des gens transportent des sacs de nourriture et des enfants jouent.
- "Au bord du désespoir" -
La plupart des personnes interrogées par l'AFP sont originaires du Tigré occidental, une zone disputée revendiquée par le Tigré et la région voisine de l'Amhara, qui a combattu aux côtés des forces gouvernementales durant le conflit.
Le Tigré occidental reste largement inaccessible aux agences humanitaires.
Les groupes de défense des droits humains ont accusé les forces amhara de mener une campagne de nettoyage ethnique, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans le Tigré occidental, tant pendant le conflit que depuis la signature de l'accord de paix, auxquelles elles n'ont pas été conviées.
Les troupes érythréennes, les forces amhara et d’autres forces ne se sont pas encore complètement retirées de plusieurs régions du Tigré, au mépris de l'accord signé à Pretoria.
"On nous a dit que la paix avait été rétablie et que nous pourrions rentrer chez nous", relate Surafel Asmelash, 42 ans, lui-même déplacé et coordinateur du camp de Seba Care à Mekele, le plus grand de la région.
Mais aujourd'hui, "nous ne sommes pas rentrés et les agences d’aide n’ont pas eu la possibilité de rester", et "les gens sont laissés dans l'incertitude".
Dans une autre école transformée en camp de déplacés à Adwa, à environ 90 kilomètres à l'est de Shire, Genet Mengesha indique n'avoir reçu aucune aide humanitaire depuis au moins cinq mois.
"Ils enregistrent nos noms, mais nous disent ensuite que nous ne sommes pas sur la liste. Seules quelques personnes reçoivent de l'aide", affirme cette femme de 44 ans, qui lave des casseroles accroupie sur le sol, avant de lancer: "Nous sommes au bord du désespoir".
G.Haefliger--VB